‹ Manuel et formulaire général et complet du notoriat de la province de Québec [microforme]Chapitre 23 sur 394 · Guillot, Répert., V. Notaire · texte numérisé non relu

Guillot, Répert., V. Notaire

2, Danty, loc cit, —Guillot, Loc cit,

3 Comme on en infère du tit, XXII des /nstitutes, de Lit. oblig, (iv. ED,

t. Les esclaves qui, dans les premiers temps de Rome, faisaient les fonctions de notaires, ne peu-

vent être comparés aux officiers qui exercèrent |

plus tard et exercent actuellement une des plus nobles professions, Ces esclaves n'étaient pas des officiers en titre ; ils n'étaient que des cleres de tabellions, d’où les notaires actuels tirent plutôt

blique, les personnages qui occupaient les premiers rangs dans l'Etat avaient

| de ces esclaves, accoutumés à écrire par c'est-à-dire l'année, dans laquelle Paffaire |

notes et abréviations ; ils rédigeaient les marchés de leurs maitres, leurs conventions, les pactes de famille, et constataient les faits qui intéressaient le gouvernement et l’ordre public. L'art des notes (note, d'où notarium, notaire), consistait dans deux différentes manières d'écrire en abrégé ; par l’une on exprimait des mots par une seule lettre initiale, et par l’autre on exprimait des parties de phrases au moyen de caractères convenus, autres que ceux de lalphabet. La première manière était appelée per singla ou sigla (sigle). Les mots senatus populusque romanus s’écrivaient par sigles avec les lettres N.

P. Q. R., et en notes au moyen d'un signe assez semblable à la forme d’un S couché. La première méthode est encore en usage dans le style lapidaire et ilen reste des vestiges dans la chancellerie de Rome, où lon délivre des signatures pleines d'abréviations ; la seconde méthode se retrouve, simplifiée, dans la sténographie.

Ces différentes sortes de notes furent appelées notes de Tyron, du nom de celui qui en avait introduit l'usage à Rome, C'était un affranchi de Cicéron qui s’'adonna à écrire avec des figures étrangères aux caractères des langues connues. Il n'était pas l'inventeur de ce mode d'écriture, qui venait des Grecs, mais il le perfectionna ; c’est pourquoi

leur origine ; leurs écritures n'étaient pas authentiques, et n'étaient que des écritures privées, Leur ministère sans autorité, dit Rolland de Villargues, était à celui des tabellions, qui furent établis par, la suite, ce que sont aux notaires les copistes de

| profession.

Page 1