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SUITE. — LA LIBERTÉ COMMERCIALE

Nécessité de la liberté pour l'échange. — Sans l'échange, l'homme ne peut satisfaire ses besoins que de la manière la plus coûteuse, la plus pénible, la plus misérable. Donc, plus le cercle de ses échanges sera étendu, moins il sera gêné par quelque obstacle que ce soit, naturel comme la distance, les montagnes, les cours d'eau, artificiel comme les barrières politiques et les règlements administratifs; plus il lui sera loisible de s'adresser, pour chaque matière, aux endroits

où la production est la plus facile, grâce à l'action des lois de la nature et du génie des peuples; et plus il améliorera son bien-être matériel, condition première de la vie intellectuelle et morale. Voilà le libre échange, tel que l'établit solidement le plus simple bon sens.

La liberté commerciale fait partie de la liberté du travail.

— Si la liberté du travail n'est pas un vain mot, elle comprend essentiellement la liberté du commerce. Tout d'abord, commercer est un travail spécial d'une utilité sociale qui n'est plus contestée depuis longtemps, bien qu'au début les commerçants aient été rangés dans la classe des travailleurs improductifs. Mettre les produits à la portée de ceux qui ont besoin de consommer, c'est rendre la production possible, puisqu'elle s'arrête faute de débouchés. Pourquoi ce travail, sî éminemment utile, ferait-il exception à la loi générale du travail et serait-il privé de la liberté ? Et en ne considérant que le producteur direct, le manufacturier, le fabricant sont-ils vraiment libres de travailler, si on leur interdit d'aller, où bon leur semble, se procurer les matières premières et les instruments de leur industrie, si on leur interdit ensuite de tirer de leurs produits le parti le plus avantageux par la défense de les exporter ou d'importer les produits obtenus en échange ? L'industrie est libre ; donc le commerce doit être libre, parce que la loi du travail est essentiellement la liberté.

Liberté du commerce intérieur et du commerce extérieur.

j — La liberté du commerce comprend la libre circulation à l'intérieur, puis l'exportation et l'importation; on a mis plus ou moins de temps à comprendre et à réaliser ces diverses applications du même principe. Colbert a commencé la suppression des douanes intérieures : l'œuvre n'a été achevée que par l'Assemblée constituante (novembre 1790). La liberté du commerce international n'a été proclamée qu'en 1 846 par l'Angleterre et, en 1 860, par la France ; c'est, en un mot, une question toute contemporaine, la seule que réveille maintenant l'ex-

| pression liberté du commerce, c'est-à-dire libre communication des peuples entre eux.

La liberté commerciale est un droit naturel. — Considérons avant tout la question de principe. La liberté des échanges est un droit. Si ce produit, fruit de mon travail, de mon intelligence, est ma propriété, j'ai le droit d'en disposer, de l'anéantir par l'usage, de le donner, de le vendre, de l'échanger, à seule charge de respecter le droit d' autrui. Si vous contestez ce droit, si, en dehors des limites de la justice, vous me faites défense d'en tirer le parti qui me convient le mieux et dont je suis le seul juge, ne parlez plus de propriété, ne parlez plus de droit, ne parlez plus de justice. C'est sur ce terrain inébranlable que se sont établis tous les défenseurs de la liberté commerciale, Fox, Cobden, Bastiat; ils n'ont jamais voulu transiger sur le principe, et le succès n'a pas manqué à leurs vaillants efforts.

La prohibition est la violation du droit de propriété. — La

prohibition, au contraire, la protection, sous quelque forme qu'elles se cachent, c'est la négation de la liberté, la négation de la propriété, la spoliation. Pressez un peu les conséquences de cette injustice, vous en verrez sortir le communisme, c'est-à-dire l'État absolu, disposant à son gré des propriétés individuelles. La prohibition est injuste encore, parce qu'elle est un privilège ; elle ne peut protéger tout le monde, cela est évident. Que nous payions une prime à quelques-uns, cela est possible ; mais que tous nous payions une prime à tous, c'est un non-

sens. La protection n'est donc autre chose qu'un impôt levé sur la masse par une classe de citoyens.

