LIN
(Anglais, Flax; allem., Lein et Flachs; holL, Vlas; russe, Lew.)
Le lin est une fibre textile, provenant de l'écorce d'une plante qui croît en France et dans presque toute l'Europe. Après la récolte, la plante doit subir, comme le chanvre, des opérations successives, qui ont pour but de détacher les parties filamenteuses des parties ligneuses, rouissage, teillage ou broyage, raclage et peignage. L'étoupe, résidu de ces deux dernières opérations, sert à faire des toiles d'emballage et autres ouvrages grossiers, et se vend du reste au poids net comme le lin.
Suivant le degré de préparation, on distingue le lin brut ou simplement teille et le lin peigné; le second est presque le seul qui donne lieu à des tran-
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sactions importantes dans le commerce général. Suivant la couleur, les lins se classent en lins blancs, nerveux, mais souvent assez gros, lins bleus ou lins gris, souples, soyeux et fins, mais moins forts que les précédents, et lins roux, qui ne servent qu'à fabriquer les tissus de qualité inférieure et qui se filent difficilement; enfin, suivant la grosseur, en lin froid (lin d'été) ou lin de fin, lin moyen et lin de gros ou lin chaud (lin d'hiver).
Les lins français sont presque les seuls qui circulent à l'état brut, en paquets ou bottes de 1 ,500 grammes à 2 kilogr., qui portent le nom de pierres et que l'on j réunit par 50 ou 60 en balles de toile de 90 à 150 kilogr. Ils proviennent surtout de l'Artois, de la Flandre et de la Picardie. La valeur des tiges brutes, vertes, sèches ou rouies, est en moyenne de 24 à 28 fr. les 400 kilogr.; celle des lins teilles de 4 70 à 24 0 fr.; celle des étoupes de 80 à 415 fr. les 4 00 kilogr. '
Les lins peignés français circulent en balles ou caisses de tout poids, par écheveaux ou cordons que l'on réunit pour former un paquet ou queue de cheval du poids de 4/2 kilogr. et quelquefois de 250 grammes. Les lins blancs fins provenant surtout de la Flandre française et de quelques cantons de la Bretagne, du Maine et du Languedoc, sont généralement livrés au commerce en paquets de 500 grammes, formés de 8 tresses longues de 20 à 30 centimètres (lins blancs à la rose), ou en paquets de même poids formés de 20 à 25 tresses (lins à mille points blancs). Les lins bleus ou gris fins, tirés presque toujours des mômes provenances, ont aussi le même emballage. Les lins moyens gris ou blancs proviennent surtout de la Normandie, de la Bretagne, de la Flandre et de la Gascogne; les gros lins, de l'Anjou et de la Bretagne. La qualité est indiquée par des lettres de A jusqu'à L ou par des numéros de 4 jusqu'à 42. Les numéros les plus élevés correspondent aux qualités supérieures.
La commission des valeurs fixe à 220 fr. pour 4 875, à 240 pour 4 876 le prix moyen des lins peignés d'origine française (par 4 00 kilogr.).
Nous recevons des lins de Riga en ballots de 170 à 220 kilogr., entourés de cordes et de nattes et marqués des lettres K. HK. WK. PK. FPK. HFPK. WFPK. GFPK. ZK. HZK. WZK. GZ pour les qualités de choix, ou Kron : W. PW. GPW. HPW. WPW pour les secondes qualités, ou Wrack : D. PD. SD. PSD. FPSD. DW. WFPHD. etc., pour les lins rouis sur pré et les qualités inférieures (dreiband) ;
De Saint Pétersbourg, en balles de 4 2, 9 et 6 paquets; ces lins sont dits à 42, 9 et 6 têtes, et correspondent à la qualité supérieure, moyenne et inférieure;
De Marienbourg (Prusse), avec les marques M. CM et RD;
D' Amsterdam , où les lins se classent en lin bleu de Hollande, commun, bon commun, moyen, bon moyen, très-bon moyen, fin et exlrafin, et lin blanc de Zélande, et se vendent à la pierre de 4,500 grammes;
De Belgique ,o\\ les marques sont les mêmes qu'en France;
Et d' Alexandrie (Egypte).
La moyenne des prix des lins étrangers est de 4 37 à 4 9^ fr. pour les lins teilles (100 kil.), de 200 à 290 fr. pour les lins peignés, par 100 kilogr. Les lins se vendent partout au poids net. (Escompte 3 % à Paris.)
Rér.rME douanier. — Les lins bruts et peignés sont exempts (tarifs conventionnels et tarif de 1878).
LIQUEURS
Le nom générique de liqueurs s'applique à tous les produits qui s'obtiennent par infusion ou distillation, et qui ont pour bases le jus ou l'essence des plantes,
LIQUEURS. 5il
fruits ou fleurs de toute espèce, le sucre, l'eau-de-vie de vin, presque toujours additionnés de substances aromatiques, telles que le girofle, la vanille, la cannelle, etc., et de substances colorantes, telles que le safran, la cochenille, le
caramel, etc. .
