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ALCALIS

quelques-uns sont employés dans les préparations pharmaceutiques et dans l'industrie, tels que le carbonate d'ammoniaque ou sel volatil d'Angleterre, et les divers sels ammoniacaux.

Soudes (carbonate de soude), {angl. et allem. : Soda; espagnol : Barrilla; arabe : Kali d'où Al-Kali). — Les soudes du commerce se divisent en soudes brutes naturelles, soudes brutes factices et sels de soude ou soude raffinée.

1 ° Les soudes brutes naturelles se trouvent toutes formées dans les lacs alcalins d'Egypte et d'Arménie et dans les steppes de Hongrie entre Szegedin et Debreczin ; ces produits, très-riches en carbonate de soude et désignés ordinairement sous le nom de nalron, sont aujourd'hui assez rares dans le commerce. Les soudes naturelles les plus répandues s'obtiennent par la combustion et le lessivage des plantes marines, algues, varechs, etc., dont les cendres renferment 2 à 36 % de carbonate de soude. Elles circulent en fragments irréguliers, de couleur grisâtre et de densité variable.

Les plus estimées sont les soudes d'Alicante ou barille douce qui marquent 50° à 60° à l'alcalimètre et contiennent 25 à 30 °/0 de carbonate de soude ; eiles circulent en balles de 250 à 600 kilog., sous quadruple enveloppe de sparterie et de grosse toile, en masses compactes de couleur cendrée, et se vendent 15 à 25 fr. les 1 00 kilog.

Viennent ensuite les soudes de Malaga et de Carthagène (barille salée) qui marquent 30 à 35° à l'alcalimètre et qui circulent en balles de 400 à 500 kilog. sous triple enveloppe et sous forme de masses grisâtres plus ou moins mélangées de sel marin.

Les soudes de Ténériffe (20 à 30° à l'alcalimètre) et les soudes indigènes, salicor de Narbonne (15 % de carbonate de soude), blanquette d'Aigues- Mortes (5 à 7 % de carbonate de soude) et soudes de Normandie, produits de la combustion des varechs et qui contiennent moins d'un dixième p. 100 de carbonate de soude, circulent en futailles ou en vrac, sous forme de masses poreuses et grisâtres.

Les natrons d'Egypte, qui nous arrivent en balles ou en futailles et qui marquent de 80 à 30 degrés à l'alcalimètre, se reconnaissent à leur couleur rougeâtre, à leur transparence et à leurs boursouflures.

2° Les soudes brutes factices se fabriquent en France à Ghauny, à Marseille, à Bordeaux, à Alais, à Paris, à Rouen, etc., par la décomposition du sulfate de soude extrait du sel ordinaire traité par l'acide sulfurique. L'Angleterre et l'Allemagne en produisent aussi des quantités considérables.

Dans ce dernier pays on est parvenu, depuis quelques années, à extraire la soude d'un fluorure naturel, le cryolithe ou soude minérale ; ce nouveau procédé s'applique déjà sur une grande échelle à Berlin, à Harbourg, à Copenhague et à Prague. Les soudes brutes factices, qui marquent de 18 à 36° à l'alcalimètre et contiennent de 25 à 40 % de carbonate de soude, circulent en fragments irréguliers, compactes et d'un gris violacé. Les prix varient, suivant le degré, entre 5f,50 et 10f,50 les 100 kilog., en futailles, poids net.

3° Les soudes raffinées se fabriquent soit avec la soude de varech (au Conquet), soit avec la soude brute factice, beaucoup plus riche en principes alcalins : elles portent alors le nom de soude blanche ou sel de soude, poudre friable et blanchâtre (20 à 33 fr. les 100 kilog., suivant le degré), ou de cristaux de soude (14 à 18 fr. les 100 kilog.).

DICTIONNAIRE DES MARCHANDISES

Potasses ou perlasses. — Les potasses ou perlasses s'obtiennent par le lessivage des cendres de toute espèce de végétaux ; on les extrait aussi de certaines matières animales, telles que le suint, ou môme minérales, telles que le feldspath, etc.

