Ulpien, D., h. t., 63, 10, Inst,, h. t
de tous les associés et notamment parcelle qu'ils ont exprimée d'avance en lui fixant un terme*, peut en outre être dissoute par la volonté unilatérale de chacun des associés, non seulement quand c'est une société perpétuelle, mais même quand c'est une société à terme et que le terme n'est pas atteint. Seulement, si la renonciation est frauduleuse ou intempestive ou si elle est faite sans motif avant le terme, son auteur est considéré comme ne se déliant pas envers ses associés et les déliant envers lui {socium a se non se a socio libérât)^.
4. Ex actione Ce mode de dissolution diffère du précédent en ce qu'il ne consiste pas en une simple manifestation de volonté, mais en un acte juridique (aclio), stipulation novatoirc ou déduction du droit en justice ^.
Dans tous les cas de dissolution, la société cesse de faire naître de nouvelles obligations ; mais cela n'empêche pas plus qu'en matière de louage, par exemple, les obligations déjà nées de subsister et de fonder, au profit de chaque partie, l'action pro socio \ action de bonne foi qui peut être intentée durant la société^ mais qui l'est surtout après son extinction et qui, par un double effet de Tidée de fraternité sociale ^ présente à la fois cette rigueur particulière d'entraîner l'infamie contre celui qui s'y laisse condamner ' et cette faveur spéciale de n'amener une condamnation contre lui que dans la limite de ses ressources (in idquod facere potest), de lui donner ce qu'on appelle le bénéfice de compétence ^