Ulpien, i)., 18, 1, Z>e C
6. Labéon et Cassius déclaraient encore en pareil cas la vente nulls ; au contraire Ofilius proposait déjà la validité conditionnelle également soutenue par Proculus (Gaius, 3, 140) et c'est la doctrine admise par Justinien {/nst., h. t., 1).
indéterminé \ ni encore moins quand il esl remis à l'arbitrage d'une des parties ^
2. Le prix doit être réel (verum). La vente n'existera pas, faute de prix sincère, quand le prix est simulé, quand le prix est suffisant en apparence, mais que le vendeur n'a pas Tintention de le réclamer, ni l'acheteur de le payer ; elle n'existera pas, faute de prix sérieux, quand le prix est dérisoire, quand un immeuble est vendu pour un sesterce. Dans les deux cas, il y a une donation qui pourra être valable si elle satisfait aux conditions de forme et de fonds des donations : il n'y a pas vente \
3. Le prix doit consister en argent [iii pecunia numerata) *. Si le prix ne consiste pas en argent, il n'y a pas de contrat de vente ; il y a seulement une convention d'échange qui ne pourra être obligatoire que comme contrat innommé, seulement depuis la reconnaissance du contrat innommé d'échange, à condition que Tune des parties ait exécuté sa prestation, tandis que, s'il y avait eu vente, la convention eût été obligatoire par le simple accord des volontés, sans aucune exécution ni de part ni d'autre, depuis la reconnaissance du contrat consensuel de vente. Précisément afin d'atteindre ces résultats, les Sabiniens avaient prétendu que la vente pouvait exister et que par conséquent la simple convention était obligatoire, alors même que le prix ne consistait pas en argent ''. I Is argumentaient en ce sens de ce que la vente vient de l'échange, n'en est qu'une variété, et ils disaient que la convention générale ne pouvait être plus mal traitée qu^une de ses subdivisions. Mais l'opinion contraire, soutenue par les Proculiens, a prévalu sans doute dès avant la fin de l'époque classique^ et elle pouvait, en dehors d'autres considé-