‹ Manuel et formulaire général et complet du notoriat de la province de Québec [microforme]Chapitre 32 sur 394 · Michot, I, 360 ets · texte numérisé non relu

Michot, I, 360 ets

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des matières de police et avait, en.

matière civile, la juridiction de première instance !,

La classe des curiales compreniit ceux des habitants qui possédaient plus de vingt-cinq arpents (jugera) de terre, Ils jouissaient de certains privilèges ; mais leur charge était si onéreuse qu'ils

s'eforçaient de s'y soustraire, malgré |

les lois, en entrant furtivement dans l’armée, dans le clergé, dans les fonctions publiques. Ils répondaient personnellement des besoins de la ville, en cas d'insuflisance des revenus ?.

La classe du peuple (p{ebs), comprenait les petits propriétaires trop pauvres pour entrer dans la curie, les marchands et les artisans libres. Sous la république et au commencement de l'empire, l’industrie était abandonnée aux esclaves; mais, par une de ces révolutions lentes dont on ne peut suivre les évolutions, il arriva que des artisans libres travaillèrent, non pour des maîtres, mais à leur profit. Dès le Ve siècle, il y avait dans la Gaule un bon nombre d'artisans libres *, Aux premiers temps de la conquête, les hommes libres de la Gaule étaient, à l'égard des Romains, dans la condition des pérégrins, où étrangers. Par la suite, le jus Latii et le jus civitatis furent accordés, d'abord à quelques particulicrs, et même à certaines villes ; et plus tard Caracalla et Justinien conférérent le droit de cité à tous les habitants des provinces.

1. C'est en 365, sous Valentinien, que les fonctions du défenseur de la cité furent généralisées et établies d’une manière permanente, Le défenseur fut souvent l'évêque du lieu, d'où cette charge acquit beaucoup d'importance.

2. Guizot, I, 48: Duruy, Hist. du moyen âge, 5. 8. Guizot, I, p. 50.

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