DUDIT
J'ai renouvelé mon mobilier et payé pour achat de meubles nouveaux 8000 fr.
[Mon mobilier prenant de l'importance, j'ouvre un compte spécial sous le nom de Mobilier personnel.
je débite ce compte par le crédit de la Caisse de la somme que j;ai déboursée à cette occasion.] Et j'écris au Journal, art. 71.
J'ai expédié à Arnauld 20 tonneaux de vin de Médoc dont la facture s'élève à 10100 fr., et je lui ai donné l'ordre d'en payer le montant à Didier, de Lyon.
[Je crédite Marchandises générales, puisque je livre des marchandises; Arnauld qui les reçoit devrait être débité; mais comme je lui donne ordre d'en compter le montant à Didier, c'est Didier qu'il faut débiter, puisqu'il reçoit en définitive pour mon compte les 10100 fr. (99).] Et j'écris au Journal, art. 72.
Raymond, de Sedan, m'a expédié une balle de draps divers, montant à 8355 fr. dont il m'a donné ordre de compter la valeur à Nanteuil, ce que j'ai fait en remettant acquitté audit Nanteuil son billet de 8000 fr. au 11 mars, que j'avais en portefeuille, et en lui comptant pour solde 355 fr 8355 fr.
Ces marchandises ont fait 100 fr. de frais que j'ai payés à leur réception 100
8^55 fr.
[Je reçois une balle de draps de la valeur de 8355 fr., et à la réception j'ai payé 100 fr. de frais qui sont une augmentation du prix coûtant (82); donc il faut débiter Marchandises générales de 8^55 fr. Raymond, à qui je dois les 8355 fr. de draps qu'il me fournit, m'ordonne de les payer pour son compte à Nanteuil, ce que je fais ; je ne dois donc pas créditer Raymond, mais à sa place le compte d'Effets à recevoir d'où sort le billet de Nanteuil que je lui rends acquitté. La Caisse doit être également créditée des 100 fr. déboursés à la réception et des 355 fr. que j'ai comptés pour solde à Nanteuil, qui, dans cette circonstance, ne doit être ni débité ni crédité (69)]. J'écris au Journal, art. 73.
198. Règle générale. Lorsqu'on reçoit l'ordre d'un correspondant de payer pour son compte une somme à un tiers, ce n'est pas le tiers, qui nous est étranger, qu'il faut débiter, mais bien le correspondant pour le compte et par l'ordre duquel on opère. Principe déjà donné (100).
J'ai acheté au comptant à Desbassyns 42 actions nominatives de la Compagnie d'assurances contre l'incendie dite du Soleil, à 66 % de perte pour lui sur le pair des 1890 fr. de rentes à 5 °/0 sur l'État, qui en forment la garantie *..., pour 18500 fr.
[J'achète des actions : j'ouvre un compte spécial à actions de la Com-
1 . Cet achat a eu lieu lorsque cette compagnie était sous le coup d'un appel de fonds; sans se préoccuper des détails, il faut ne passer écriture que de la somme déboursée.
pagnie du Soleil, que je débite de mon achat, et je crédite la Caisse d'où sortent les fonds donnés en payement.] J'écris au Journal, art. 7/j.
Payé mon acceptation à la traite de Barry, ordre de Léonard, échue ce jour /j500 fr.
[Je débite les Effets a payer pour l'acceptation qui me rentre acquittée (69), et je crédite la Caisse d'où sortent les fonds pour la payer.] J'écris au Journal, art. 75.
J'ai acheté aux suivants ce qui suit, et je leur ai donné ordre de
tirer pour mon compte sur Didier, de Lyon, pour le montant de leur facture.
Acheté à Garnier 7 tonneaux de vin de Médoc pour . . . 3500 fr.
Id. . , Paul. .10 id 4000
Id. . • Lebrun. 5 id 2600
10100 fr.
[Puisque j'achète des marchandises, je débite le compte de Marchandises générales. Je devrais créditer ceux qui me les fournissent; mais comme je les leur paye aussitôt en les autorisant à disposer pour mon compte du montant de ce que je leur dois, sur Didier, de Lyon, c'est Didier que je dois créditer, parce qu'il opère pour mon compte un payement dont je dois lui donner crédit (99). ] J'écris au Journal, art. 76.
202. Règle générale. Quoique le payement ne soit pas encore fait, il n'en faut pas moins créditer le correspondant chargé de V effectuer ; il suffit qu'on lui en ait donné l'ordre pour que son compte doive être crédité.
J'ai acquitté mon billet ordre Paul, échu ce jour 1000 fr.
[Je crédite la Caisse de l'argent que je verse, et je débite les Effets à payer du billet qui me rentre]. J'écris au Journal, art. 77.