La potasse du commerce, qui n'est autre chose qu'un carbonate de potasse impur, circule rarement à l'état de potasse crue ou de salin, c'est-à-dire de cendres simplement lessivées, et plus ordinairement à l'état de potasse calcinée, c'est-à-dire soumise à l'action du feu après le lessivage. Elle présente l'aspect de fragments irréguliers, de consistance plus ou moins dure et de nuances qui varient du blanc azuré au gris foncé et au rouge violacé. Les potasses nouvelles sont toujours les plus estimées. Elles contiennent de 50 à 80 % de carbonate de potasse. Les principaux marchés en Europe sont : Londres, Liverpool, Amsterdam, Anvers, le Havre, Marseille, Hambourg et Trieste.

LIEUX DE PROVENANCE et

CARACTÈRES DISTINCTIFS

DEGRES a l'alcalimètre.

Potasse blanche d'Amérique ou perlasse (New-York, Boston, Philadelphie).

Perlasse de Montréal (Canada). |

Potasse rouge d'Amérique (carbonate de potasse coloré par des oxydes de fer), New-York, Philadelphie.

Potasse de Russie ; St-Pétersbourg.

— Riga.

— Kazan.

Potasse de Pologne.

Potasse de Dantzick.

Potasse de Toscane (grise, blanche, bleue et violette).

*°!^J%?^r£J?™b0 à 92 ./. de carbo.

lre sorte,

2e sorte,

3e sorte,

lre sorte, 2« sorte, 3e sorte,

PRIX MOYEN

AU havre

par 100 kilogram.

EMBALLAGE

78 à 125 fr.

70 à 110 fr.

fr.

(résidu de la distill. des mêlasses

de sucre de betterave); Lille.

Cendres gravelées (provenant de la/30 x 60 0/

lie de vin ou du marc de raisin);/ „„. ■/'

Montpellier, etc. nate de

Cendres végét. vives et lessivées. t

Salin de betterave. )

nate de potasse.

de carbopotasse.

50 à 69 fr.

60 à 80 fr.

54 à 86 fr.

68 à 96 fr.

(à Marseille).

80 à 130 fr.

40 fr.

2,75 à 3 fr.

20 fr.

(Barils de 150 à 200 l kilogrammes.

[ Barils de 200 à 400 l kilogrammes.

Barils de 350 à 600 kilogrammes.

Id.

Fûts de 350 kilog.

Fûts de 300 à 500

kilogrammes.

Fûts de poids

En vrac.

Id.

Sonde et potasse caustiques. — La soude pure ou soude caustique, qui s'emploie dans la pharmacie, la parfumerie pour la fabrication des savons fins et dans les laboratoires comme réactif, est un corps blanchâtre, déliquescent à l'air et obtenu en traitant le carbonate de soude par la chaux et en rectifiant par l'alcool le produit de cette combinaison. Elle circule en flacons bouchés à l'émeri. (Soude à la chaux, 2 fr. le kilog., à l'alcool pure, 4 3 fr.).

La potasse caustique, qui s'emploie aux mêmes usages et qui reçoit en outre quelques applications en médecine, se prépare par des procédés identiques en substituant seulement le carbonate de potasse au carbonate de soude et présente les mêmes caractères. (Potasse caustique à la chaux, % fr. le kilog., à l'alcool, 43 fr.).

Tares et usages commerciaux. — La tare est de 14 kilog. pour les soudes d'Espagne, en triple enveloppe; de 16 pour les soudes, en quadruple enveloppe; d'autres provenances, en futailles, poids net ; le terme est de quatre mois à Nantes et au Havre.

Pour les perlasses et potasses des États-Unis, de Russie, de Dantzick et d'Italie, la

tare est de 12 % ; pour celles de Finlande, de 15 %; celles de Hongrie et d'Allemagne se vendent au poids net. Le terme est de quatre mois au Havre et à Nantes, de quatrevingt-dix jours à Bordeaux, de six mois avec escompte do 2 1/2 p. 100 à Londres.

