Inst.y 2, 14, De her, inst
3. Testament de C. Longinus Castor, où il institue pour parts égales deux de ses femmes esclaves après les avoir affranchies {Textes, p. 726).
800 LIVRE m. — V. — TITRE I. — CHAPITRE I
institutions faites au profit d'étrangers en vertu d'habitudes nées de la fréquence des testaments, qui avaient familiarisé avec Tusage de doser les institutions d'héritiers selon son affection pour les personnes ^
Ces façons de procéder avaient introduit, pour la confection des testaments, certains usages dont le plus répandu était celui de la division de rhérédité considérée comme unité (aSy libra) en douze fractioDs (uncia^)', dont on donnait une ou plusieurs à chaque héritier, en laissant implicitement par là même les fractions restantes à ceux qu on avait institués sans indication de part '. Mais ce système n*étail pas obligatoire^: on pouvait aussi diviser la succession en un nombre de fractions différent, et notamment quand le testateur avait laissé plus d'un as ou de douze onces, en instituant ensuite un ou plusieurs héritiers sans assignations de parts, sa succession était réputée se composer non pas d'un as de douze onces, mais d'autant d'as de douze onces qu il fallait en supposer pour avoir toutes les fractions qu'il avait indiquées, en attribuant comme précédemment le reste du dernier as aux héritier^ institués sans assignation de part ".
La répartition est laissée à la volonté du testateur qu'on se borne à interpréter, le cas échéant, selon les usages romains. Seulement cela n'est vrai qu'à une condition, à la condition qu'à moins d'être militaire le testateur ne porte pas atteinte à la règle Nemo partim tesiatus par-
{. Nous pourrions citer comme exemples de l'habitude romaine de fractionner ainsi l'hérédité entre les institués en des quantités de fractions inégales telles qu'on en trouverait seulement aujourd'hai dans la liquidation de successions défc- ^ées à des collatéraux éloignés, le testament déjà signalé, p. 783, n. 5, où Cicerua avait été témoin et dont il rapporte à Atticus les dispositions les concernant tous deux. Il semble, d'après le texte, qu' Atticus a été institué {Sp. ad AU., 7, 2), pour une unité, une libra et Cicôron seulement pour le quart d'une pareille unité, pour un teruncius. Nous citerons comme autre exemple clair et concret également pris dans la réalité le testament de Virgile (Donatus, Vita Virgilii, 37). Il institue, pour moitié, Valerius Proculus, son frère de mère né d'un autre père, par conséquent, son cognât ; pour un quart, Auguste ; pour un douzième. Mécène ti pour deux autres douzièmes deux amis qu'il chargea de surveiller les nouvelles éditions de ses ouvrages, L. Varius et Plotius Tucca: Heredes fecit ex dimidic parte Valerium Proculum fratrem alto pâtre, ex quarta Auguslum, ex duodêcimo Maecenatem, ex reliqtia L. Varium et Plotium Tuccam, Il faut presque réduire au m^me dénominateur pour voir que l'hérédité est épuisée, que Proculu« prend 6/12, Auguste 3/12 et les trois autres 1/12 chacun.
2. Inst,, h, ^, 5 ; Ulpien, D., 28, 5, De her. insL, 51 (50), 2.
3. C'est ce qui a lieu dans le testament de Virgile où L. Varius et Plotios Tuccs institu(^s ex reliqua parte ont les 2/12 restants.
4. Ainsi il y avait évidemment une autre répartition dans le testament rapportt* par Cicéron,Ad Att.,1, 2 (n. i^ où la libra n'est nécessairement qu'une fraction. puisque, outre cette libra attribuée à Atticus, il y a une autre fraction attribuée a Cicéron.
5. Inst., A. /., 6 ; 8. Si, par ex., le testament de Virgile, après avoir attribué 10 onces, avait appelé seul L. Vnrius sans assignation de part, il eût été héritier ponr
^ 2 onces vacantes ; si. par ex., le testament rapporté par Cicéron à Atticus instita côté d'eux une troisième personne sans assignation de part, elle avait droit este de la seounda libra, à 9 onces.