DERNIÈRE HEURE
La Cour permanente de justice internationale s'est réunie à La Haye pour répondre à cette question. Lea juges qui la composent étaient :
Le Président Loder (Pays-Bas) ;
M. Weiss, professeur à l'Université de Paris ;
M. le vicomte Finlay (Grande-Bretagne) ;
M. Nyholm (Danemark) ;
M. Bassett Moore (Etats-LTnis) ;
M. Altamira (Espagne) ;
M. Anzilotti (Italie) ;
Huber (Suisse) ;
Beichurann (Norvège) ; •'
Negulesco (Roumanie).
Les avocats ont été :
Sir Douglas Hogg et sir Ernest Pollock, pour la Grande-Bretagne ;
M. Mérillon, procureur général à la Cour de cassation et M. de Lapradelle, professeur de droit international à l'LTniversité de Paris (1).
La Cour a rendu son avis le 9 février 1923. Son avis est que le différend Franco-Britannique n'est pas, d'après le droit international, une affaire exclusivement d'ordre intérieur.
Le gouvernement français s'est incliné devant cette manière de voir, bien qu'elle fût contraire à ses conclusions et il a exprimé le désir que le différend lui-même fût soumis à la Cour, quant au fond. L'adhésion du gouvernement britannique ne faisant pas doute, la question reviendra devant la Cour pour être examinée et débattue à ce point de vue.