MODES DÉRIVÉS D'ALIÉNATION VOLONTAIRE
propriété des choses qu'il aliène, sauf à indemniser le véritable propriétaire au cas où il aliène la chose d'autrui \ — Quant aux cas où le propriétaire ne peut aliéner sa propre chose, ce droit peut lui être enlevé par une disposition légale ^ comme celle de la loi Julia qui défendit au mari d'aliéner l'immeuble dotal sans le consentement de sa femme ^ comme d'autres dispositions qui interdirent l'aliénation des choses litigieuses ^ comme d'autres dispositions plus anciennes qui, dans le désir d'assurer aux citoyens gratifiés de terres la conservation de ces biens, leur enlevèrent avec un succès médiocre le droit d'en disposer ^ Il peut aussi, paraît-il, lui être enlevé par une décision de l'autorité judiciaire ^ Quant à la volonté de l'homme, un bien peut être rendu inaliénable, pratiquement plutôt que légalement, par une disposition de dernière volonté, par exemple par un fidéicommis de famille, le déférant à une personne après une autre ' ; mais il ne peut en principe être rendu inaliénable par une convention entre vifs ^
1. Inst., 2, 6, De usuc, 14, où .fustinien rappelle qu'il a étendu cette règle aux aliénations faites par l'empereur et l'impératrice.