‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 1123 sur 1459 · EXCUSES ET JUSTIFICATIONS · texte numérisé non relu

EXCUSES ET JUSTIFICATIONS

La rectification en étant faite, votre compte présente bien un solde à nouveau de fr. 2585.

Je vous réitère, Monsieur, mes salutations bien cordiales.

DEMEUVE.

Lyon, le... 18...

Monsieur T..., à Paris.

Je trouve à mon arrivée de Beaucaire la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 5 du courant. J'avais effectivement perdu de vue l'échéance de vos factures. Ayant acheté plus que je ne me le proposais, j'ai eu beaucoup à payer les mois derniers et pendant, ce mois-ci. Veuillez donc m'excuser.

Je vous prie de fournir sur moi, au 15 septembre prochain, pour la moitié de la somme que je vous dois, et, pour l'autre moitié, à la fin du même mois. Tout honneur sera réservé à votre signature.

En attendant l'avis de vos dispositions,

Agréez, Monsieur, l'assurance de ma considération.

M. PELLION.

Rouen, le... 18...

Monsieur L..., à Paris.

J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 17 du courant, et j'y lis avec regret les reproches que vous m'adressez ; ils sont un peu vifs, et je veux les croire échappés à un premier moment de mécontentement.

J'ai été malheureusement obligé de faire un petit voyage au Havre, et c'est pendant mon absence que l'envoi qui provoque vos plaintes vous a été adressé ; je reconnais qu'on n'y a pas mis tout le soin que j'apporte ordinairement aux expéditions que je vous fais.

Veuillez avoir un peu d'indulgence pour cette fois : je réparerai ces torts par mon premier envoi, et je vous promets que de pareils désagréments ne se renouvelleront plus à l'avenir.

Ce serait agir avec une sévérité trop rigoureuse que de laisser pour compte ce marchandises pour une cause aussi légère. Si vous exigiez absolument une réfaction sur le montant de votre facture, je consentirais à celle de fr. 71,20; mais ne m'obligez pas à reprendre un envoi dont je serais très-embarrassé sur votre place, et qui, s'il fallait le faire revenir, me constituerait en perte assez importante.

Veuillez, Monsieur, agréer la nouvelle assurance de mon parfait dévouement.

LOISELEUR fils aine.

Caen, le... 18...

Monsieur G..., à Paris.

C'est à tort que vous avez vu de l'humeur dans mes lettres. Ce qui a provoqué la vôtre m'explique vos surprenantes hésitations au moment d'accomplir vos engagements. Permettez-moi de le dire encore, je regrette qu'un mot ait éveillé votre susceptibilité; mais je vous laisse à juger vous-même s'il est exact.

Vos nombreuses occupations vous ont fait perdre le souvenir de ce qui s'est passé entre nous il y a dix mois; vous croyez qu'il s'agit aujourd'hui d'un engagement nouveau, tandis qu'il est souscrit depuis longtemps.

Un engagement, dites-vous, est une promesse verbale ou écrite. Eh bien, je vous envoie, monsieur, copie de votre engagement écrit qui date du 17 février dernier.

Je me plais à croire qu'après avoir pris connaissance de cet acte, qui est un engagement bien formel, vous m'excuserez d'avoir paru surpris de vos délais, alors que le moment était arrivé de l'accomplir; de mon côté,. je vois bien maintenant qu'il n'y avait de votre part qu'oubli, et tout s'explique à mes yeux.

Jamais je n'ai entendu vous faire de grâce ; je n'ignore pas que vous n'en avez nul besoin, et ma dernière lettre, dont je relis en ce moment la copie, me paraît avoir été interprétée avec prévention, car je la trouve écrite dans un esprit bien différent de celui que vous lui supposez.

J'espère que ces explications vous satisferont complètement et conserveront à nos relations leur caractère affectueux. *

Votre bien dévoué serviteur.

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