J'ai vendu aux suivants ce qui suit :
A Durand, 10 tonneaux de vin de Médoc payables, à l'escompte de 3 1/4 pour 0/0 5060 fr.
A Beaufond, 12 tonneaux, même qualité, payables en papier sur Hambourg 6990
12050 fr.
[Je vends des marchandises : les Marchandises générales doivent être créditées; Durand et Beaufond qui les achètent doivent être débités.] J'écris au Journal, art. 78.
Beaufond m'a remis une traite sur Lyon, au 15 février, de 6990 fr. en payement des marchandises à lui vendues le 16 courant. . 6990 fr.
[Je reçois un effet à recevoir : le compte qui le concerne doit être débité ; Beaufond qui remet cet effet doit être crédité.] J'écris art. 79.
J'ai encaissé le billet Garnier à mon ordre échu ce jour. 1245 fr. 62 c.
[Je débite la Caisse de l'argent qui entre en caisse, et je crédite le compte d'Effets à recevoir pour le billet qui sort de mon portefeuille (69).] J'écris au Journal, art. 80.
Durand m'a compté 5060 fr. sous escompte de 3 1/4 %» en payement des marchandises que je lui ai vendues le 16 courant. L'escompte qu'il a retenu est de 164 fr. 48 c.
Espèces reçues 4895 fr. 52 c.
[Je reçois 4895 fr. 52 c. en espèces, et un escompte de] 164 fr. 48 c. m'est retenu ; je débite donc la Caisse de 4895 fr. 52 c, et le compte de Pertes et Profits de cet escompte. 11 faut créditer de la somme totale Durand qui éteint réellement une dette de 5060 fr.] Et j'écris au Journal, art. 81.
Arnauld m'ayant expédié 80 pièces de drap de soie assorties pour vendre pour son compte à la commission, j'ai déboursé 200 fr. de frais •à la réception de ces marchandises 200 fr.
[Je reçois des marchandises que je n'achète pas, mais que je dois, au contraire, vendre à la commission pour le compte d'Arnauld ; par conséquent ce n'est pas Marchandises générales qu'il faut débiter, mais Arnauld pour compte de qui je débourse les 200 fr. de frais de la réception : ainsi je devrais écrire Arnauld à Caisse 200 fr.
Mais, comme cette consignation importante va donner lieu à de nombreux articles, je puis ouvrir un compte spécial à cette opération, sous le nom d'Arnauld son compte de marchandises, pour ne pas le confondre avec son compte courant (voyez : Des divers comptes qu'on peut ouvrir au même Correspondant (165)]. Et j'écris au Journal, art. 82.
Payé pour les dépenses de maison 850 fr.
Pris dans la caisse pour mes dépenses personnelles 750 Versé dans la petite caisse des ports de
lettres 200 fr.
Payé les appointements 500 fr. 700 fr. 2300 fr.
[Je crédite la Caisse des 2300 fr. payés pour dépenses diverses; et, au lieu d'en débiter Perles et Profits, comme précédemment, je débite les comptes de dépenses de maison, dépenses personnelles et frais généraux de la somme qui concerne chacun d'eux.] Et j'écris au Journal, art. 83.
J'ai vendu à Strekeysen 60 des pièces de drap de soie d' Arnauld, montant à 20000 fr., en payement desquelles il m'a ouvert un crédit sur le banquier Rougemont 20000 fr.
[Je vends des marchandises d'Arnauld et non des miennes ; c'est donc Arnauld son compte de Marchandises qu'il faut créditer et non Marchandises générales. Je devrais débiter Strekeysen qui les achète ; mais, comme il les paye en m'ouvrant un crédit sur Rougemont, c'est ce dernier qu'il faut débiter à sa place.] J'écris au Journal, art. 84.
J'ai tiré une lettre de change à vue sur Rougemont à l'ordre d'Arnauld, à qui j'ai fait cette remise à valoir sur la vente de ses draps de soie 10000 fr.
[Je fais une remise à Arnauld à valoir sur le produit de la vente de ses draps de soie ; je dois donc débiter spécialement son compte de marchandises.
La remise que je donne ne sort point de mon portefeuille, je la crée à l'instant pour la donner; je ne crédite donc pas Effets à recevoir, mais bien Rougemont, sur qui je tire la traite.] J'écris au Journal, art 85.
J'ai tiré une traite à vue sur Rougemont à l'ordre de Peyrayre, qui m'en a compté le montant au pair 10000 fr.
[Je tire une traite sur Rougemont : je dois le créditer ; Peyrayre, à qui J3 la négocie, m'en remet aussitôt le montant : je débite la Caisse.] lit j'écris au Journal, art. 86.