Ulpien, D., h. t
par eux dans les fonctions de la cour, de l'État et de l'Église, sous le iiom de peculium quasi castrense *.
3. Bona adveniicîa. L'enfant en puissance acquérait toujours à son père les hérédités auxquelles il était appelé. Gela sembla particulièrement choquant pour un cas qui ne se présentait pas dans l'ancien ^roit, pour la succession de la mère, qui, par suite de la disparition de la manus, ne changeait plus de famille en se mariant, et de qui, depuis un sénatus-consulte rendu sous Marc-Aurèle, le sénatus-consulte Orfitien, les enfants étaient les héritiers légitimes. Celte hérédité acquise par les enfants allait s'engloutir dans le patrimoine du père, pouvait être dissipée par lui, appartenait, quand il ne la dissipait pas, à tous ses héritiers, même aux enfants d'un autre lit. Constantin décida le premier que cette succession resterait la propriété des enfants, que le père en aurait seulement, sa vie durant, l'administration et la jouissance *.
Constantin ne fit la réforme que pour la succession delà mère ; mais, l'impulsion une fois donnée, le mouvement se continua sous les empereurs suivants. Ils ajoutèrent d'abord aux bona materna, les bona materni generis ^ puis les biens que l'enfant avait reçus de son conjoint, de son fiancé *. Justinien acheva la réforme. Tandis que jusqu'à lui on avait procédé par exceptions à l'ancien principe d'acquisition au père, il renversa la présomption en disant que toutes les acquisitions resteraient à l'enfant sauf exception \ L'incapacité du fils d'acquérir pour luimême ne subsiste que pour les acquisitions faites ex re patins, moyennant un équivalent fourni par le père, pour celles faites contemplations patris, d'un tiers qui veut gratifier le père, et enfin pour les donations que le père voudrait lui faire et qui, par suite de l'impossibilité d'actes juridiques valables entre eux, resteront toujours des actes de pur fait, révocables jusqu'à sa mort \ Les autres biens constituent ce qu'on appelle souvent le pécule adventice, ce qu'il vaut mieux appeler les biens adventices, parce qu'à la différence non seulement du pécule profectice, mais du pécule castrens et du pécule quasi-castrens, il ne peuvent jamais retourner au père jwre peculii \ Ils font, au décès de l'enfant qui ne peut tester sur eux, l'objet d'une véritable succession ab intestat