‹ Manuel et code d'entretien et de construction, d'administration et de police des routes et des chemins vicinaux résuméChapitre 6 sur 68 · DU PROFIL DES ROUIES · texte numérisé non relu

DU PROFIL DES ROUIES

t)u d'un empierrement composé de plusieurs couches de pierres cassées ; les accotemens sont «n terrain naturel , de sorte que leurs propriétés varient avec celles du sol sur lequel la route est assise.

La voie d’une route doit remplir deux conditions essentielles : être commode pour les voitures, et facile à assécher.

Elle est commode pour les voitures , lorsqu’elle est solide , élastique et unie.

Elle est d’un assèchement facile , lorsque les eaux des terres voisines ne peuvent pas y arriver, et que les eaux pluviales qui tombent sur • -sa surface trouvent un écoulement libre.

On ne peut atteindre complètement ce but qu’en bombant la voie vers l’axe de la chaussée et en l’inclinant vers ses bords. En ce cas :

Si la route est en terrain naturel ou en déblai (Gg 5, 7, 13, 14 et 15) , il faut la border de deux fossés. Ces fossés sont de véritables canaux , qui reçoivent à la fois les eaux des terres voisines et

celles de la chaussée, et qui doivent avoir une pente suffisante pour les conduire dans un endroit où elles ne produisent aucun effet nui-' sible.

Si la route est en remblai ( Gg, 9) , les fossés deviennent inutiles , car le sol des terres voisines étant au-dessous de celui de la route, recôit les eaux de celle-ci et n’y déverse pas les siennes.

Enfin, si la route est à mi-côte (Gg. 10), il jaut pratiquer un seul fossé du côté de la montagne. Il est même bon de mettre, de distance à autre, ce fossé en communication avec la partie

U ROUTES ET CHEMINS VKHNA.UX. MA^tCEL.'

inférieure du coteau par de petites rigoles «on» terraines telles que mn ( fig. 12). Oa évite ainsi de faire faire un trop grand parcours aux eaux. Les fosses se dégradent moins et leur I entretien est plus facile.

. Tous les constructeurs ne suivent malheu* reusement pas ces règles si simples, et, dans de fausses vues d’économie , ils modifient quelque» fois la forme des profils aiusi qu’il suit :

Si la roule est ouverte en terrain naturel on ,cn déblai , ils n’ouvrent point de fossés , et inclinent les deux moitiés de la voie vers l’axe qui .* fait ainsi fonction de ruisseau ( fig. 6 et 8 ).

, Cette disposition, qu’on rencontre fréquemment dans les tues de nos grandes villes , est impraticable pour les chaussés en empierrement, car elle les exposerait à être profondément silionuées par les eaux. Dans les chaussées pavées, elle a l’inconvénient de placer au milieu de la voie un courant d’eau incommode pour les pieds des chevaux, et qui, en détrempant le sol sur lequel le pavé est fondé, altère sensiblement la solidité de tout l’ouvrage ; enfin elle est d’un effet désagréable à l’œil.

Si la roule est à mi-cote^ on se dispense du fossé qui est vers la montagne , en donnant à toute la voie une pente générale vers la vallée (fig. 11). Or , comme les eaux auxquelles il (aut donner un écoulement, arrivent presque entièrement de la montagne, il est clair qu’elles sont obligées de traverser toute la voie, et qu’elles né peuvent le faire qu’en la détruisant plus ou moins. Une pareille pente peut en outre , si elle est considérable, être fort dangereuse pour les voitures^

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