‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 1091 sur 1459 · G.-J. DUBOIS · texte numérisé non relu

G.-J. DUBOIS

Rouen, le... 18. ..

Monsieur T..., à Lyon.

Sachant que vous êtes en rapport avec l'Italie, je me permets de vous adresser sous ce pli un appoint de fr. 1 028, échu le 10 du courant, sur Livourne, avec prière de vouloir bien en opérer le recouvrement au mieux possible et de me remettre la note du net produit.

J'ai en portefeuille 850 lire, sur Milan, au 15 avril prochain : pourriez-vous aus:r

vous en charger ? Vous m'obligeriez, dans ce cas, en me disant à quel taux il vous conviendrait de les admettre.

Je profite de cette occasion pour vous rappeler que je suis ici entièrement à votre service et que je serais tout à fait enchanté d'établir des rapports avec votre honorable maison; vous me ferez donc grand plaisir de m'adresser de préférence toutes vos valeurs sur notre ville et ses environs. Vous pouvez compter en recevoir la couverture par le même courrier.

Dans l'espoir que vous répondrez à mes désirs, j'ai l'honneur de vous présenter, monsieur, mes salutations empressées.

DEURIOU.

Strasbourg, le... 18...

Monsieur D..., à Paris.

Nous avons reçu en son temps la lettre amicale que vous nous avez fait l'honneur de nous adresser le 1 7 du mois dernier.

MM. Worms de Romilly et Cie, de notre ville, qui, à notre grand regret, s'abstiennent de faire des affaires en ce moment, ont eu la bonté de vous donner notre adresse et vous ont engagé à nous faire des offres de services pour le genre d'opérations que nous traitions habituellement avec ces amis. Nous ne pouvons, monsieur, que nous féliciter de trouver l'occasion d'entrer en relations avec une maison aussi respectable.

Nous acceptons vos offres avec plaisir, et prenons note que nos conditions avec MM. Worms de Romilly et Cie formeront la base des relations qui vont s'établir entre nous.

Nous saisirons toutes les occasions pour vous prouver, monsieur, combien est grande la satisfaction que nous éprouvons de confier nos intérêts à vos soins.

Dans l'espoir d'un prochain commencement d'affaires, nous vous prions d'agréer l'assurance de la considération avec laquelle nous avons l'honneur d'être vos trèsdévoués.

RUEF et BUARD.

Paris, le... 18...

Messieurs V... et C'e, à Granville.

Je me propose, messieurs, d'envoyer un de mes navires prendre un chargement de morue à Saint-Pierre de Miquelon, et je désirerais traiter avec une maison de votre place qui fît les armements de pêche au banc de Terre-Neuve, pour un chargement complet, livrable sur les lieux vers le mois d'août. Je désirerais aussi qu'on donnât un fret de sel à mon navire pour la même destination, à un prix qui serait déterminé d'avance.

On m'a désigné, messieurs, votre maison comme se livrant à ce genre d'armement. Si ce renseignement est exact, veuillez bien me faire connaître sur quelles bases vous pourriez traiter cette affaire, et, dans le cas contraire, ayez la bonté de m'indiquer l'armateur avec lequel vous croyez qu'il conviendrait de nouer une semblable opération.

Je vous prie d'agréer, messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.

Edmond FAVEL.

Bordeaux, le.. . 18...

Monsieur M..., à Paris.

Les relations que vous avez avec mon collègue, M. D..., m'ont fait supposer que le tau\ d i . commission, aiseï modéré aans doute, lui permet de trouver quelque avantage dans

rations avec Paris. S'il eu est ainsi et (pie vous vouliez, bien, monsieur, me faire profiter dei mêmes faveurs, je snais bien aise de omnailre VOS condition*, pour VOOJ

ENTBÉË EN RELATIONS. 1333

charger, à l'avenir, de la négociation de quelques valeurs sur l'étranger. Je n'ai pas besoin de vous faire remarquer que, faisant uniquement le papier, ce n'est que de la plus grande économie qu'il me faut attendre quelque bénéfice.

Nous établirons un compte courant pour lequel vous déterminerez vous-même le taux de l'intérêt, mais je vous fais observer que je ne veux avoir à m'occuper ni de courtages ni de ports de lettres.

Je ne vous demanderai jamais aucun crédit, en sorte que vous ne vous trouverez, dans aucun cas, à découvert. Quant au papier que je vous enverrai à la négociation, il sera toujours en premières valeurs, parce que je n'ai ici, en ma qualité d'agent de change, de relations qu'avec des maisons méritant une confiance illimitée.

Vous me ferez des retours sur Bordeaux ou autres places quelconques; mais, lorsque le papier manquera, je fournirai sur vous à courts jours pour le produit approximatif de mes remises. Cependant je n'en prends pas l'engagement, parce qu'il pourrait arriver que je ne trouvasse pas assez d'avantage à tirer sur Paris ; dans ce cas, vous garderiez l'argent jusqu'à ce qu'une occasion plus favorable se présentât.

