‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 1253 sur 1459 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

Ventes publiques de inarehaudises en gros*

(Loi du 28 mai 1858; décret du 12 mars 1859 ; loi du 3 juillet 1861 ; décrets du 30 mai 1S63 et du 24 décembre 1874.)

En rendant faciles et peu coûteuses les ventes publiques de marchandises en gros, le Gouvernement s'est proposé de faire jouir le commerce français des avantages que des pays voisins, l'Angleterre notamment, doivent à cette institution, et de favoriser ainsi le développement des opérations commerciales.

Avantages des ventes publiques de marchandises en gros.

— Ces ventes sont profitables à la fois : aux vendeurs, parce qu'ils peuvei.t mettre leurs marchandises en face d'un grand concours d'acheteurs, et qu'iis vendent, dès lors, dans les conditions les plus favorables; — aux acheteurs, parce que, pouvant obtenir directement de celui qui les produit, ou qui les importe, les objets de vente au détail ou les matières premières de fabrication dont ils ont besoin, ils les reçoivent dégagés de la plus grande partie de ces frais d'intermédiaires, commissionnaires, marchands en gros et eu demi-gros, qui grèvent si notablement la marchandise; — au public enfin, parce qu'il paye nécessairement à meilleur compte les objets qu'il consomme, lorsque le marchand auquel il les achète a pu se les procurer de première main. — Il est incontestable, en effet, que la suppression d'une partie des Irais d'intermédiaires sur les matières premières achetées par les fabriques exerce une intluence sérieuse sur le bon marché de certains produits de fabrication anglaise, contre lesquels nous ne pouvons pas lutter , malgré l'infériorité du prix de notre maind'œuvre.

SECTION I

Page 1