nst.i 1, 7, De leg. Fufia sublata
STATUS CIVITATIS, — LES AFFRANCHIS CITOYENS i2^
partiellement, puis totalement *, la clause relative à Tâge du maître ea matière d'affranchissement testamentaire. Il a au gantraire maintenu l'exigence de justification d'une juste cause pour l'affranchissement entre vifs fait par un maître de moins de vingt ans et la nullité de l'affranchissement fait en fraude des créanciers.
II. Effets de l'affranchissement. — La condition des affranchis a été marquée par deux ordres d'infériorités : des infériorités politiques, destinées à restreindre dans l'État l'inQuence de citoyens de passé suspect .; des infériorités privées, venant principalement du lien par lequel ils sont attachés à leur ancien maître et à sa famille. Les deux ordres d'infériorité ont subi l'influence du temps ; mais c'est naturellement le premier qui a le plus varié avec les régimes de l'Etat.
1. En droit privé, les affranchis sont frappés d'une incapacité de se
marier avec les ingénus qui fut restreinte au mariage avec les membres
de Tordre sénatorial par la loi Julia de 736 et abolie par Justinien. Mais
ils sont surtout soumis au patronat de l'auteur de l'affranchissement ^
Le lien résultant du patronat, qui se transmet aux descendants du patron, mais non à ceux de l'affranchi, est un lien de pseudo-parenté qu'on a rapproché de celui qui lie l'enfant au père. Le patron a donné la personnalité à l'affranchi un peu comme le père à l'enfant, et on peut dire que cela s'exprime dans le nom d'une manière un peu semblable : l'affranchi s'appelle M(arci) l{ibertus), comme le fils M[arci) ({ilim), et il prend aussi le nom de famille du patron et même à la fin son [>rénom, tandis qu'il garde son nom d'esclave comme cognomen. L'esclave Hermodorus M. Tullii Ciceronis servus s'appellera, après son affranchissement, M, Tullius, M. L, Hermodorus.
Les droits très nombreux, à la fois familiaux et pécuniaires, qui résultent du patronat peuvent se ramener sans trop de peine à trois termes : obsequium, operae^ bona. — 1° Obsequium ^ L'affranchi doit le respect à son patron et aux ascendants de celui-ci comme le fils à son père,.et cela produit des effets sensiblement analogues à ceux que nous verrons résulter de là pour le fils : ainsi anciennement il est soumis à sa juridiction domestique *, plus tard il ne peut l'actionner en justice sans autorisation du magistrat, et il ne peut obtenir condamnation contre lui que dans la limite de ses ressources {in id quod facere potest) % etc. — 2° Operae \ L'obligation de continuer à rendre des services de dévouement et de