Je suis suffisamment connu pour ne pas être obligé de vous écrire sous les auspices de quelques maisons respectables de cette ville. Vous pouvez, monsieur, vous en assurer auprès de vos correspondants.

J'ai l'honneur de vous saluer bien cordialement.

CHARLES, agent de change.

Saint-Malo, le... 18...

Monsieur C..., à Paris.

A mon passage à Paris, j'eus le plaisir de faire votre connaissance, et nous convînmes qu'à mon arrivée je vous écrirais au sujet de la liaison d'intérêts que je désirais former avec vous. Je m'acquitte d'autant plus volontiers de ma promesse que vous m'avez témoigné des dispositions favorables. Si vous êtes toujours dans les mêmes intentions, ayez la complaisance de me le faire connaître.

Je voudrais un crédit de fr. 20 ou 30 000, pour lequel je vous garantis d'avance que vous ne serez jamais à découvert.

Je me rappelle que vous m'avez dit ne pouvoir en ce moment tenir compte d'aucun intérêt sur les fonds que je laisserais en vos mains; ainsi, pour l'instant, ce serait une chose entendue.

Quelle commission me prendrez-vous pour l'encaissement de certificats de prime, pour introduction de morue sèche dans nos colonies? Plusieurs maisons de votre ville font ces sortes d'affaires, et créditent du montant de ces certificats, à partir du jour de la remise en leurs mains, moyennant un agio; vous savez comme moi qu'on n'éprouve aucune difficulté à recouvrer ces certificats, le gouvernement désirant donner de l'essor aux armements pour la pêche, qui est l'école où se forment nos meilleurs matelots.

En attendant votre réponse, agréez, je vous prie, l'assurance de ma parfaite considération.

DUJARDIN-PINTEVIN fils aîné.

Paris, le... 18...

Messieurs C... et H..., à Rio-Janeiro.

MM. Mitraud, Terrier et Cie ont dû vous faire part qu'ils venaient de me céder tout récemment la suite de leurs affaires d'armement. Déjà je leur ai fait donner de nombreuses consignations pour leur navire le Courrier du Brésil, n° 2, en charge à Bordeaux pour Lima ; il était trop tard pour procurer les mêmes avantages à leur Courrier du Brésil, n° 1, destiné pour Rio. Mais je me propose de donner tous mes soins au prochain navire qu'ils expédieront à cette destination.

Comme il est difficile de déterminer nos fabricants à envoyer des marchandises pour leur compte, je vous engage à me remettre le plus tôt possible la note raisonnée des articles qu'il serait le plus avangateux d'importer, afin que je puisse les faire préparer avant l'arrivée du navire.

Vous voudrez bien aussi vous expliquer avec clarté sur l'importance des avances que vous avez l'intention de faire : c'est un moyen très-influent pour obtenir des consignations. Dans tous les cas, je ne ferais usage des fonds que vous mettriez à ma disposition qu'après avoir échoué dans les demandes de consignation pure et simple.

Je verrai avec le plus grand plaisir, messieurs, s'établir entre nous des rapports très-suivis. Je ne négligerai rien de ce qui pourra dépendre de moi pour les activer et les rendre de plus en plus utiles.

Veuillez agréer mes salutations empressées.

Ch. RAYMOND.

Monsieur J. G..., à Paris.

Menin, le... 18.

J'ai reçu en son temps votre lettre du 17 mai dernier, à laquelle était jointe la recommandation de vos anciens amis Worms de Romiily et Cie; j'aurais utilisé vos offres obligeantes, si d'une part je n'avais été lié depuis longtemps avec une maison dont je n'ai qu'à me louer, et si, d'autre part, mes affaires sur votre place étaient assez importantes pour les partager.

Mes amis sont intervenus, à ce qu'il paraît, pour de faux besoins mis sur quelques effets venant de Lille ; par ce motif, ils nous mandent que, désormais, ils cesseront d'intervenir pour tous leurs correspondants, et, malgré l'observation que je leur ai faite, que jamais une telle mésaventure ne leur était arrivée pour moi, parce que j'avais soin d'accompagner mes besoins de mon timbre sec, tel que vous l'avez ci-dessous, ils persistent dans leur refus. Je viens donc vous demander, monsieur, s'il vous convient de les remplacer ; en ce cas, veuillez, je vous prie, me faire connaître vos conditions les plus modérées. Voici, pour votre gouverne, les affaires en banque que je traite ordinairement : lorsque les cours offrent de l'avantage, je fais quelques achats de livres sterling et de florins sur la Hollande ; à l'occasion, je désigne quelques remboursements ou dispositions de 90 à 100 jours, et tire quelques mandats; enfin j'indique des besoins, et je tiens à avoir la certitude qu'ils seront bien accueillis. Voilà, monsieur, les opérations qui feraient l'objet de nos relations; je désire que vous trouviez moyen d'y donner suite.

Recevez mes sincères salutations.

PLAIDEAU fils aîné.

Demande d'échantillons de marchandises et de conditions de vente. Réponses diverses,

Coblentz, le... 18...

Messieurs C... B. et A. G..., à Paris.

