F. CHEVALIER
Rotterdam, le... 18...
Messieurs Ch. B... et A. G..., à Paris.
Le 24 du mois dernier, nous avons eu l'honneur de vous écrire pour vous prier instamment d'en finir et de vendre la partie du bois de Sainte-Marthe qui est en compte en participation entre nous.
Par suite, nous nous attendions à ce que vous nous en donneriez promptement avis ; d'autant mieux que, d'après votre lettre du 23 septembre dernier, vous confirmiez nos espérances; mais, à notre grand étonnement, ainsi qu'à celui de nos amis Messieurs Balguerie, vous continuez à garder un silence qui, nous ne pouvons vous le cacher, excite nos vives inquiétudes.
Nous venons donc vous prier de vouloir bien nous donner de vos nouvelles par le retour du courrier et de nous faire connaître où vous en êtes, non-seulement pour le bois de Sainte-Marthe, mais aussi pour le reste du poivre long.
Faites-nous, par le même courrier, quelques remises, car lesdits amis et nous, nous avons tous un bien pressant besoin de nos fonds.
Nous vous saluons cordialement.
PÉRIER et JONGH.
Paris, le... 18...
Monsieur J..., à Paris.
Nous avons l'honneur de vous prévenir que M. Salomon Solal, de Livourne, vient de nous renvoyer le billet de crédit, de M. H. Guys, d'Alger, de fr. 5 350, sur votre maison, avec la lettre que vous avez bien voulu nous écrire le 29 novembre, pour nous informer du motif de votre refus de payement.
M. Solal nous charge de vous inviter à effectuer ce payement, lorsque vous aurez recouvré la remise de M. Guys sur Moïse Benaim, qui est restée en souffrance. Nous vous prions donc de nous dire si vous continuez de suivre la rentrée de cette remise, et, dans ce cas, de vouloir bien prendre note de nous avertir du résultat dès qu'il sera déterminé, afin que nous vous fassions représenter le billet de crédit, ou que nous en fassions de nouveau et définitivement le renvoi à notre cédant.
Veuillez, Monsieur, agréer l'assurance de notre parfaite considération.
ANDRÉ et COTTIER.
Paris, lo... 18...
Monsieur J.-L..., à Paris.
Nous avons reçu votre lettre du 4 du courant, par laquelle vous nous dites qu'il faudra vendre 500 sacs de vos cafés Sumatra et vous en expédier 500.
Ces instructions arrivent trop tard pour qu'il soit, possible do rien changer à l'expédition. Vos cafés se trouvent à bord du chaland, où ils sont encombrés par des sucres en pains, et, dans tous les cas, la douane ne permettrait pas qu'on les réintégrai clans
noire entrepôt.
Vold facture des 1 000 sacs Sumatra, sYlevant à Pr. 64937,05, valeur 2\ avril, à \ntro débit.
Nous vous créditons de
Fr. 3359,25, valeur '2\ avril, pour les 50 sacs facturés à M. Laisné. dont vous reste/ garanl pour la traite que nous fournissons sur lui.
Vous savez qu'ici nos vendeurs n'entendent pas raison, et qu'il faut d'abord paver. C'est pourquoi vous eussiez dû nous envoyer 35 000 francs en vos bons pour ce que vous, restez à peu près nous devoir.
Vous n'ignorez pas non plus que nous avons eu à négocier beaucoup de vos valeurs, et que nous sommes obligés de le faire avec réserve. Nous vous prions donc de nous remettre vos billets pour la fin de mars, sauf à les renouveler si vos cafés ne sont pas vendus à cette époque. f
Les affaires sont bien calmes, mais tous les avis sont en faveur des cafés, et 1 on s attend généralement à une reprise. Offrir vos Sumatra aujourd'hui serait peine inutile; il faut attendre les acheteurs. Comptez sur nos soins pour vendre au mieux possible vos 500 sacs.
Dans l'attente de votre prompte remise de 35000 francs, nous sommes vos bien
dévoués' BAUDOUIN Frères.
Paris, le... 18...
Monsieur, Par votre lettre du 17 janvier, vous me promettiez de me couvrir du montant de vos anciennes factures. Quatre mois se sont écoulés depuis, et je me vois à regret obligé de renouveler ma demande.
Veuillez donc enfin tenir votre promesse, et satisfaire à cette dette déjà trop ancienne.
J'ai l'honneur de vous saluer. n,,..,e
Ch. DEVONS
Nantes, le... 18...
Monsieur, Depuis fort longtemps que notre compte est arrêté, je vous en réclame le payement, sans obtenir satisfaction, ni même de réponse. C'est vraiment abuser de ma patience.
Si d'ici à la fin du mois ce compte n'est pas liquidé, vous ne trouverez pas mauvais que j'aie recours aux voies judiciaires.
Recevez mes salutations. DIDIER
Anvers, le... 18.. .
Monsieur L..., à Verdun.
Je suis extrêmement surpris du contenu de votre lettre. J'ai avancé pour votre compte, depuis six ou huit mois, 30941 fr., et j'ai eu la réserve de ne point vous presser de me rembourser cette somme tant qu'elle m'a été inutile. Les fonds que vous me destiniez sont chez votre notaire, ou, du moins, il a entre les mains des valeurs que vous lui avez donné ordre de vendre. Voilà cinq mois qu'il promet de jour en jour d'effectuer cette vente, sans cependant qu'il la termine.
Veuillez donc bien avoir la bonté de le presser de votre côté, et agréer, Monsieur, l'assurance de mon respect et de mon entier dévouement.
SALMON aîné.