Le nom de crème se donne en général aux liqueurs blanches, et celui d huile, aux liqueurs colorées en jaune par le safran qui, grâce à la proportion plus forte de sucre, deviennent épaisses et filantes.
Nous n'avons pas la prétention de donner une énumération complète des espèces infinies de liqueurs que crée chaque jour l'imagination des fabricants, et dont la nomenclature est du reste beaucoup plus variée que la composition ; nous nous bornons aux plus connues et à celles qui sont l'objet d'un commerce de quelque importance.
Les liqueurs sont soumises au droit de 40 fr. l'hectolitre. (Idem, tarifs conventionnels.)
LIQUEURS
PRIX
COURANT (Paris).
Le litre.
Absinthe suisse.
Absinthe verte ou blanche.
Anisette.
Bitter.
Brou de noix.
Cannelle (eau de).
Cassis.
Chartreuse (verte ou jaune).
China-China.
Crèmes de framboise, de menthe, de rose, de vanille, de moka,
d'ananas, de noyau, etc.
Curaçao.
Id.
A l'entronot d'octroi.
Id.
3 à 8 le cruchon.
PROVENANCES
COMPOSITION
Couvet (Suisse), Pontarlier, en futailles cerclées de ter de 80 à 100 litres.
Paris, Marseille, etc.
Bordeaux, Martinique (cruchons de grès ou petits fûts).
Hollande (caisses de 15 à
25 bouteilles).
Paris, Lyon, etc. (en cruchons et bouteilles).
Lyon, la côte Saint-André (en flacons).
Dijon, Paris (en cruchons bouteilles et fûts).
Grande-Chartreuse et Grenoble (en bouteilles de verre et flacons clisses).
Lyon, Grenoble, Voiron. Paris, etc.
Lyon, Grenoble, Taris.
Cette liqueur se fait avec des feuilles d'absinthe ; on y ajoute de l'angélique, de la badiane, et on la colore en vert avec le suc de l'ache, des épinards, des orties, etc. Elle marque 2> à l'alcoomètre et prend un aspect laiteux quand on y verse lentement de l'eau.
Cette liqueur, de qualité inférieure, est quelquefois colorée en vert avec des sels de cuivre et trouble peu l'eau qu'on y ajoute.
Sirop de sucre et alcool aromatisé avec de l'anis ; se fabrique également à Lyon, Grenoble, Paris, etc.
Extrait de gentiane et de zeste de ^citron.
Écorce de noix infusée dans l'eau-de-vie ; liqueur amère et stomachique.
Essence de cannelle et de girofle, eau-de-vie et sucre.
Infusion de cassis dans l'alcool additionné de sirop de sucre.
Les essences d'angélique, de coriandre , de mélisse et de menthe, forment la base de cette liqueur, qui, du reste, est trèssouvent contrefaite à Paris, à Lyon, etc.
Cannelle, girofle, muscade et quinquina.
Les noms indiquent la base de ces liqueurs.
Lyon, Paris, etc. (en cruchons et bouteilles de
verre noir).
Hollande (en cruchons de * grès ou petits fûts).
Zeste d'oranges d'oranges douces.
amères et
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LIQUEURS
Eau de noyau.
Elixir de Garus.
Liqueurs des îles.
Marasquin, de France.
— de Zara.
Ratafia de Grenoble.
Rosoglio. Thé (crème de).
Vermouth.
Vespétro
PRIX
COUKANT.
4 fr.la bouteill.
5 fr. le flacon.
5,50 le 1/2 flac.
2,50 la bouteill.
G fr. le flacon.
3,60 le flacon.
2,75et5fr.lelit.
2,50 à 4 le lit.
PROVENANCES
COMPOSITION
Phalsbourg, la Côte Saint- André, en verres blancs.
Paris.
La Martinique, la Bar-
bade, la Guadeloupe.
Lyon, Paris, etc.
Lyon, Paris, Marseille.
Zara (Autriche) et Italie.
Grenoble, Lyon, Voiron, etc.
Lyon, Turin, etc.
Lyon, Paris, Marseille.
Turin, Paris, Lyon, etc.
Paris, etc.
Les eaux, huiles ou crèmes de noyaux sont fabriquées avec des noyaux de pêches et d'abricots distillés dans l'alcool.
Teinture alcoolique d'aloès, de myrrhe, de cannelle et de muscade, colorée avec du caramel et additionnée de sirop de sucre.
La base ordinaire est l'ananas, le cédrat, le citron et la fleur d'oranger, additionnés de cannelle, muscade, etc.
Produit de la distillation des fèves Tunka.
Produit de la distillation des cerises marasca, avec addition de miel.
Le jus des cerises noires de Saint-Marcellin est la base de cette liqueur.
Crème de roses colorée avec de la cochenille.
Infusion d'absinthe, d'angélique et de gentiane dans du vin blanc.
Orange, girofle, etc.