‹ Manuel élémentaire de droit romainChapitre 482 sur 760 · Ulpien · texte numérisé non relu

Ulpien

5. Ulpien, 20, 12. Il y u des raisons de croire, avec M. Collinet, N. R. //., j900, pp. 37V-379, qu'en cette matière la fixation de la puberté du sexe masculin à l'âge de 14 ans était déjà admise au II* siècle (Gaius, 1, 40, 2, 113) et que les textes qui paraissent impliquer le maintien de la controverse (p. 159, n. 3) à une date postérieure (Ulpien, Z)., 28, 1, Qui test., 5 ; Dioctétien, C , 6, 22, Qui fac. test., 4) sont interpolés.

7. Ulpien, 20, 8, rattache expressément à la formuleper aes et libram l'incapacité du prodigue. V. pour sa justification sous le système du testament comitial, i;\ p. 232, n. 1. A l'époque de Justinien, on maintient l'incapacité sans en essayer aucune justification (D., k. t., 18, pr. ; Inst., h, ^, 2).

pouvaient soit figurer dans l'assemblée du testament comitial, soit procéder à l'aliénation du testament per aes et libram. Il y a, sous ce rapport, une incapacité qu'on peut faire remonter aux formes premières du testament et d'autres qu'on peut rattacher à celles du testament per aes et libram *.

L'incapacité qu'on peut rattacher ati testament primitif est celle qui frappa d'abord la femme. La femme ne faisait partie ni des comices par curies dans lesquels se faisait le testament calatis comitiis, ni de Tarmée devant laquelle avait lieu le testament in procinctu. Mais, depuis l'introduction du testament per aes et libram, elle aurait dû pouvoir y procéder, comme à toute autre mancipation, avec VauctoTitasào, ses tuteurs. Gela fut bien admis pour les affranchies, mais non pour les ingénues, pour lesquelles on garda la règle que la femme ne peut tester, même après que le testament se fit per aes et libram^ probablement parce que Vauctoritas tutorum ne parut pas assez protéger les agnats de la femme ingénue qui pouvaient ne pas être ses tuteurs, par exemple quand son mari ou son père lui avait nommé un tuteur testamentaire. Nous avons déjà vu comment cette barrière légale était tournée par une coemplio fiduciaire et comment le subterfuge lui-même fut rendu superflu par un sénatus-consulte du temps d'Hadrien donnant aux femmes ingénues le droit de tester avec Vauctoritas de leurs tuteurs ^ A partir de là, toutes les femmes sui jurîs peuvent tester avec Vauctoritas de leurs tuteurs. Mais c'est loin d'être le dernier terme du mouvement. Le nivellement complet fut atteint par deux voies différentes. D'une part, quand une femme qui aurait dû tester diwec Vauctoritas tutoris l'avait fait sans cette auctoritaSf le préteur donnait néanmoins une B. P. secundum tabulas qui fut rendue cum re, au moins dans certains cas, par Antonin le Pieux \ D'autre part, la nécessité de Vauctoritas a disparu avec la tutellle pour les femmes de plus en plus nombreuses qui y ont été soustraites, comme étaient d'abord seulement les vestales*, comme furent depuis l'Empire celles ayant \ejus liberorum, comme elles ont été toutes depuis une époque indécise postérieure à Dioclétien (,p. 227), Sous Justinien, les

1 . Nous ne rattachons à la forme que les incapacités qui ont fini par disparaître avec elle. L'esclave, l'étranger, l'impubère étaient exclus par les formes du testament comitial ; l'esclave, l'étranger, le fils de famille Tétaient par celles du testament per aes et libram ; mais ils ont continué en dehors de là à l'être par des raisons de fond. Si l'incapacité du prodigue est justifiée par les formes du testament per aes et libram, il est pourtant resté incapable après leur disparition (p. 830, n. 7).

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