FISSURE DU SEIN
Les fissures du sein résultent, chez la femme en lactation, de la macération permanente du mamelon dans le lait excrété, des efforts de succion du nourrisson et des trauinatismes qui en résultent. , Il faut savoir que la traite aseptique des animaux est impossible, que l'infection extérieure du mamelon et celle des ampoules galactophores chez tous les animaux semble constante ; dans ces conditions préalables, on comprend aisément que la fissure soit demi-traumatique, demi-microbienne, et qu'elle donne lieu aux complications diverses relatées plus haut (p. 552)
La salive de certains nouveau-nés peut être acide, ou kératolysante, ou infectée plus que d'autres, et sans que cela soit moditiable. Enfin, certains tissus se défendent mal, s'infectent facilement, et ont une défense leucocytaire insuffisante.
Ces dernières causes font certaines femmes plus sujettes que d'autres aux fissures et à leurs conséquences.
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Le traitement des fissures est prophylactique et curafif. Les lavages alcooliques, glycérines, après chaque tétée, les pansements aux glycérés rramidon neutre, les pommades à l'oxyde de zinc et les pansements humides appliqués par-dessus la pommade couvrante, aux moindres symptômes d'infection, sont parmi les moyens usuels les meilleurs.
On peut voir, en dépit de tous traitements, une fissure augmenter de profondeur et menacer même l'intégrité du mamelon, on en a môme vu sectionner le mamelon. Dans ces conditions, on a pu être amené à supprimer la lactation du côté malade.
CHANCRE SYPHILITIQUE
Le chancre syphilitique du sein se voit chez la femme non nourrice, il est consécutif au haiser ou à la succion par une houche syphilitique. Chez les nourrices, c'est la houche d'un nouveau-né étranger qui est cause de la contamination.
Le chancre est ordinaiiement mamelon.naire, large comme une pièce de 50 centimes, ohlong, à base indurée, à surface plaie luisante, moite, non suppuranle. 11 naît dans les délais ordinaires et guérit de même. 11 peut y avoir plusieurs chancres syphilitiques aux deux seins, ou au même sein ; ordinairement l'un, premier en date, est le plus grand. Le ganglion esl axillaire, il ne manque jamais, et aucune autre attéction du sein ne le donne semblable.
L'induration locale du chancre persiste longtemps après sa disparition et peut témoigner d'un accident déjà disparu A celte période, la peau, au-dessus de l'induration, est violàlre, non cicatricielle.
La syphilis, consécutive au chancre du sein, n'a pas une gravité particulière, du moins en général. Elle comporte le même traitement que tout autre (p. 726) et détermine les mêmes accidents dans le même ordre.
La syphilis une fois nellemenl constatée et certaine chez une nourrice, il est tout à fait inutile pour elle et préjudiciable au nourrisson de le lui retirer, puisque tout le mal qu'il pouvait lui faire est fait. Si la nourrice a deux nourrissons, dont nn étranger et son enfant, il est évidemment nécessaire de sevrer celui-ci de suite. Il peut avoir échappé à l'infection car souvent lorsqu'une nourrice a 2 nourrissons, chacun tète au même sein toujours. Je ne puis entrer dans le détail médico-légal de toutes les suites judiciaires auquel un tel accident peut
conduire. Le médecin, en réservant et sauvant le secret professionnel (ktns tous les cas, doit chercher à éviter que la nourrice ne communique à d'autres et à son mari, la maladie acquise de son nourrisson.
SYPHILIS SECONDAIRE
La syphilis secondaire du sein n'est caractérisée que par la roséole, souvent très marquée sur la poitrine, mais qui est générale à toute la surface du corps; par l'éruption plus ou moins abondante de papules plates, rouge-sombre, secondaires, qui ne sont pas plus marquées et nombreuses au sein qu'ailleurs; dans les syphilis secondaires graves, on a vu des papules s'ulcérer « eclhyma, rupia syphilitique » mais non plus au sein qu'ailleurs.
Des plaques muqueuses peuvent s'observer, chez la nourrice, au bout du mamelon ou autour de lui, à sa base, dans toute la région macérée. (Voir pour le traitement de la syphilis, p. l'H').)
HIDRADÉNOMES
Les hidradénomes éruptifs forment, sur la poitrine en général et sur les seins, une éruption de taches lenticulaires d'un jaune-rose, un peu grisâtre, légèrement surélevées. La pression entre deux doigts isole dans la peau une petite tumeur incluse, grasse comme un grain d'orge ou peu plus.
Cette éruption se constitue lentement et s'aperçoit par hasard, n'ayant pas de signes locaux (p. 534).
ACNÉ
11 n'y a pas d'acné propre du sein. Le sein peut en montrer des éléments, mais toujours dans des cas où le haut de la poitrine el la région médio-thoracique <'n présentent davantage (p. o'iH). Nous n'y insisterons donc pas ici.