Avantages de la liberté commerciale pour le bien-être général. — L'intérêt se trouve aussi avec la justice. Grâce à la liberté, l'industrie trouve dans l'émulation générale, dans la concurrence du monde, une source incessante de progrès. Chacun doit se tenir en haleine, suivre de près les améliorations que la science ou la pratique indique pour alléger le travail de l'homme. Avec la protection, au contraire, toute cette vie s'arrête, la langueur succède à l'activité, la routine à la recherche continuelle du progrès ; le producteur s'endort dans la paresse, qu'importe que les nations étrangères trouvent de grandes améliorations dans les procédés de fabrication, dans les apprêts, dans les machines? Il est protégé.

C'est ensuite, et sans contestation possible, le meilleur marché dans la production. Grâce à la liberté du commerce, le producteur se procure, dans les conditions les plus avantageuses, la matière première, les machines, le combustible, les subsistances, tandis que la prohibition nous force à les fabriquer, préparer ou extraire à des prix élevés. A ne prendre que l'industrie des fers, M. Michel Chevalier estime que, de 1814 à 1848, par suite de l'absence de liberté commerciale, les Français ont payé le fer forgé 200 francs en moyenne de plus qu'il ne valait sur le marché général, c'est-à-dire sur une consommation de plus de 5 millions de tonnes, 1 ,200 millions de plus que la valeur : 1 ,200 millions pour une seule marchandise! presque le double de ce que les étrangers exigèrent de nous par les traités de 1815 !

Les peuples trouvent les mêmes avantages que les individus dans la liberté commerciale, et par les mêmes raisons. Il y a là une admirable harmonie à signaler : c'est que, individus ou peuples, c'est le plus faible qui participe aux avantages du plus fort; c'est le moins favorisé de la nature qui gagne le plus à la liberté des échanges. Pourquoi ? parce que dans l'échange nous payons non l'utilité, mais le travail, et que dans les pays favorisés ou par le climat ou par la richesse des mines, nous n'avons pas à payer toute la besogne de la nature, mais seulement le peu de travail que ses libéralités ont réclamé. Le système protecteur, au contraire, condamne les peuples à se donner plus de peine pour une moindre satisfaction, puisqu'il prétend les forcer à se procurer directement par leur propre travail ce qui sert à la satisfaction de leurs besoins.

La liberté commerciale est le plus sûr garant de la paix du monde. — L'intérêt le plus élevé qui ressort de la liberté des échanges, et que l'économie politique ne saurait trop mettre en lumière pour former l'opinion publique, c'est qu'elle est la paix du monde. La parfaite circulation du sang dans toutes les parties de notre corps est la condition suprême de la santé et de la force de chaque individu ; la parfaite circulation de la richesse dans toutes les veines et artères de ce grand corps, qui a nom l'humanité, est de même la condition suprême du bonheur et de l'harmonie. Empêcher la libre communication des peuples sous prétexte de créer la richesse, c'est semer aussitôt le trouble dans le monde et jeter dans les cœurs un ferment de haine qui produit la guerre à la première occasion. De là ces ruineux déploiements de forces militaires et navales, qui surchargent les budgets au détriment des travaux vraiment féconds, qui enlèvent à la production des milliers de bras, qui développent les passions guerrières et leur donnent les moyens de les satisfaire. La liberté des échanges enlève toutes ces causes d'hostilité, parce qu'elle détruit l'erreur fondamentale sur

laquelle elles reposent ; elle est, autant que les passions humaines le permettent, la paix universelle. Elle lie les peuples par leurs intérêts, associe leur prospérité, et les dispense de se ruiner en dépenses d'hommes et d'argent.

