Gains
6. Gains, 2, 180 (n. 1). Ulpien, D., 18, 4, De H. v. A. vend., 2, 2 : Alia atque alia hereditas est,
1. Gains, 2, 180 : Quamohrem duo quodammodo sunt testamenla : aliud patris^ aliud filii, tamquam si ipse filius siln heredem insliiuisset ; aut certe unum est testamentum duarum hereditatum. Ulpien se prononce nettement pour l'unité de
806 LIVRE m. -- V. — TITRE I. — CHAPITRE 1
demment du droit commun des substitutions, mais d'une formation juridique originale, d'idées théoriques nouvelles.
Seulement ces idées théoriques ne sont jamais arrivées h un épanouissement complet ; sous Tinfluenee de l'ancien principe elles sont toujours restées contrariées par certaines solutions concrètes. Ainsi, en partant de la dualité d'hérédités, on aurait dû dire que, quand l'héritier institué et substitué était le même, le parti qu'il prenait sur une des hérédités ne l'engageait pas par rapport à l'autre, que la qualité en laquelle il prenait l'une n'influait pas sur celle en laquelle il prenait l'autre. Au lieu de cela, on a toujours continué à admettre qu'en acceptant ou répudiant l'hérédité du père, il s'enlève le droit de faire différemment pour celle du dis ^ que l'esclave héritier nécessaire du père l'est aussi du fils'. En partant de l'idée de dualité des testaments, on eût dû dire que le père peut faire l'un sans l'autre, sans que le sort de l'un ait d'influence sur le sort de l'autre. Au lieu de cela, le père ne peut faire le testament du fils qu'à condition de faire le sien ^, et si le testament da père reste sans efl^et celui du fils n'en produira pas non plus *. Le développement n'a été plus étendu qu'au cas où le père était un militaire ^
2. Substitution quasi-pupillaire ou exemplaire. Il n'y a pas que l'âge qui empêche de faire un testament. Il en est de même de la folie, surtout quand elle est continue. Avant Justinien, des décisions isolées des empereurs ont permis à des ascendants de nommer des héritiers testamen-
testauient, D., h. t., 2. 4, D., 18. 4. De H. v. A. vend., 2, 2. Mais le langage de Gaius est d'autant plus remarquable que l'idée d*unité de testament parait aToir été particulièrement une idée sabinienne. V. Javolenus, /)., 42, 5, De reb, auct. fud., 28 : Me illud maxime movet,quod praeceptoribus tuis {Javoleni) placet tcnum esse teslamentum,
1. Neratius, D., 29, 2, De A. v. 0. fi., 59. Ulpien, /)., 28, 6, De «u6«/.,10, 3. Justinien, C, 6, 30, De jure delib.y2^ ; sur des indices de tendances divergentes d'ilpien et Modeslin, cf. Accarias, 1, p. 998.