‹ Manuel élémentaire de droit romain (volume 2)Chapitre 29 sur 659 · Textes, p · texte numérisé non relu

Textes, p

4. Textes, p. 400. V. aussi les notices relatives aux fragments du Sinaï, p. 531 et à la consultation p. 543.

o. Une édition savante en a été publiée par MM. Bruns et Sachau, Syi-vtch-rômisches Rechtsbucfi ans dem fûnften Jahrhunderte, 1880. Il en a été donné deux excellentes analyses par M. Brinz, K.V.J.j 1880, p. 548 et ss. et M. Esmein, Mélanges, p. 403 et ss.

(i. Bruns-Pemice, §§ 13-14. Brunner, Deutsche Rechtsgeschichte, i, 1887, g 48- 53. Esmein, Hist, du droit français, p. 113 et ss. Krueger, Sources, % 41.

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lies leges faite en Tan 506 par ordre d'Alaric II pour ses sujets romains. Celle compilation, qui ne porte pas de titre officiel dans les manuscrits et que nos auteurs du XVI* siècle désignent du nom de hreviarium Ainn>t, qu'<m appelle plutôt aujourd'hui la lex Romana Wisigothorum^ donne comme leges des extraits du code Théodosien et des novelles posl-théodosiennes, comme jus Tabré^é en deux livres des Institutes de Gaius, Textrait précité des sentences de Paul, des extraits des Codes Grégorien et Hermogénien (donc classés dans le jus) et un fragment de Papinien mis là pour finir, à titre honorifique. Les divers textes, sauf Yh'pitome de Gaius, sont accompagnés d'une interpreiatio qu'cm croyait autrefois comme lui l'œuvre des commissaires d*Alaric,qu'<m estime plutôt aujourd'hui avoir élé comme Tepi/ome lui-même composée auparavant dans le cours du V® siècle et qui constitue un document précieux pour l.i connaissance du droit romain d'alors. Malgré la chute rapide de la domination des Wisigoths dans les Gaules, le recueil resta très répandu dans la France méridionalependant le moyen-âge et il nous en a été transmis un grand nombre de manuscrits, partie abrégés, partie complets et même augmentés d'additions et de corrections venant de sources romaines pures *.

11 faut citer en outre la loi romaine des Bourguignons rédigée en vertu d'un engagement pris par Gondebaud quand il avait fait rédiger la loi barbare des Bourguignons. Il avait promis de faire la même chose pour le droit de ses sujets romains et la promesse fut tenue, probablement avant sa mort en 516, certainement avant la chute du royaume des Bur- ^ondes, en 534. Les titres de la loi relatifs au droit pénal, au dri»it privé et à la procédure suivent l'ordre de la loi barbare. IjCS sources, indiquées seulement par exception, sont les trois codes, les sentences de Paul, un ouvrage de Gaius, ses institutes ou ses regulae, et les inkrpreiaiiones. Après la conquête franque, on Tulilisa pour le complément du bréviaire, à la suite duquel elle se trouvait souvent dans les manuscrits ; d'où Terreur commise déjà dans des manuscrits du IX* siècle qui a fait prendre pour son titre le nom de l'auteur du dernier fragment du bréviaire : Papinianus^ en abrégé Papianus *. L'édit de Théodoric, rendu par Théodoric, roi des Ostrogoths, probablement au début tiu Vl« siècle, certainement après Tan 493 et qui résume en 155 articles un droit applicable à la fois aux Goths et aux Romains, ne contient pas d'indication de sources ni même de citations textuelles. C'est seulement par comparaison que Ton voit que ses auteurs ont puisé dans les trois codes, les sentences de Paul et les inlerpretationes tout au moins. Eu

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