Simplicité de l'organisation du commerce par la liberté. Complications du régime prohibitif ou protecteur. — Et tous ces avantages, le libre échange les donne par le plus simple des mécanismes, sans complication de tarifs, sans armée de fonctionnaires, sans grands frais de surveillance, avec un simple droit de balance pour constater les entrées et les sorties, droit modéré qui ne gêne ni la production ni la consommation, qui ne peut fournir d'aliment à la contrebande, et qui procure quelques ressources à l'État. La protection, au contraire, ne marche pas sans un cortège nombreux autant que coûteux et sinistre : tarifs compliqués, droits différentiels suivant la provenance, suivant le pavillon, sans cesse remaniés, nuisant par leur instabilité aux intérêts du commerce qui demande avant tout la sécurité, nécessitant une armée de douaniers qu'ils mettent aux prises avec une armée de contrebandiers, amenant des dénonciations, des visites à corps, des visites domiciliaires, etc.

Des douanes considérées au point de vue de la liberté du commerce. — La liberté du commerce n'entraîne pas nécessairement la suppression des douanes. Il y a ici une distinction indispensable à faire. « Il est évident pour tous, dit Bastiat, que la douane peut être appliquée à deux objets fort différents, si différents, que presque toujours ils se contrarient l'un l'autre. Napoléon a dit : La douane ne doit pas être un instrument fiscal, mais un moyen de protection. Renversez la phrase, et vous avez tout notre programme. Ce qui caractérise le droit protecteur, c'est qu'il a pour mission d'empêcher l'échange entre le produit national et le produit étranger.

« Ce qui caractérise le droit fiscal, c'est qu'il n'a d'existence que par cet échange.

« Moins le produit étranger entre, plus le droit protecteur atteint son but.

« Plus le produit étranger entre, plus le droit fiscal atteint le sien.

« Le droit protecteur pèse sur tous et profite à quelques-uns.

« Le droit fiscal pèse sur tous et profite à tous. »

Peu d'importance des traités de commerce. — Aux yeux de

quiconque est pénétré de l'utilité de l'échange, les traités de commerce perdent oeaucoup de leur importance. Il y a au fond de tout traité de ce genre un reste les anciens préjugés, une crainte d'inondation, d'invasion; autrement, ouvrez vos 3ortes, et tant pis pour qui s'obstinera dans la vieille politique d'isolement. Parce m'un peuple arriéré, aveuglé par l'erreur, vous refuse la réciprocité de traiterient, ce n'est pas une raison pour manquer de foi en la liberté et se priver soit îème des avantages, tels quels, d'un échange incomplet. C'est le grand exemple ju'a donné au monde civilisé l'Angleterre en 1846; Robert Peel et après lui John Russell n'ont pas même essayé de négocier avec les autres peuples. Ils ont fait Droclamer par le Parlement l'admission des produits étrangers, purement et simplement sans conditions.

Étrange abus de comparer le libre échange à la guerre, à L'invasion, à l'inondation, à un tribut. — Les adversaires de la liberté les échanges n'ont pas encore complètement renoncé à la combattre par des nétaphores malheureusement toujours trop populaires : guerre, invasion, inonlation, tribut. C'est un étrange sophisme, en vérité, que d'assimiler le commerce î la guerre, et les échanges de produits aux échanges de coups de poing. Il s'agit

de commerce et non de pugilat. En guerre, les plus forts tuent les plus faibles; en industrie, ils les servent ; car ils mettent cette force à leur service et leur épargnent une inutile déperdition de travail. « Quelle analogie y a-t-il entre un échange et une invasion f Quelle similitude est-il possible d'établir entre un vaisseau qui vient vomir sur nos villes le fer, le feu et la dévastation, — et un navire marchand qui vient nous offrir de troquer librement, volontairement, des produits contre des produits ?

