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ERYSIPÈLE DE LA FACE

L'érysipèle du centre du visage, le plus fréquent des érysipèles, débute dans le sillon naso-génien, ou dans l'angle interne de l'œil, ou par la lèvre supérieure, quelquefois en plein milieu de la joue, par une rougeur qui s'accroît très vite en intensité et en dimension. L'apparition de la rougeur a été précédée souvent de quelques phénomènes généraux : lièvre, nausées, maux de tête, angine légère. Les phénomènes généraux, la fièvre surtout, s'accusent très vite. La température monte à 40" et au delà et y restera pendant toute la durée de la maladie. Il y a du demi-délire très souvent, du délire franc chez l'alcoolique surtout.

La peau érysipélateuse est luisante, rouge, tendue, douloureuse, le placard rouge est limité par un rebord net, saillant. La région prise peut être énorme, comprendre le visage entier et le cuir chevelu. Plus ordinairement, l'érysipèle voyage, la rougeur s'affaisse dans les points les premiers pris et se propage en d'autres points (érysipèle ambulant). Brusquement, du 8'' au 10'' jour, la fièvre tombe, tous les symptômes généraux et locaux s'amendent ensemble, et la guérison survient très rapide et sans convalescence. Cette description est d'un cas moyen; il

y en a de plus graves. L'érysipèle peut être phlycténulaire, suppuré, plus rarement gangreneux. 11 peut présenter du côté du rein, du cœur, des plèvres, etc., toutes les complications des grands états infectieux. Toutefois, la guérison est de règle.

Le traitement est symptomatique, général et local. Abaisser la température par la quinine, l'antipyrine ou les médicaments similaires ; abaisser la température locale par les pansements humides. On pourrait rechercher l'action des applications locales d'argent colloïdal.

PSOROSPERMOSE FOLLICULAIRE

Ce nom est donné, depuis les travaux de Darier, à une maladie surséborrhéique oi'dinairement, ayant les élections régionales de la séborrhée et caractérisée par des croûtes brunes, coniques, enchâssées dans les orifices sébacés devenus énormes et soulevés chacun par une saillie papuleuse molle.

Cette m.aladie dont la'nature coccidienne est controuvée, mais dont la nature parasitaire reste probable, commence toujours par le visage, par les plis naso-géniens, le pli du menton, le nez, la glabelle, la région sus-sourcilière. En même temps, toutes les régions séboi'rhéiques du corps sont envahies par le même processus. Ainsi le médio-thorax, de même les aines, les aisselles.

Partout la lésion élémentaire est la même, mais les éminences papuleuses sous-jacentes aux croiites folliculaii'es peuvent devenir confluentes.

Cette maladie chronique prend l'individu à tout âge, plus souvent l'adolescent, dans la classe pauvre, manquant des soins d'hygiène élémentaires môme.

Nous aurons occasion d'en reparler avec chacune des localisations principales de la maladie, particulièrement aux plis de flexion.

Le traitement interne est nul. Le traitement reste celui des lésions séborrhéiques. Il a pour agents : le soufre, les goudrons, les réducteurs :

POJIiMADE FORTE

Soufre précipité \

Acide salicvlique / ,

T . . ■ ■' ^ \ iiu l gramme.

Ichtyol i ^

Cinabre )

Huile de cade 10 grammes.

Lanoline 50

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