CHAP, IIT,-—-HISTOIRE DU NOTARIAT AU CANADA
clerc et à faire toutes choses licites et honnêtes qu’il lui commanderait, sans s'absenter ni aller ailleurs sans le consentement de son maître.”
Il est bon de remarquer que Chambalon était un notaire royal important,
pratiquant dans un centre, et capable de |
payer grassement un bon clerc. Combien de notaires subalternes, et peut-être même royaux, ne gagnaient pas plus que Barolet !
Si l’on considère la modicité des honoraires des notaires de l’ancien temps, on comprendra facilement la raison pour laquelle ils cumulaient ordinairement la charge de greffier des juridictions dans lesquelles ils exerçaient. Ils cherchaient à augmenter leur revenu au moyen de travaux, étrangers à la profession, c’est vrai, mais qui s’en rapprochaient beaucoup, et pour lesquels leurs fonctions
notariales leur prêtaient des aptitudes |
complètes !.
Les notaires, et même les huissiers, agissaient souvent, devant les tribunaux, comme procureurs ou praticiens ; il arrivait qu'ils fussent notaires, huissiers et procureurs, tout à la fois. C’est ainsi que, par exemple, à la séance du Conseil supérieur du 2 octobre 1702, on
voit un nommé le Pailleur, notaire et
huissier, plaidant pour les créanciers de Chartier ?,
Sous la domination française, il y eut des avocats dans la colonie, et les gouvernants surent mettre leurs connais-
sances à profit dans l'administration de |