« Que penserions-nous de Méhémet-Aii, continue Bastiat, si, au lieu d'élever à gros frais des barrages à travers le Nil, pour étendre le domaine de ses inondations, il dépensait ses piastres à lui creuser un lit plus profond, afin que l'Egypte ne fût pas mouillée par ce limon étranger descendu des montagnes de la lune? Nous exhibons précisément ce degré de sagesse et de raison, quand nous voulons, à grand renfort de millions, préserver notre pays... — de quoi? — des bienfaits dont la nature a doté d'autres climats.

« Il y a aussi loin d'un tribut à un achat que d'un vol à un échange, et j'aimerais autant entendre dire : Cartouche a enfoncé mon coffre-fort et il y a acheté \ ,000 écus, que d'entendre répéter à nos honorables députés : Nous avons payé à l'Allemagne le tribut de mille chevaux qu'elle nous a vendus ; car ce qui fait que l'action de Cartouche n'est pas un achat, c'est qu'il n'a pas mis, et de mon consentement, dans mon coffre-fort, une valeur équivalente à celle qu'il a prise. Et ce qui fait que l'octroi de 500,000 francs que nous avons fait à l'Allemagne n'est pas un tribut, c'est justement qu'elle ne les a pas reçus à titre gratuit, mais bien en nous livrant en échange mille chevaux que nous-mêmes avons jugé valoir nos 500,000 francs. »

Spécieuse objection : protection du travail national. — Indépendance nationale. — Les protectionnistes font valoir encore l'intérêt du travail national et surtout la grande cause de l'indépendancenationale.

Protéger le travail national, c'est, sans contredit, le premier devoir de la loi et de l'autorité; mais est-ce le protéger que d'exclure les produits similaires de l'étranger, en gênant l'importation, en facilitant l'exportation? Pour protéger l'agriculteur, on défend l'entrée du blé étranger, de la laine étrangère, de la viande étrangère. Admettons que cette interdiction assure au producteur agricole un bon prix : voilà, en effet, un protégé. Mais les autres industriels le sontils, puisqu'ils payent plus cher le blé, la laine et la viande? Ils réclament à leur tour protection : on prohibe le fer étranger, l'acier étranger. Mais alors l'agriculture paye plus cher ses machines, et perd par là le bénéfice antérieur de la protection, et ainsi de suite : c'est-à-dire que cette protection est une mystification universelle. On enlève réciproquement à chaque industrie une partie de ses bénéfices pour en faire part aux autres. Elles sont toutes protégées aux dépens les unes des autres! Ce serait un chef-d'œuvre de bouffonnerie, si le système était universellement réalisé ; mais il est resté toujours très-imparfait, et Ton a appelé protection du travail national le monopole de quelques industriels! C'était, une indigne exploitation des intérêts privés. Pour nos chemins de fer, par exemple, les maîtres de forges ont fait repousser les fers anglais qui auraient évidemment rogné leurs bénéfices ; mais ils admettaient bien les ouvriers anglais, qui, plus robustes, mieux nourris, travaillaient davantage. Ils s'embarrassaien peu de la concurrence faite aux travailleurs français. « Si c'est protéger le tra vail national que d'accabler la nation de travail pour procurer, tout compte fait

aux travailleurs de tous rangs moins d'aliments, moins de vêtements, moins de mobilier, moins de toutes choses, les adversaires de la liberté du commerce ont raison. Mais si la vraie protection du travail national consiste à faire en sorte que pour la même quantité de travail, les travailleurs aient une plus forte ration de pain, de viande et de vin, de café et de sucre, des habits plus moelleux et plus élégants, des logements mieux éclairés, mieux chauffés, plus dignes d'être f asile d^une famille heureuse, et, en un mot, tous les éléments de ce bien-être qui est plus qu'une jouissance, qui est nécessaire à la santé de l'homme, plus qu'à sa santé, à sa dignité, oh! alors, bien certainement, c'est la liberté du commerce qui l'emporte. » (Michel Chevalier.)