Régime douanier. — Les soudes de varech payent, d'après les tarifs projetés de 1878, 0 fr. 15; les soudes caustiques, 6 fr. 40; les soudes artificielles brutes, 1 fr. 90 au-dessous de 30°. et 5 fr. 85 au-dessus; les cristaux de soude, 1 fr. 90; les sels de soudes, 4 fr. 10 audessous de 60°, et 14 fr. au-dessus; le tout par lflOkilog.; les salins de betterave, 0 fr. 10.

Les potasses et perlasses des pays hors d'Europe ou du cru des pays d'Europe sont exemptes; d'ailleurs elles payent net 2 fr. 40.

Les falsifications des soudes ou potasses sont nombreuses ; l'addition des matières terreuses, sable, terre, poussière de brique, etc., est facile à reconnaître par la simple dissolution dans l'eau où ces matières forment un résidu.

Les mélanges de corps solubles dans l'eau, tels que le sel marin, etc., se reconnaissent au moyen de l'alcalimètre de Gay-Lussac *.

Les usages industriels des soudes et des potasses sont des plus variés ; l'industrie des produits chimiques, la verrerie, la teinture, la fabrication des poudres et des salpêtres, la chamoiserie, la blanchisserie (lessive), l'agriculture même (cendres employées comme engrais), s'en servent chaque jour et donnent à ce produit une haute importance commerciale.

(Anglais, Spirits; allem., Alkohol.)

Les alcools s'extraient par la distillation, soit du vin et du marc de raisin, soit des grains, des fécules, de la betterave, en un mot de tous les corps qui contiennent iwi principe sucré.

Les alcools du commerce peuvent se diviser en trois classes : esprits, eauxde-vie et liqueurs alcooliques non composées.

Les esprits du commerce se classent en esprits distillés du vin, dits 3/6 2 du Languedoc, et esprits distillés de la betterave, des grains, des fécules, de la mélasse, etc., dits 3/6 du Nord.

Les 3/6 du Languedoc se vendent à 86° centigrades (Gay-Lussac) à la température de 15° du thermomètre centigrade. La surforce au-dessus de 86° ne donne pas lieu à bonification ; la faiblesse au-dessous de 86° et jusqu'à 83° donne lieu à une réfaction proportionnelle ; au-dessous de 83°, l'acheteur peut refuser la marchandise.

1. D'après la méthode de Gay-Lussac, on commence par préparer une liqueur normale de la manière suivante : On pèse 100 grammes d'acide sulfurique concentré, marquant 66° à l'aréomètre, et on l'étend d'une quantité d'eau telle que la liqueur refroidie occupe exactement un litre ; 50 centimètres cubes de cette liqueur contiennent donc 5 grammes d'acide concentré et peuvent saturer 4&r,807 de potasse et 3«r,202 de soude pure. Cela fait, on prendra 4er,807 de la matière à essayer si c'est de la potasse, et 3sr,202, si c'est de la soude ; on les dissoudra dans 50 grammes d'eau pure dans un vase de verre. On versera dans une burette graduée en 1/2 centimètres cubes, 50 centimètres cubes de la liqueur normale qui y occupera 100 divisions ; puis, après avoir coloré la liqueur alcaline par une dissolution bleue de tournesol, on y versera goutte à goutte l'acide jusqu'à ce que la liqueur bleue devienne rouge. Si l'alcali avait été pur, tout l'acide aurait été nécessaire pour obtenir ce résultat ; si on n'y a versé que 50 ou 60 divisions, l'alcali ne contient que 50 ou 60 0/o de matière pure. (Dictionnaire général des Sciences, par MM. Privat-Deschanel et Focillon.)

