‹ Manuel encyclopédique du commerceChapitre 172 sur 1459 · AFRIQUE. — EGYPTE · texte numérisé non relu

AFRIQUE. — EGYPTE

des esclaves, au delà duquel commence à dominer l'influence des Arabes du Zanzibar, maîtres du commerce dans la région des lacs. Tout le trafic du Soudan oriental et du centre de l'Afrique se détournera vers la vallée du Nil dès que le pays sera mieux connu, la sécurité plus grande et la moralité des trafiquants plus propre à inspirer confiance aux indigènes.

Commerce de l'Egypte. — Le commerce extérieur de l'Egypte, sans y comprendre le transit par Suez, s'élève aujourd'hui à environ 500 millions; la France y figure pour 90 à 100 millions dont 50 à 67 importés en Egypte et consistant en machines, outils, etc., nécessaires aux travaux de Suez, vins, tissus, ouvrages en peau et en cuir, sucres, bougies et objets de luxe destinés à la consommation du pays. A l'exportation, les cotons (21 millions en 1876), les sucres, les gommes, les laines, la soie, représentent les plus fortes sommes.

Malgré les difficultés financières, la tolérance des populations même musulmanes, la protection accordée aux étrangers, la présence de nombreux Européens, sont autant de garanties qui assurent au commerce toute liberté d'action. Outre les maisons européennes, les juifs et les coptes ou chrétiens indigènes comptent à Alexandrie, au Caire, etc., un grand nombre de banques ou de maisons de commerce dont les opérations s'étendent à toute la vallée du Nil et à tout le bassin de la Méditerranée. La langue du pays est l'arabe; l'italien, l'anglais, le français, sont compris par les négociants, dans les grands centres tels que le Caire et Alexandrie.

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