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SÉMÉIOLOGIE DES GANGLIONS DU COU

Les ganglions du cou peuvent devenir gi'os et sensibles en toutes régions et pour bien des causes; néanmoins il y a encore dans ce sujet certains types d'adénites plus communs et plus caractéristiques qu'il impoi'te de présenter ici.

Ganglions occipitaux de l'impétigo de Bockhart et de la pédiculose chez l'enfant. — Toutes les fois qu'un enfant présente une éruption pustuleuse du cuir chevelu, et le fait est fréquent, il montre, dès l'éruption apparue, et souvent quelques heures avant elle, un ganglion gros et douloureux de chaque coté de l'occiput, aux frontières du cuir chevelu. Ce ganglion est assez sensible pour que l'enfant puisse le percevoir lui-même et attirei' l'attention sur lui.

Les mômes ganglions s'observent, pour la même cause, dans la phtiriase du cuir chevelu, quand elle s'accompagne d'impétigo. Jamais ces ganglions ne suppurent, mais ils durent autant que l'éruption, et un peu plus qu'elle. Ils sont presque pathognonioniques des éruptions précitées. Lorsque l'impétigo de Bockhart (p. ^Ol) (folliculite orificielle pustuleuse) est récidivant, ce qui est la règle, à chaque poussée éruptive, les ganglions l'annoncent quelques heures d'avance.

Ganglion sterno-mastoïdien du chancre de l'amygdale. — 11 est

énorme, unilatéral, logé sous le muscle sterno-mastoïdien et en son milieu. Tous les ganglions de la région et du même côté sont engorgés, on les sent comme de petites amandes, ils roulent sous le doigt ou demeurent reconnaissables, dans une masse commune, suivant leur disposition préalable. Mais le ganglion indicateur du chancre est gros comme une noix et fait une saillie appréciable à l'œil. 11 est dur, un peu douloureux, difticile à palper exactement à cause de la bande musculaire qui le recouvre. 11 doit faire examiner immédiatement et avec la plus grande attention l'amygdale correspondante, on y tiouvera ordinairement le chancre (p. 75), car il dure longtemps. Le malade se rappellera, en tous cas, d'une amygdalite unilatérale ayant duré quatre ou cinq semaines.... Il n'y a guère de doute à conserver

cou. ^si

môme quand on ne voit pas le chancre. Dans ce cas on surveillerait l'apparition de la roséole, qui ne tarde guère.

Ganglions rétro-cervicaux de la syphilis secondaire. — A la période secondaire tous les ganglions lymphatiques sont indurés et deviennent perceptibles à la palpation. Ceux du cou sont particulièrement reconnaissables chez la femme maigre où on peut les voir soulever la peau. Les plus nets sont les ganglions situés en chapelet autour de la nuque. On les sent sous les doigts comme de petites amandes. Ils sont mobiles, de la consistance de petites balles de caoutchouc, presque indolores. Leur constatation dans un cas douteux a la plus grande importance; le médecin doit aussitôt rechercher la syphilide pigmentaire du cou, les ganglions d'autre siège, la roséole, et fouiller tous les commémoratifs récents du ou de la malade.

Les ganglions latéro-cervicaux de la scrofule. — La tuberculose, quand elle prend les ganglions, se porte, en général; sur les ganglions antéro-cervicaux, pi'obablement parce que le rhinopharynx est une voie d'entrée fréquente du bacille tuberculeux.

Le ganglion sus-hyoïdien i)eut être pris, mais cela est rare; en général, les ganglions sous-maxillaires sont un peu gros et un peu sensibles, et c'est le paquet ganglionnaire du sterno-mastoïdien qui est pris en totalité.