2. On appelle 3/6 une dissolution alcoolique à un degré de concentration tel, qu'il faut y ajouter une quantité d'eau qui double son volume pour la ramener au degré de l'eau-de-vie ordinaire, soit 19° de l'aréomètre Cartier, et 50° de l'aréomètre Gay-Lussac,

420 D1CTIONNAIKE DES MARCHANDISES.

Les 3/6 du Nord se vendent à 90° centigrades de l'alcoomètre Gay-Lussac, à la température de 15° centigrades. La surforce au-dessus de 90° jusqu'à 95° donne lieu à une bonification proportionnelle ; au-dessus de 95° il n'y a pas lieu à bonification ; la faiblesse au-dessous de 90° jusqu'à 87° donne lieu à une réfaction proportionnelle ; au-dessous de 87°, l'acheteur peut refuser la marchandise.

Les 3/6 se vendent légalement à l'hectolitre nu. Ils sont généralement logés dans des futailles garnies de quatre cercles de fer, désignées sous le nom de pipes, et dont la contenance effective s'entend de 620 litres.

Les principaux marchés sont pour les 3/6 du Midi : Bordeaux et Béziers ; pour les 3/6 du Nord : Lille et Paris ; pour les esprits d'Amérique (New-York) : le Havre. Les prix varient de 50 à 88 fr. l'hectolitre pour les 3/6 du Nord, suivant l'abondance de la marchandise, l'époque de la livraison, le degré, etc., et de 65 à 110 fr. pour les 3/6 du Midi.

Les eaux-de-vie peuvent s'extraire de toutes les matières qui produisent l'alcool, mais celles qui proviennent de la distillation du vin sont supérieures à toutes les autres. Elles sont dites faibles à 38° de l'alcoomètre de Gay-Lussac, ordinaires à 50° et fortes à 56°,5. Sur la place de Bordeaux, le principal marché du monde pour les spiritueux, les eaux-de-vie sont classées en quatre catégories ou preuves :

1° Les eaux-de-vie ordinaires du Bordelais, de Marmande (pièces de 4 hectolitres, ou barriques de 230 litres), d'Armagnac (pièces de 4 hectolitres), sont admissibles à 52°; de 52° à 54°, la surforce donne lieu à une bonification proportionnelle ; de 52° à 48°, la faiblesse donne lieu à une réfaction proportionnelle ; au-dessous de 48°, l'acheteur peut les refuser.

2° Les eaux-de-vie de Cognac supérieures (fines-champagnesj ou secondaires (eaux-de-vie des bois) ; celles de la Rochelle, de Saintonge, etc., forment la deuxième preuve. Elles sont vendues à 60 degrés ; de 60° à 63°, la surforce donne lieu à une bonification proportionnelle ; de 60° à 57°, la faiblesse donne lieu à une réfaction proportionnelle ; au-dessous de 57°, l'acheteur peut refuser la marchandise. Elles sont logées en fûts de 2 à 5 hectolitres.

Les eaux-de-vie dites vieilles, qui perdent leur force en vieillissant, sont l'objet de conventions particulières.

3° La troisième preuve comprend les eaux-de-vie destinées à l'exportation, et dont le degré varie suivant les exigences du lieu de destination ; les eaux-devie preuve de Hollande marquent 52°, les eaux-de-vie preuve de Londres, 58° à 59°, pour les États-Unis, de 50° à 62°.

4° i.a quatrième preuve comprend le 3/6 (78° à 86°).

Les prix des eaux-de-vie varient suivant l'abondance de la récolte et la qualité de la marchandise.

Les eaux-de-vie nouvelles des bois se cotaient à Cognac, en 1868 (3 février), de 100 à 1 05 fr. l'hectolitre; les fincs-champagnes, de 120 à 130 fr.; en avril 1878, les bons bois ordinaires de 1876 variaient de 130 à 135 fr.; les fins bois, de 95 à *50 fr.; les fmes-champagnes de 175 fr. à 180 fr.; les eaux-de-vie de 1877 étaient cotées en moyenne, 5 et 10 fr. de moins l'hectolitre; les cognacs, de quatre à six ans, ne descendent guère au-dessous de 340 fr., et les cognacs vieux, audes-ous de 450 fr. Les eaux-de-vie du Bordelais et^du Languedoc sont cqtecc à des prix inférieurs.

