L'ADOPTION
gaiement. L'adoption doit être autorisée puisqu'elle n'est pas interdite par la loi. La jurisprudence n'a pas eu à se prononcer sur cette question depuis qu'elle a validé 1 adoption des enfants naturels simples.
b) Adoption r émunératoire .
Définition. — L'adoption rémunératoire est celle qui est inspirée par un sentiment de reconnaissance de la part de l'adoptant à l'égard de l'adopté qui lui a sauvé la vie, soit dans un combat, soit en le retirant des flammes ou des flots, soit dans toute autre circonstance analogue (art. 345).
Conditions requises. — Dans <se cas, la loi se montre moins rigoureuse à certains égards que pour Tadoption ordinaire.
Ainsi, il n'est pas nécessaire que l'adoptant ait cinquante ans ; il suffit qu'il soit majeur ; on n'exige plus qu'il ait quinze ans de plus que l'adopté, il suffit qu'il soit plus âgé que lui ; enfin, on n'exige pas que 1 adoptant ait donné des soins ou des secours à l'adopté pendant qu'il était mineur (art. 345, C. civ.).
c) Adoptiéii testamentaire.
Définition. — L'adoption testamentaire est celle qui est faite par l'adoptant, dans son testa;ment, au profit d'un enfant mineur dans la crainte de mourir avant qu'il ne soit parvenu à sa majorité.
Conditions requises. — Elles diffèrent de l'adoption ordi^ naire à trois points de vue (art. 366, C. civ.).
1*» L'adopté doit être mineur, au lieu d'être majeur, comme d'ordinaire.
2° L'adoptant doit lui avoir donné des soins pendant sa minorité, en tant que tuteur officieux, et non pas à un titre quelconque, pendant cinq ans, et non pendant six ans.
3° Le consentement du conjoint de l'adoptant n'est pas nécessaire.