Tous les ganglions de cette région sont augmentés de volume et agglomérés ensemble. Ils sont douloureux ou au moins sensibles. Cet état dure des années et s'aggrave lentement. Les phénomènes douloureux dont ils sont le siège varient, de la douleur à la pression, jusqu'à la douleur continue de formation de l'abcès. Mais Tabcès ganglionnaire peut se former lentement sans douleur (abcès froid), il aboutit à la fistule et la fistule ne guérit pas. Souvent son orifice devient le centre d'une lésion chronique fongueuse (écrouelle). Ces lésions relèvent plus du chirurgien que du dermatologiste. On sait que l'exérèse chirurgicale des ganglions tuberculeux donne des résultats très médiocres. Le dermatologiste avec les cautérisations au chlorure de zinc (au l/io") et les cautérisations bien faites aux deux crayons de nitrate d'argent et de zinc métallique obtient des résultats souvent meilleurs. 11 n'y a guère de cas que cette thérapeutique bien pratiquée n'améliore.

Ganglions du cancer de la lèvre et de la langue. — Un épithé-

282 DERMATOLOItII- TOl'OGRAPIllQUE.

liomade la pointe de la langue ou de la lèvre donne lieu à un ganglion sus-hyoïdien. Il est situé au milieu de la région sous-maxillaire audevant de récliancrure de Tos hyoïde; il est unique, gros alors comme une bille d'enfant, dur comme du bois, longtemps mobile sur place sous le doigt.

Le cancer d(^ la l)ase ou des parties latérales de la langue a ponicorrespondants les ganglions sous-maxillaires qu'on palpe derrière et sous Tangle de la mâchoire; plus tai'd les ganglions sterno-mastoïdiens se prennent aussi.

11 est prématuré de se prononcer dans tous les cas sur l'action des rayons X encore à Tétude. Doit-on préférer l'extirpation ganglionnaire au traitement par les rayons X et faire seulement de la radiothérapie delà cicatrice? La ])rudence veut, croyons-nous que les essais ne soient pratiqués pour le moment que sur des métastases ganglionnaires inopérables. 11 faut déclarer cependant que l'action des rayons X sur les ganglions est encore plus rapide et plus évidente que sur les lésions cancéreuses pi'imitives (p. 04).

Ganglion sus-hyoïdien du chancre de la langue et de la lèvre. — Le chancre du bout de la langue a pour ganglion indicateur le ganglion sus-hyoïdien. Ce n'est pas le ganglion qui fait penser au chancre, c'est le chancre qui est certifié par l'examen du ganglion. Celui-ci est unique, mobile, roulant sous le doigt comme une billette de caoutchouc dont il a la consistance exacte. L'n ganglion semblable et à peine sensible, coexistant avec une exulcération plate, ronde, du bout de la langue, existant depuis moins de deux mois, certifie le chancre induré.

Parmi les plis de ilexioii, Taisselle n'a pas l'importance dermalologique du pli de l'aine; néanmoins le nombre des affections qui s'y présentent avec prédilection et qu'il faut connaître est considérable.

L'enfant du premier âge présente de l'intertrigo axillaive ou de l'eczéma en rapport avec ses éruptions rouges et suintantes du visage et de tous les plis ....

Les poils de l'aisselle chez l'adulte sont souvent recouverts d'une gangue sableuse un peu difficile à faire disparaître et à propos de laquelle le dermatologiste peut être consulté

La phtiriase d'origine pubienne peut se rencontrer aux aisselles et son traitement peut y présenter quelques difficultés . . .

La peau de la région pilaire de l'aisselle peut présenter des pustulations au centre de soulèvements papuleux qui ont été, pustulations longtemps considérées comme des hydrosadénites

L'eczéma impétigoïde des adolescents a pour les plis de flexion en général une prédilection marquée. On le retrouve souvent aux plis axillaires comme aux autres.

L'aisselle est une des régions où le diagnostic de la gale est le plus facile, car l'acare multiplie souvent ses lésions audevant d'elle

Il existe une trichophytie spéciale aux plis de flexion, plus fréquente aux plis inguinaux qu'aux aisselles, mais qui s'observe cependant avec une certaine fréquence dans le pli axillaire

L'érythrasma, plus fréquent aussi dans le pli inguino-crural, montre pourtant aussi, dans l'aisselle, ses grands placards ronds, furfureux, fauves

Intertrigo du nourrisson p. 284.

