Th. MomiDsen, article cité, p. 347 et ss
3. Ed. Haenel, 1831. Il est aujourd'hui préférable de se reporter au texte donné wus une forme un peu fragmentaire, mais plus complète et plus correcte par Knieger, Coll. libr, juris, 3. V. Rrueger.. Sources, § 34.
original et les manuscrits de la loi romaine des Wisigoths (p. 73) qui en contenait un abrégé. Leur combinaison laisse subsister quelques lacunes qui par malheur se présentent surtout dans la partie relative au droit privée — On en rapproche toujours les novelles post-théodosiennes, constitutions rendues dans les deux empires jusqu'à la chute de Tempire d'Occident en 476 ^
A côté de ces recueils des leges, on rencontre dans la période antérieure à Justinien des compilations officielles et privées embrassant à la fois le jus et les leges.
Parmi les compilations privées, les plus importantes sont : 1" les fragmenta Vaticana, manuscrit palimpseste découvert en 1820 au Vatican par le cardinal Angeio Mai, qui contient les débris d'un ouvrage systématique du IV® siècle à la fois relatif au Jus et aux legesei précieux parce qu'il reproduit sans modification des textes plus anciens •* ; — 2<^ la collatio legum Romanarum el Mosaicarum, long fragment du premier livre d'un ouvrage dans lequel un auteur chrétien de la fin du ÏV** siècle ou du début du V° rapproche des passages des lois attribuées à Moïse et des textes de droit romain empruntés aux jurisconsultes de la loi des citations et aux deux premiers Godes, dans un but inconnu, probablement pour montrer le défaut d'originalité du droit romain dont les prescriptions se trouveraient déjà dans la loi de Moïse * ; — 3° le livre sgf^oromain, exposé incomplet et imparfait de droit romain fait en Orient, vers l'an 476, probablement pour l'usage de tribunaux ecclésiastiques où il ne fut pas supplanté par les compilations de Justinien, qui fut primitivement écrit en Grec, puis traduit en Syriaque, dont cette traduction a ensuite passé en Arménien et en Arabe, et qui nous a été transmis dans les textes syriaque, arabe et arménien '".
Les compilations officielles sont celles faites par ordre des rois barbares pour le droit romain applicable dans leurs États ^'. La plus intéressante pour nous est la loi romaine des Wisigoths, compilation du jiis et
1. La dernière édition complète, donnée par liaenel en 1842, n'est pas parfaitement satisfaisante au point de vue de rétablissement du texte et n'est plus tout à fait au courant (cf. Codicis Theodosiani fragmenta Tauri7iensia, éd. P. Krueger, 1880). L'édition ancienne de Jacques Godefroy (éd. Ritter, 1736, 1 vol. in-folio), est encore plus imparfaite et encore plus incomplète pour le texte, mais reste toujours très importante à raison du commentaire. Cf. Krueger, Sources^ § 35.