Gaius
s'adresser à Tempereur. Les exemples qu'on cite de clausulae novae postérieures à Hadrien ' viennent, à notre sens, de textes mal compris.
2» Quant aux divers magistrats auxquels s'impose la réforme, la question doit être étudiée successivement pour le préteur pérégrin et les magistrats provinciaux en évitant de mélanger, même pour chacun, des questions distinctes.
Pour le préteur pérégrin, on peut se demander si Tédit de Julien contenait un modèle obligatoire pour lui, mais on se demande en outre si la réforme de Julien a eu pour effet de fondre les deux édits en un seul. Or il y a là deux questions. Rien ne prouve que l'édit du préteur pérégrin et celui du préteur urbain aient été fondus sous Hadrien, et ce n'est pas vraisemblable ; car il y avait encore alors à Rome beaucoup de pérégrins, et Gains dit toujours les deux édits en vigueur. Mais, en revanche, Hadrien, en même temps qu'il a fait rédiger l'édit du préteur urbain et qu'il en a fait ordonner par un sénatus- consulte l'observation aux préteurs à venir, a fort bien pu faire la même chose pour l'édit du préteur pérégrin et pour les préteurs pérégrins futurs ^
Une multiplicité de questions analogue et même plus grande encore se présente pour les gouverneurs de provinces. On se demande à la fois et souvent en mélangeant les questions, si les magistrats provinciaux ont perdu le jus edicendi depuis Julien, si la réforme de Julien s'applique aux édits provinciaux et si les édits provinciaux ont été remplacés par un édit provincial unique \ Là encore il faut distinguer plusieurs points.
Les gouverneurs en province ont dû, après comme avant, continuer à rendre un édit à leur entrée en charge ; par conséquent, ils ont toujours le^M^ edicendi et chaque province a toujours en théorie son édit distinct.