Trichomycose des aisselles p. 284.

Phtiriase . .

Hydrosadénites.

Eczéma des adolescents p. 287.

Gale p. 288.

Trichophytie. ... p. 288.

Érythrasma

284 DERMATOLOGIE TOPOGRAPIIIQUE.

Enfin on observe aux aisselles, dans des cas rares, des éruptions desquamantes, po- 1 ^ ^^ ^^^^^^^^

lycircinées, à double liséré érythémateux , I ^^ ^^^^^^ indéternon vésiculeuses, très mycosiques d'aspect, ( minée p. 290.

mais dont le parasite causal reste à décou- '

vrir.

L'intertrigo de l'adulte est fréquent dans } mtertrigo simple. . p. 291. l'aisselle, soit sous sa forme simple . . . . )

... soit sous une forme chronique suppurative avec dermite hypertrophique en / Intertrigo chroni-

placards assez difféi^ente de l'intertrigo k que p. 291.

chronique des plis inguinaux

L'acanthosis nigricans, cette dermite ]

hyperplasique, avec hyperpigmentation, ( Acanthosis nigri

chez les cachectiques, s'observe à l'aisselle 1 cans p. 292.

comme dans les autres plis de flexion. . . ]

... de même la maladie de Darier; nous ) Psorospermose follien dirons seulement quelques mots. . . . j culaire p. 292.

Nous terminerons ce chapitre en envisa- \ géant d'ensemble la séméiologie des gan- I glions axillaires et leurs adénites plus ou f Séméiologie des ganmoins caractéristiques dans les affections ( glions axillaires . p. 292. générales de la peau, dans les dermatoses et dans les lésions du sein et des bras . . .

INTERTRIGO DU NOURRISSON

L'intertrigo de l'aisselle, chez le nourrisson, est Ijeaucoup moins fréquent que Tintertrigo de Taine. On ne le voit guère survenir que dans les cas où des lésions analogues se produisent à la fois dans tous les plis. 11 s'agit alors de localisations à distance d'un eczéma du type que nous avons décrit plus haut à la face (p. 15) et justiciable de la même thérapeutique.

TRICHOMYCOSE DES AISSELLES

Chez l'adulte à poils blonds ou roux, il est fréquent de voir les poils de l'aisselle se rouler en boucles qui donnent aux doigts une sensation sableuse. Les poils extirpés et examinés à l'œil nu paraissent, sur une grande partie de leur longueur, augmentés de volume et compris

dans une gangue jaunâtre segmentaire. Cette gangue est extrêmement adhérente.

Examinée microscopiquement, elle parait constituée par des blocs réfringents homogènes et comme cristallins, d'origine probablement parasitaire, sans que les ])arasites qui leur donnent naissance aient été suftisamment étudiés.

Cette maladie, plus fréquente chez les gens dont l'hygiène tégumentaire laisse à désirer, peut s'observer dans toute classe de la

Fiu. 11 i. — Poil de l'aisselle, atteint de Iricliomycose nodiilaire, examiin' ù la loujie. (Préparation de Sabouraud. Pliotograpiiie de ^oiré.)

société et presque à tout âge. Elle s'accompagne rarement de symptômes fonctionnels autres qu'un léger prurit, surtout quand la sudation est très accusée.

Cette alTection coexiste souvent avec des sueurs rouges très abondantes, tachant le linge.

Le traitement est simple : des savonnages quotidiens aux savons de goudron, ou des frictions quotidiennes avec

Alcool à 60" , 175 grammes.

Coaltar saponiné , 25 —

et des boulettes d'ouate hydrophile suffisent d'ordinaire à faire disparaître cette atfection en quelques semaines, niais il faut prévoir des récidives.

tiSG DEHMATOLOGIE TOl'UGnAPIlIOrE.

PHTIRIASE

Le pht/riii.s pubis (p. 519) peut s'observer aux aisselles, et le cas u'est uième pas bien rare. Cela s'observe surtout cbez les hommes velus, chez qui la phtiriase est généralisée. Ou trouve des morpions et des lentes isolées sur toute la surface du corps, et des colonies de ])arasites en toutes les régions pilaires, donc aux aisselles.

