De Bello gall., VI
ee mt
tions matrimoniales des Gaulois. “ Le | que, préfet de Rome, écrivant au poète
mari, dit-il, prélevait sur ses propres biens, après estimation, une valeur équi-
valente (à la dot de la femme) et la!
réunissait à la dot reçue. Un état des | débiteur étaient affectés à l'exécution
valeurs réunies était conjointement dressé ; les produits ou revenus étaient mis à part et conservés. Lorsque lun
des époux venait à mourir, le tout, ca- |
pital et revenus, était remis au survivant.” Plusieurs jurisconsultes, entre autres
Lebrun, ont cru voir l'origine de la
communauté légale dans ce passage, qui à d’ailleurs donné lieu à nombre d’interprétations et d'opinions contradictoires.
Contrairement aux (Germains qui, |
| gallo-romain Ausone, disait qu'en Gaule
les héritiers sont engendrés et non institués.
Les biens et la personne même du
d'une obligation. Si les biens du débiteur ne suffisaient pas à éteindre la dette, il engageait sa personne, perdait la liberté et devenait l’esclave du créancier qui, le plus souvent, l’attachait à la glèbe, L'obligation était en outre garantie par des pleiges ou cautions,
| ou par des gages réels. Les Gaulois sti-
pulaient souvent le paiement en l’autre
| monde d’une somme prêtée dans celui-
dl | avant de se fixer en Gaule, ne possé- | |tère grecs *. Mais la langue grecque ne
daient la terre qu’en commun, les Gaulois connaissaient la propriété privée et individuelle, comme le prouvent les Commentaires de César, qui parlent de procès entre particuliers au sujet des limites de leurs champs". Ils connaissaient aussi les propriétés communes à tous les habitants d’une cité, consistant en forêts, pâturages, etc.
‘“ Comme conséquence de leurs principes sur la propriété, dit M. Guétat?, ils admettaient pour le propriétaire :
1°sa vie durant, le droit de s’obliger ; 20 à sa mort, le droit de transmettre ses biens par succession.”
D'après César, les druides décidaient les questions de successions. L’Aérédité existait donc chez les Gaulois ; mais il s'agit de lhérédité légitime, ou « intestat. Le testament semble avoir
été ignoré, car, au IVe siècle, Symma- | vent fait sentir le poids de leurs
1, De Bello gall., VI, 13, 14, 19.
2, Hist, élém. du droit français, p. 12.
ci, ce qui prouve qu'ils croyaient à l’immortalité de l’âme.
Les contrats étaient écrits en carac-
devait être connue que du petit nombre, des druides tout au plus ; aussi l'écriture n'était-elle qu'un mode de preuve secondaire. La. preuve fondamentale des contrats résidait dans les témoignages #,
Te
Période gallo-romaine
Environ 125 ans avant J.-C. les Marseillais, en guerre avec leurs voisins, appelèrent à leur secours les Romains qui s'empressèrent d’accourir en Gaule
Let de profiter de la victoire en fondant
Aix (Aque Sextiæ) en lan 123, et Narbonne (Narbo Martius) quelques années plus tard, en 118.
Dès lors, les Romains songèrent plus que jamais à soumettre ces terribles Gaulois qui leur avaient sou-
3 César, De Bello Gall., VI, 14.
4 Michot, loc. cit , I. p. 325.
CE
‘te ile ti-
du on bi-
la ait An- , à tre ns, stitre uiim-
‘aCne re, ure on-
les 8,
les ins, ins ule ant arces
nt erouurs
A SNS
PTE
Lu
CHAP, If.—HISTOIRE DU NOTARIAT EN FRANCE 31
armes et qui avaient même jadis pris Rome et assiégé le Capitole! Cette tâche était bien de nature à tenter l'ambition de César, à qui il fut donné de la remplir.
Envahie, vers l'an 113, par une armée innombrable de Cimbres et de Teutons, la Gaule fut sauvée par Marius. Envahie une seconde fois, cinquante ans plus tard, par des hordes de Germains, elle fut sauvée par César, qui repoussa au delà du Rhin Arioviste, roi des Suèves, en l'an 57 avant notre ère, après avoir écrasé les Helvètes qui, eux aussi, avaient fait irruption et menaçaient la sécurité romaine, César ne se contenta pas de ce résultat. La Gaule délivrée, ilrésolut de la conquérir, autant et pentêtre plus pour servir ses vues ambitieuses que pour la gloire de Rome. Il dirigea ses légions contre les Belges en armes contre les Romains qu'ils voulaient bien avoir pour alliés, mais non pour maîtres ; il les vainquit et soumit les autres peuples de la Gaule les uns par les autres, les uns après les autres, en profitant de leurs dissentions, ou en les isolant.
En l'an 50 avant notre ère, la Gaule était définitivement conquise, Après des répressions cruelles,et malgré l’héroïsme légendaire de Vercingétorix, elle fut toute entière réduite en province romaine *,
Afin de faciliter ses entreprises ambitieuses contre Rome elle-même, César s’'appliqua à gagner l'amitié des Gaulois, qu'il avait traités durement pendant la