‹ Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionaleChapitre 35 sur 251 · LUPUS DE LA LÈVRE · texte numérisé non relu

LUPUS DE LA LÈVRE

Le lupus de la face profonde de la lèvre n'existe guère seul, il accompagne ordinairement un lupus de la face dont il représente l'extension.

Il est rarement ulcéreux, surtout au début; il est ordinairement hypertrophique et papillomateux. La lèvre est doublée d'épaisseur par un œdème dur de la profondeur. Et, en outre, sa surface est fongueuse et papillomateuse. Tantôt ces fongosités sont molles, et il y a plus de tendance à l'ulcération, tantôt ce sont des villosités papillomateuses plus dures et la tendance du processus est hypertrophique. Ce processus est très chronique et lentement progressif. Il s'étend à la gencive (p. 44) et aux joues.

L'ulcération lupique n'est pas très creuse; elle est jaune, atone, peu suppurante. Jamais ce processus ne rétrocède seul.

(1) Lps épithéliomas de la lèvre inférieure ne sont pas tous guéris par la radiothérapie (Brocq). 11 se peut que les épithéliomas lobules pavimenteux lui résistent (Darier).

Le traitement par excellence de ces formes morbides reste la photothérapie de Finsen (p. 25); on peut y adjoindre l'exérèse des productions condylomateuses ou hypertrophiques aux ciseaux et à la curette tranchante. Comme moyens accessoires nous mentionnerons le galvano-cautère,, dont les résultats premiers sont très bons, mais qui, dans ce lupus comme dans les autres, améliore et ne guérit pas. Nous mentionnerons aussi le traitement des ulcérations par l'acide lactique pur ou le chlorure de zinc au 1/15, dont les résultats sont plus frappants dans la forme morbide dont la description va suivre.

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