La pullulatiou peut être inouïe, surtout chez ceux qui ignorent tout à fait ce dont ils sont atteints. Chez d'autres, les parasites sont peu nombreux. Toutes les fois qu'il ne s'agit pas d'un sujet eczémateux, on peut traiter rapidement : Badigeonnage des aisselles au pinceau largement mouillé de xylol ou d'éther de pétrole. Tout parasite touché est foudroyé; le liquide imprégnant subitement toutes ses trachées respiratoires. On peut opérer ainsi toutes les régions pilaires du patient l'instant d'avant qu'il prenne un bain d'amidon, ce qui adoucit la cuisson et la brûlure.

(juaiul la peau est trop sensible poui- admettie un tel moyen, on se servira de vaseline simple en grande masse, (|ui imprègne les parasites de même façon. L'onguent gris a les mêmes avantages et inconvénients que nous signalerons dans l'aisselle et dans l'aine hydrargyrie cutanée. L'abondance des lentes adhérentes aux poils a pu faire conseiller le rasage. On sait que les lentes sont eu partie dissoutes par les acides. Le vinaigre chaud peut être utilisé pour décoller ainsi les o'ufs, que le peigne tin achève ensuite de détacher et d'enlever.

HYDROSADÉNITES

On appelle encore de ce mauvais nom l'impétigo de Bockhait (p. 204) de la région. Ce sont des folliculites oriticielles pustuleuses, toujouis plus fréquentes, plus cohérentes, plus douloureuses dans les régions pilaires que dans les régions glabres. Elles sont (raumatiques ou spontanées. Traumatiques, elles succèdent à la gale et à son traitement, à des applications irritantes de toutes sortes, faites dans les buts les plus divers : phtiriase, etc. Spontanées, elles ne s'expliquent pas plus là qu'à la barbe, au pubis, etc.; elles peuvent accompagner une éruption (blfuse plus ou moins abondante et généralisée des uu'ines éléments sur toute la surface du corps, précédant ou accompa-

aissi::lle. !'>;■

{^naiit la furonculose vraie. Dans ce cas, elles acconipagnenl souvent l'hypcacidité urinaire et riiypopliosphaturie.

Les lésions sont des pustules circunipilaires, d'un janiu^, verdàtre, plus ou moins agglomérées, nombreuses, douloureuses, saillantes. Elles présentent souvent pour caractérislicpie, un soulèvement périphérique de l'épiderme autoiu- de chacune d'elles, ce qui les fait ressembler à une papule en coupole dont le centre seul est suppuré. L'implantation des poils de la région n'étant pas profonde, ces pustules donnent rarement lieu au furoncle vi'ai, mais plutôt à (h^s furoncles en série, d'évolution demi-abortive.

Le traitement local comporte TépiUition, très souvent utile, des applications de cataplasmes de fécule, faits à chaud et posés froids, arrosés d'alcool camphré ou d'alcool borique à saturation, des }»onimades bien couvrantes comme les pommades d'oxyde de zinc an 1/i nettoyées quotidiennement sans savon, à l'huile d'amandes douces. Le traitement de l'état général ne doit pas être négligé toutes les fois que celui-ci semble avoir une part dans la dui'ée plus longue de ces folliculites régionales.

ECZÉMA IMPETIGINEUX

L'eczéma impétigineux des adolescents, lorsqu'il est très prononcé au visage, s'accompagne ordinairement de lésions inguinales et axillaires. C'est toujours une (''pidennite exsiidativc* de largo sui'face occupant toute la région axillaire. Elle peut être tiès exsudative surtout au début; elle devient de plus en plus sèche et desipiamative en vieillissant, en guérissant; elle l'est, dès l'origine, dans les cas bénins. La peau sous-jacente reste d'une rougeur marcpiée pendant toute sa durée. Au pourtour, l'épidermite est des<|uanumte. Dans quelques cas, elle se compli([ne de pnstulation folliculaire plus ou inoins discrète. La part originelle est diflicile à faire entre l'eczéma primaire d'origine amicrobienne, l'inlertrigo streptococci(pie et la pustulation staphylococcique, ces deux infections pouvant s'observer secondairement aux lésions amicrobiennes primitives.

