‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 1120 sur 1459 · C. DUBREUIL · texte numérisé non relu

C. DUBREUIL

Paris, le... 1S...

Monsieur P..., à Rouen.

Le 12 août dernier, nous avons fait verser dans vos mains une somme de fr. 735,28, au crédit de MM. Borri et Cie, de Florence, pour être mise à la disposition de M. Robin Valori. *

Ce monsieur s'est présenté plusieurs fois pour la retirer; mais MM. Borri et Cie lui ont constamment répondu que vous ne leur aviez donné aucun ordre à cet égard.

11 est constant que vous avez oublié de les instruire de ce fait, et qu'il ne faut s'en prendre qu'à cet oubli si M. R. Valori a éprouvé plusieurs refus et des retards d'autant plus désagréables qu'il était assuré que la somme avait été versée. Nous vous prions donc, Monsieur, de vouloir bien réparer cette omission le plus promptement possible, et de nous mander à nous-mêmes quand l'avis aura été donné, afin que nous puissions nous disculper aux yeux de nos amis d'une aussi grande négligence.

Nous avons l'honneur de vous saluer, Monsieur, avec une parfaite considération.

BKRTHOUD frèkes.

Paris, le.. . 18...

Messieurs M... et C..., à Bordeaux.

J'ai sous les yeux vos lettres des 27 novembre et 10 du courant.

J'attends vos communications relatives à l'affaire Durando.

Je vois bien, par tout ce que vous me dites au sujet du brick la Jeune-Caroline, que vous n'êtes plus disposés à prendre un intérêt dans son achat; il ne fallait pas alors m'en parler comme d'une excellente affaire, ce qui m'a porté à entretenir mes amis dans cette conviction, et à les décider à y prendre part.

Plus je réfléchis à votre lettre, et plus je suis frappé, permettez-moi de le dire, de la versatilité de vos idées. Après m'avoir vivement conseillé cette opération, votre lettre est conçue en des termes tels qu'il semble aujourd'hui que ce soit par une pure complaisance que vous y prendriez part. Je ne saurais accepter une aussi froide coopération, et je renonce à cette affaire.

J'ai l'honneur de vous saluer affectueusement.

Jean PRÉMENEUX.

Marseille, le. . . 1S...

Messieurs P... père et fils, à Lyon.

Nous venons de rembourser la traite de fr. 057,20 que nous avions formée sur vous, conformément au compte que vous portait notre lettre du 7 du courant.

C'est, vous le savez, Monsieur, la troisième fois que pareil désagrément nous arrive avec vous, et vous savez aussi qu'en vous avisant de cette dernière traite, nous vous disions que, si elle n'était pas payée, nous fermerions votre compte.

Nous espérions que vous vous décideriez enfin à mettre plus de régularité dans vo> payements; mais, puisque vous n'avez, pas jugé a propos de le faire, nous devons vous

prévenir que nous venons d'adresser à un avoué de votre ville notre facture sur timbre et nos pouvoirs, à L'effet de vous poursuivre.

Nous avons l'honneur de vous saluer.

GREGOR'Ï pskRBs.

N.mnn, Le. . IN.

Mon ,'nnr C..., à Paris.

j';n re< h rotre lettre du 29 «lu mois dernier, qui me donne avis de votre disposition

de fi i. '.'!'• i i tolde de compte au :n dénombre dernier, bien que )• nt roui

que ii. I70j05i J' ne isii pourquoi vous m'avez, chargé, contre l'un

fr. 5,25. J'ai vu avec peine que vous avez recommandé de protester votre traite sur moi» et cela sans attendre même la vérification de votre compte.

Assurément, après les relations que nous avons eues ensemble et leurs beaux résultats pour vous, je ne devais pas m'attendre à ce procédé.

Je vous ai constamment témoigné les égards les plus bienveillants, et je croyais, Monsieur, pouvoir compter sur un peu de réciprocité. Je ne puis vous dissimuler combien il m'a été pénible de reconnaître que vous en avez décidé autrement.

Je vous présente mes sincères salutations.

FONVENT.

Strasbourg, le... 18...

Monsieur S... fils, à Paris.

Les excellents rapports que j'ai conservés, pendant vingt ans, avec feu monsieur votre père, devaient me faire espérer que ceux que j'aurais avec son fils ne seraient pas moins agréables. Votre lettre du 17 du courant me prouve que vous en avez jugé autre-

11 me semblait qu'il devait vous suffire de ma parole pour croire que les molletons que vous m'avez adressés le 28 du mois dernier sont d'une qualité au-dessous du médiocre. Puisque vous exigez une expertise, je vais la faire faire; mais ce procédé m'offense, et vous ne vous étonnerez pas si je cesse toute relation avec votre maison.

Votre compte est crédité chez moi de fr. 4147,25, non compris le montant du dernier envoi, sur lequel les experts vont prononcer. Je vous remets ci-inclus fr. 4147,25 à vue sur Rothschild. Veuillez en créditer mon compte.

J'ai l'honneur de vous saluer.

BARHMANN.

Paris, le... 18...

Monsieur Ed. F..., au Havre.

J'ai sous les yeux vos deux lettres du 21 et du 23 octobre dernier, par lesquelles vous me reprochez Vinconvenance de mon silence. Je mérite ce reproche, si vous ne voulez tenir aucun compte de mes fréquentes absences ; mais comme, en définitive, mon silence ne préjudicie en rien à vos intérêts, vous me permettrez de vous dire, à mon tour, que votre reproche me paraît plus inconvenant que mon silence.

Au surplus, je vais terminer cette affaire, qui le serait déjà, si je n'avais quelques observations à vous adresser sur le compte que vous m'avez remis.

La conduite du capitaine Bernard me paraît fort singulière, et je m'étonne qu'il se soit permis de faire pour son propre compte l'opération de Bourbon, quand cette opération était le but primitif de la nôtre.

D'un autre côté, pourquoi nous avoir fait des retours en café, lorsqu'il est à la connaissance de tout le monde que cette sorte de retour présente constamment de la perte? Il faut qu'il vous ait donné, pour motiver cette conduite, des raisons bien puissantes et que je désirerais connaître.

Je ne vois aucune nécessité à vous hâter de vendre notre cargaison de café ; je vous prie même de ne rien terminer à cet égard, et de m'en envoyer un échantillon par le chemin de fer.

Recevez, Monsieur, mes salutations empressées.

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