COMPTES
Marchandises générales. .
Caisse
Effets à recevoir
Effets à payer
Pertes et Profits
Paul
Durand
Lebrun
Garnier
Mènard
Beaufond
Damay
Nanteuil
Boyer
Villeneuve
Arnauld, si compte courant
Bulton
Foissac
Loyers payés d'avance. .
Frais de maison
Frais généraux
Dépenses personnelles . . .
Mobilier
Didier
Actions de la Compagnie du Soleil
Arnauld, si compte de marchandises
Rougemont
Banque de France
Rentes sur VÉtat
Obligations hypothécaires .
Marchandises en commission chez Arnauld. . . .
Maison à Bordeaux. . . .
Château de C***
Légataires et créanciers
Marchandises de compte à 1/3
Capital
ce
Débit.
Débit. Crédit.
Ainsi, pour le mois de septembre, le montant du Journal s'élève à 381093 fr. 80; il est égal à celui des débits du Grand-Livre et aussi à celui des crédits, qui s'élèvent chacun à 381093 fr. 80.
11 en est de même au 31 décembre, où le total de l'addition du Journal, aussi bien que le total des débits et des crédits du Grand-Livre, s'élève à 1 408619 fr. 72 c.
115. Pour passer écriture des exemples précédents, nous avons fait usage seulement des cinq comptes généraux. Ils suffisent à la rigueur pour passer en partie double toute espèce d'opérations, puisqu'une opération quelconque peut être classée sous l'une de ces cinq dénominations générales. Mais dans la pratique, on se sert ordinairement d'un plus grand nombre de comptes. On désire souvent connaître les bénéfices qu'on peut faire en particulier sur une branche importante de son commerce, sur les fers, par exemple, sur les vins, ou telle autre espèce de marchandise. Dans ce cas, il devient nécessaire d'ouvrir, en outre du compte de Marchandises générales, un compte spécial sous le nom de fers, de vins, ou sous toute autre dénomination.
Lorsqu'on achète une propriété et qu'on veut en connaître le revenu net, il faut également lui ouvrir un compte spécial.
Il est nécessaire encore d'ouvrir des comptes particuliers aux différentes natures de dépenses, sous les noms de frais généraux, dépenses personnelles, frais de maison, ou autres, pour savoir précisément à combien s'élève chacune de ces dépenses.
Enfin, on peut créer des comptes pour certaines particularités de son commerce et sous autant de dénominations qu'on peut distinguer d'espèces différentes d'objets commerçables.
Mais un compte quelconque, quelle que soit d'ailleurs la dénomination qu'on juge convenable de lui donner, ne peut être autre chose qu'une subdivision des cinq comptes généraux ou génériques qui nous sont déjà connus et, conséquemment , il doit être tenu d'après les mêmes principes que le compte général dont il est la subdivision.
Ainsi, par exemple, on débitera le compte de fers, comme on l'a fait pour celui de Marchandises générales, toutes les fois qu'on recevra du fer, et on le créditera, au contraire, toutes les fois qu'on en fournira.
Il n'est donc pas plus difficile de tenir une comptabilité dont les comptes sont plus nombreux et les dénominations plus variées, puisque les principes généraux restent les mêmes.
Nous allons indiquer successivement les subdivisions les plus usuelles des cinq comptes généraux.