Le traitement local de cette affection comporte toujoui's deux phases distinctes : pendant la phase de suintement, on ap])li(|uera les solutions de nitrate d'argent (5 à 15/100), d'autant plus ([ue la lésion paraîtra plus eczémateuse et moins interti'igineuse (concomitance de

•288 DERMATOLOGIE ÏOPOGRAPIIIQUE.

lésions des surfaces planes : visage, face interne des cuisses et des bras, etc.), et les solutions de sulfate de zinc au 1/100% d'autant que les lésions paraîtront moins eczématiques et plus intertrigineuses.

Le traitement général comme celui de tous les eczémas, comporte bien des obscurités. J'en ai dit quelque chose à propos du traitement de cet eczéma au visage (p. 13).

GALE

L'acare de la gale aime les régions où la peau est douce et line, et les plis de llexion remplissent cette condition à merveille. Dans la région axillaire toutefois, l'acare préfère au pli axillaire lui-même la région antérieure de l'épaule, au point exact où passent les coutures des manches d'habit. En cette région, on observe peu les vésicopustules, mais les lésions excoriées que font les ongles eu la déchirant, lésions parallèles et verticales. Il est rare que parjni ces lésions on trouve un sillon reconnaissable et intact, il est alors dans laisselle, sur la paroi costale du creux axillaire. C'est la topographie des lésions axillaires plus que leur forme élémentaire, qui évoque l'idée de la gale, et le diagnostic alors, est certifié par les lésions des mains, des doigts, du fourreau de la verge, etc. (Pour le traitement, voir p. 005.)

TRICHOPHYTIE

J'étudierai mieux avec les dermatoses de la région inguino-crurale la trichophytie intertrigineuse qui donne lieu au fameux eczéma marginatuni de Hebra. On la rencontre à l'aisselle mais moins souvent qu'aux régions inguinales et génitales.

Elle est toujours due à la même espèce trichophytique au même champignon, dont on ignore la provenance saprophyte bu animale (fig. 118 et 119). Et elle affecte toujours la même forme de grands placards ronds, rouges, l)ordés d'un liseré plus rouge et vésico-pustuleux. Ces placards d'assez grand diamètre (5 à h centimètres) se coupent et se fondent pour faire de plus grands placards polycycliques. C'est une dermatose souvent symétrique, bilatérale, chronique durant de longs mois sur place, avec d'assez minimes symptômes fonctionnels.

Le traitement est celui de toutes les trichophyties des régions

FiG. 115. — Trichophytie axillaire {trtchophijlon iiitciiri(jiiii.s). (Malade de Sabouraud. Photographie de Noire.)

glabres : des frictions quotidiennes bien appuyées, avec une teinture d'iode diluée au 1/4 ou au 1/5.

Teinture d'iode fraîche.

Alcool à 60"

20 grammes.

C'est une trichophytie assez facile à guérir et ne récidivant qne si le traitement n'a pas duré assez longtemps ou a été mal pratiqué.

Sabouraud. — Dermatologie topogr. 19

290 DERMATOLOGIE TOPOGRAPIIJQUE.

ÉRYTHRASIVIA

i/éi'vtlii'asiiia est proprement une dermatose ingiiijiale ou inguinocrurale. On l'observe exceptionnellement aux aisselles, de lun on des deux côtés. Il y est comme paitout caractérisé par des plaques d'un rouge-brun, rondes ou polycycliques par fusion, très linement squameuses, non vésiculeuses, d'une durée indéfinie, faciles à guérir, souvent récidivantes. 11 est à peu près sans exemple qu'il existe de l'érythrasma des aisselles, sans érythrasma des aines (p. 298). En tous sièges, l'érythrasma est justiciable du même traitement (voir p. tiOl)).

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