D., 46, 2, De solut
teur ne peuvent y être représentés par des extraneae personne. C'est là une gêne pour l'acceptilation verbale, quand une des parties est un infans^ un fou, quand les parties ne se trouvent pas dans le même lieu ; mais il y a encore un expédient très simple fourni par la novation : si le créancier est à Rome et le débiteur à Ephèse, il suffira d'une novation par changement de créancier, où le débiteur s'engagera sur l'ordre du créancier envers une personne d'Éphèse, ou d'une novation par changement de débiteur, où une personne de Rome s'engagera envers le créancier, pour que les deux parties se trouvent ensuite au môme lieu et que l'acceptilation puisse s'opérer entre présents \
3*^ Nos actes sont des actus legilimi qui ne comportent ni terme ni condition, qui seront nuls pour le tout si on y a inséré une pareille modalité \ Cette exigence était commandée par la force des choses pour la remise per aes et libram^ au temps où la pesée était réelle. Elle y a été maintenue, quand la pesée est devenue fictive, et" elle a peut-être passé d'elle aux deux autres modes. Seulement elle ne s'applique qu'aux modalités expresses et non aux modalités tacites résultant de l'acte même \
4° Enfin certains jurisconsultes et probablement la doctrine ancienne admettaient une quatrième règle qui ne peut encore s'expliquer que par l'influence de la solutio per aes et ïibram. L'extinction devait, d'après eux, ê'tre totale et non partielle, ainsi que c'était commandé par la formule de la remise per aes et libram où le débiteur déclare payer la première livre et la dernière. L'application de cette règle à Tacceptilation est signalée par Gains comme discutée et a été rejelée par Justinien*.
B. Effet, L'effet de nos trois modes est l'extinction civile de la dette et de tous ses accessoires. Ce sont tous trois des modes civils et formels. Par conséquent, pour tous les trois, l'extinction se produit de plein droit, à l'égard de tous les intéressés, d'une manière définitive. Quant aux personnes, facceptilation faite par un créancier, même accessoire, libère le débiteur envers tous "" ; l'acceptilation faite par le créancier à fun des débiteurs, même accessoire, les libère tous, même le débiteur principal, ce qui donne encore un moyen d'éteindre par acceptilation sans novation préalable une obligation qui n'est pas née verbis : faire acceptilation à la caution verbale de cette dette ^ Quant à la durée, l'extinction est définitive, irrévocable ; si l'acceptilation a été faite sans