Les spiritueux autres que les eaux-de-vie, qui rentrent dans la classe des

alcools, sont le genièvre ou gin anglais peu connu en France, et surtout le rhum, le tafia, le kirsch et l'arack.

Le genièvre est le produit de la distillation des baies de genièvre et se fabrique en Hollande, en Angleterre et en Belgique. En novembre 1877, à Rotterdam, les genièvres se cotaient de 80 à 102 fr. l'hectolitre, suivant le degré.

Le rhum et le tafia sont extraits de la mélasse de canne à sucre ; le tafia n'est autre chose que du rhum de qualité inférieure. On y ajoute, pour leur donner le goût particulier et la coloration ambrée qu'ils présentent, des pruneaux, des rognures de cuir, du goudron, du girofle et du caramel. Ils marquent à l'alcoomètre, de 50° à 65°; plus ordinairement, 52° à 53°. Us perdent leur force alcoolique en vieillissant.

Les eaux-de-vie de sucre se fabriquent surtout dans les Antilles (Jamaïque, Antilles françaises, etc.), d'où elles nous viennent en barriques de 200 à 400 litres.

Elles se vendent à l'hectolitre (48 à 80 fr., tafias; 70 à 180 fr., rhums, par hectolitre].

L'arack est une eau-de-vie de riz qui se fabrique surtout dans les Indes Néerlandaises. En novembre 1877 on cotait, à Amsterdam, les aracks de Batavia, jaunes et jaunes clairs, 300 fr.; les blancs nouveaux, 530 fr.; les vieux, 550 fr.; le tout par 563 litres.

Le kirsch, extrait des noyaux de merise, se fabrique surtout dans les Vosges et dans la Forêt-Noire ; il ne faut pas le confondre avec le prétendu kirsch que l'on obtient en faisant macérer dans de l'eau-de-vie des feuilles de pêcher ou de laurier-cerise. (Kirsch vrai, 3 fr. à 2f,80 le litre.)

Falsifications. — Il n'est pas de commerce où la fraude se pratique avec plus d'impudence et avec des procédés plus variés et plus difficiles à saisir que dans celui des spiritueux. L'une des plus fréquentes, l'addition de l'eau, se reconnaît à première vue au moyen de l'alcoomètre centésimal de Gay-Lussac , construit de manière à s'enfoncer d'autant plus dans le liquide que la proportion d'alcool est plus forte et par conséquent la densité moins considérable. L'addition d'eau-de-vie de marc, de fécules, de cidre, de grains, se trahit le plus souvent au goût pour un palais tant soit peu exercé. La coloration factice au moyen du safran ou du curcuma se reconnaît en mêlant à l'eau-de-vie une petite quantité de potasse qui la colore en rouge si elle contient l'une de ces deux substances. Le Dictionnaire des falsifications, de M. Chevallier, indique avec une remarquable précision les fraudes les plus usitées et les moyens de les constater, dont rénumération dépasserait les bornes qui nous sont imposées.

Usages commerciaux. — Les esprits se vendent par hectolitre et quelquefois aussi par velte de 7 litres 61 centilitres, et par pipe de 620 litres. A Bordeaux, les frais, en dehors du prix de vente, sont de 0f,75 par barrique, 1 fr. par pièce de 4 hectolitres, et lf ,50 par pièce de 6 hectolitres pour dépotage ; 1 fr. par barrique, 2 fr. par pièce de 4 hectolitres et 3 fr. par pipe de 6 hectolitres pour courtage et agréage, le tout payable par moitié par le vendeur et par l'acheteur. Les esprits et eaux-de-vie se vendent à vingt jours de terme, escomptables au gré du vendeur.

A Nantes, les eaux-de-vie, rhums et tafias se vendent à l'hectolitre, à quatre mois de terme à dater de la livraison.

Régime douanier. — Les droits d'entrée sur les alcools étrangers sont uniformément de 20 fr. l'hectolitre (15 fr. tarifs conventionnels). Les spiritueux potables sont soumis aux droits d'accise (150 fr. par hectolitre d'alcool pur).

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