Convaincu de ne pas servir au travail national, le protectionnisme lève bie 1 haut le drapeau de l'indépendance nationale. Il agite surtout à l'horizon le spectre de l'Angleterre. La perfide Albion, notre éternelle ennemie, a toujours aspiré à la domination universelle : elle y a travaillé par l'acte de navigation, par la supériorité de sa marine; aujourd'hui elle change de tactique pour mieux atteindre son but par une autre voie; confiante dans ses machines, dans ses capitaux, dans ses mines, elle proclame hypocritement la libre concurrence pour écraser ses imprudentes rivales. En cas de guerre, par exemple, que feronsnous, si nous sommes à la discrétion, soit de l'Angleterre, soit des autres pays producteurs pour le fer, pour le charbon, pour les tissus, pour le blé? Nous manquerons subitement d'armes pour la défense du sol, de houille pour nos chemins de fer et nos vaisseaux. Ces craintes sont vraiment puériles. Si ce raisonnement vaut quelque chose, il autorise aussi bien l'argumentation toute semblable de l'individu qui tremblerait pour son indépendance personnelle. Que deviendrai-je si, à la discrétion du marchand de fer et de charbon, du tisseur, du boulanger, du boucher, pour les diverses matières qui servent à mon travail, à mon habillement ou à ma nourriture, je viens à me brouiller avec mes fournisseurs? je ne pourrai plus travailler, je mourrai de froid ou de faim ! Il faut me rendre indépendant, c'est-à-dire pourvoir seul à tous mes besoins, c'est-à-dire être tout bonnement absurde; car, sous prétexte de se garantir d'un mal entièrement chimérique, on se condamne immédiatement au mal très-réel de l'isolement, on renonce à la société qui repose essentiellement sur l'échange. Vous êtes dépendant de votre boulanger, mais lui est dépendant de vous; vous avez besoin de son pain, mais il a besoin de votre argent; son intérêt garantit donc le vôtre. Pourquoi alors ne rêver que guerre, tribut, capitulation, famine, au lieu de voir l'association des efforts, l'échange des services?

Grand exemple donné par l'Angleterre. — Eh bien , les relations des peuples entre eux ne sont pas d'une autre nature; elles n'obéissent pas à des lois différentes. Les peuples, comme les individus, dépendent les uns des autres, et leurs besoins les lient mutuellement. La perfide Albion a donné une preuve irréfragable de sa confiance entière dans la liberté du commerce, sans permettre qu'on lui supposât d'arrière-pensée, lorsque pour le blé, c'est-à-dire l'une des premières matières alimentaires, elle n'a pas craint de se mettre sous la dépendance de la Russie et des États-Unis. Elle n'a pas eu peur d'être affamée, parce qu'un peuple ne peut être en guerre avec l'humanité entière, et qu'il est certain de trouver toujours quelqu'un qui aura intérêt à lui vendre. Pendant la gigantesque folie du blocus continental, Napoléon fut lui-même obligé de permettre l'entrée de certaines marchandises anglaises, par l'odieux trafic des licences; tant il est vrai que les peuples, même quand ils sont animés des passions les plus

violentes, sont forcés de s'entr'aider, non par le sentiment supérieur de la fraternité, mais par la seule pression de l'intérêt. Cette dépendance économique entraîne-t-elle l'asservissement politique? Loin de là : quand une grande nation comme l'Angleterre a donné l'exemple d'ouvrir à tous, indistinctement, ses ports et ses colonies, et les invite à associer le plus d'efforts pour le bonheur commun, elle a fait plus pour la paix du monde et sa propre sécurité qu'en accroissant ses armées permanentes et sa marine militaire. Quel peuple sensé renouvellerait ces guerres sanglantes que la possession des colonies a suscitées au xviie et au xviir5 siècle, puisqu'il peut y commercer librement? Quel peuple pourrait aussi foire des guerres de tarifs, lorsque la liberté a définitivement remplacé la prohibition?

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