Ayant repris La suite des affaires des héritiers de feu J.-D. Herdegen, c'est à ce titre que j'.ii reçu votre lettre circulaire du 1er juillet et celle du 5 avril, contenant les j>ii\ de divers articles.

Depuis les derniers événements, il peut arriver, en effet, que votre place offre de

temps en tempi des avantages qu'il ne faut pas laisser échapper. Supposant donc que It

crise actuelle a dû influer en baisse sur vos prix, je vous prie de vouloir bien me donner le cours du borax raffiné, de la cochenille, du bois des îles et du vif-argent. Peut-être la baisse sera-t-elle assez marquée pour me décider à en profiter.

Pour mieux me fixer dans ma spéculation et mes calculs, vous pouvez m'envoyer par le chemin de fer un petit assortiment de quelques kilogrammes de chacun de ces articles, dont vous me coterez les prix les plus modérés. Accordez-moi tous les avantages dont vous faites jouir vos correspondants les plus favorisés; si je les juge satisfaisants, je vous transmettrai mes ordres, dont l'importance pour l'avenir se réglera sur votre manière de les exécuter.

Les maisons indiquées au bas de la présente pourront vous fixer sur ma solvabilité.

Louis ARNOLD.

Suchard, banquier, de votre ville.

Bizot et Vachat, à Lyon.

Boyer et C>e, à Marseille.

Van Leleu et Gie, à Amsterdam.

Le Havre, le... 18...

Monsieur S. L..., à Paris.

D'après les limites de 6 fr., que vous nous donnez par votre lettre du 20 courant pour les 8 fûts de rhum, il n'y a pas moyen d'aborder le propriétaire, car il est limité à 7 fr. Faites en sorte d'augmentar votre prix, de crainte que l'affaire ne passe en d'autres mains.

Quant aux autres parties, nous doutons que nous puissions les faire. Le propriétaire ne les abandonnera pas à un prix trop inférieur.

Agréez nos salutations sincères.

BAUDOUIN frères.

Monsieur J. L..., à Paris.

Londres, le... 18...

Notre lettre du 1er du courant, que nous avons l'honneur de vous confirmer, s'est croisée avec la vôtre du 2 du même mois, par laquelle vous nous entretenez de nouveau de votre ordre de 303 sacs de café Malabar à 80 sh., rendu à bord.

Après avoir lu avec la plus grande attention ce que vous nous marquez concernant cet ordre, nous regrettons vivement de vous dire que les conditions que vous y mettez ne nous permettent pas de l'exécuter. Nous en sommes d'autant plus fâchés que nous aurions été charmés de profiter de cette occasion d'activer nos rapports ; mais elles sont tellement éloignées de celles que nous font nos autres amis de votre ville, que, malgré notre bonne volonté, nous ne pouvons pas y consentir. Nous souhaitons, monsieur, qu'une occasion plus favorable se présente d'augmenter nos relations. Nous ferons de notre mieux pour vous faire trouver convenance et avantage.

Nous attendons votre réponse relativement aux cornes de cerf et à l'affaire de Th. T...

Demain nous enverrons à M. Guien une nouvelle collection d'échantillons de cafés Nous serions charmés que quelques-uns d'entre eux pussent vous convenir.

Dans cette attente, nous vous présentons, monsieur, nos cordiales salutations.

Ch. DEVAUX et Gie.

Avis du passage d'un voyageur ou d'un associé.

Monsieur Lacour, à Paris. Nantes' le' ' ' ls* ••

Nous avous l'honneur de vous informer que M. Lebrun, l'un de nous, aura l'avantage de vous voir sous peu de jours et de vous renouveler nos offres de services

Nous espérons que vous voudrez bien lui confier quelque nouvelle commande crue nous exécuterons au mieux de vos intérêts.

Agréez, monsieur, l'assurance de notre considération très-distinguée.

RATEL et LEBRUN.

am • Toulouse, le... 18...

Monsieur, ' •*»•••

Nous avons l'avantage de vous informer que M. Dubois, notre voyageur, aura incessamment l'honneur de vous visiter.

Nous le recommandons à votre bon accueil et saisissons cette occasion pour vous donner l'assurance que nous ferons tous nos efforts pour exécuter à votre entière satisfaction les ordres que vous voudrez bien lui confier.

Dans cette attente, nous vous prions d'agréer l'assurance de notre parfaite considération.

TIXIER et Cie.

,- . „ .„ , M Paris, le... 18...

Monsieur Cailler, à Nevers.

J'ai l'honneur de porter à votre connaissance que M. Carré n'est plus attache à ma maison, ni comme voyageur, ni en quelque qualité que ce soit.

Mon nouveau représentant aura l'honneur de vous faire prochainement ses offres de services. J'ose espérer que, satisfait de nos relations avec ma maison, vous me continuerez la confiance que vous avez daigné m'accorder jusqu'à ce jour, et que vous le favoriserez de vos ordres ; ils seront exécutes avec exactitude et régularité.

Veuillez, monsieur, agréer l'assurance de ma parfaite considération.

MANNOURY.

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