‹ Manuel et formulaire général et complet du notoriat de la province de Québec [microforme]Chapitre 22 sur 394 · nst. de Justinien, liv, LEE, tit, XXIX · texte numérisé non relu

nst. de Justinien, liv, LEE, tit, XXIX

Comme nous lavons vu, l'obligation littérale se contractait par une inscription sur les registres domestiques. Elle pouvait s'éteindre par une inscription en sens contraire, c’est-à-dire déclarant la dette reçue.

Nous devons dire quelques mots des banquiers, changeurs ou argentiers (@'gentart) qui, chez les Romains comme

chez les Grecs, ont joué un rôle impor-

tant dans les transactions privées.

Les argentiers furent désignés sous

différents noms, suivant la nature de.

leurs fonctions. On les appela «rgenturdi, mensarti, nummulari, campsores, toactores Où collectarii, et, la malignité aidant, féneratores (usuriers), et lrapezyte (marchands ou piliers de tables).

On distinguait les #ensarti des autres argentiers. Les premiers étaient ceux qui faisaient valoir l'argent de la république, tandis que les derniers étaient ceux qui faisaient valoir l'argent «des particuliers. Les zummularit étaient des espèces de subalternes, des caissiers qui comptaient l'argent et qui payaient.

Quant aux rosctores où colleeturii, is exerçaient des contraintes contre Îles débiteurs à qui la banque avait prêté de l'argent à intérêt, et allaient de porte en porte percevoir l'argent de ceux qui étaient devenus adjudicataires des choses veadues par licitation au bureau des argentiers. [ls publiaient à haute voix le prix des choses à vendre et tenaient un registre des enchères !.

Les argentiers en général tenaient leur bureau ou table de change ouverte

1 Danty, p. 685.—L, 8, $ 2, ff. de edend.—T,, 24, 8 2, de reb, auct. jud. possid.—L, 47, S 1,ff, de pactis.—Cujas, ad leg, 52, $6, f*, pro socio,

à tout le monde sur la place publique, dans une maison appartenant au fisc, et qu'ils tenaient à bail emphytéotique.

Leurs fonctions étaient publiques, et ils formaient un corps approuvé dans l'Etat, bien que leur ministère fût peu honoable, parce qu'ils exerçaient lusure.

Comme ils étaient très habiles dans les calculs et qu'ils connaissaient parfaitement la bonté des espèces, on s’adressait à eux pour dresser des comptes et | pour compter l'argent lorsqu'il s'agissait de faire des paiements. Ils tenaient ‘aussi le change et donnaient de nouvelles espèces à la place de celles qui étaient usées, moyennant un certain droit. On leur donnait de l'argent en dépôt, particulièrement ceux qui allaient en voyage. C'était chez eux que se faisaient les ventes et les achats: c’était par leur intermédiaire qu'on empruntait et qu'on prêtait de l'argent. Outre qu'ils se livraient au trafic de l'argent, ils faisaient toutes lès affaires des particuliers, recevaient leurs revenus et soldaient leurs dépenses, ce qui était nécessaire en ce temps-là, parce que la monnaie de Rome n'était pas portative et qu'il était plus facile pour les particuliers de contracter par l'intermédiaire des argentiers, que de payer comptant. Enfin les argentiers intervenaiert même souvent comme cautions pour les contractants ; et l'on peut dire qu'ils cumulaient les fonctions de courtiers, d'agents où commissaires, banquiers, notaires et autres *,

Le registre sur lequel les banquiers écrivaient les noms des créanciers et des débiteurs et l'obligation que ces

2, Nov. 4, ch. 3,$ 1.—Nov. 136,—L, 32, ff, decont. empt.—L. 24, $2, ff, de reb, auct, jud. possid.—L | 39, fT, de sotul.

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derniers avaient contractée, s'appelait calendarium. Ya forme requise dans ce livre était que le jour et le consulat,

avait été transigée, y fussent désignés !

Les argentiers étaient tenus, eux ct leurs héritiers, sous peine de dommagesintérêts, de communiquer leurs livres à tous ceux qui y avaient intérêt, et ces livres faisaient foi en justice, double circonstance qui prouve que leur ministère était public. Ceux qui leur confiaient de l'argent en dépôt avaient un privilège sur leurs biens ; mais ceux qui leur en donnaient à intérêt n'avaient aucun privilège ?.

Les «rgentarii n'étaient pas les seuls à rédiger les actes, et d’ailleurs l'usage de s'adresser à eux pour passer des actes était tombé en désuétude dès avant Justinien *

Il y avait d'autres écrivains appelés seribe, tabularii, noturii, cursores, logographi, suivant leur spécialité dns Part d'écrire, Les logographi où cursores écrivaient aussi vite que la parole.

Tous les écrivains en général, notaires ou tabulaires, secrétaires où greffiers, étaient appelés seribes ; mais on appliquait le nom spécial de notaires (aoturit) à ceux qui pratiquaient l'art d'écrire par notes et abréviations.

A l'origine, tous les scribes étaient des esclaves! Vers la fin de la répu-

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