‹ Manuel et formulaire générale et complet du notoriat de la province de Québec [microforme]Chapitre 86 sur 729 · PARTIE 1L—TITRE L · texte numérisé non relu

PARTIE 1L—TITRE L

Un premier arrêt suspend de la Cettière pendant trois mois de ses fonctions de procureur et l’interdit comme notaire.

Un deuxième arrêt, du 19 décembre 1707 !, modifie le précédent, relève de la Cettière de l'interdiction, mais lui fait défenses d'occuperdans un même procès

pour plusieurs parties ayant des intérêts |

contraires, ‘ comme aussi d'engager les

parties dans un mauvais procès, à peine |

d’en répondre en sonpropreetprivénom.

Ce de la Cettière devait être un plaideur émérite, car il occupa dans un grand nombre d’affaires devant le Conseil supérieur, ayant parfois pour adversaire son confrère Barbel, qui l'avait accusé. Il avait même fait partager à sa femme, Jeanne Pluchon, son amour.... des procès ; car, à l’au-

dience du Conseil Cu 16 juillet 1708,

vu la maladie de son mari, elle compa-

raît elle-même pour dame Marie Godée, | veuve de Charles de Couagne, pour | demander l’ajournement de la cause | portée contre Jean Crispin. Ce dernier | comparut personnellement ; mais que |

voulez-vous qu'il fit contre deux femmes? qu'il succombât! C’est ce qui arriva ; l'affaire fut ajournée ?.

Dans une autre séance du Conseil, le

23 juillet 1708,une femme, Marie Carlié, |

plaide elle-même la cause de son mari, Pierre Chartier, un arquebusier, contre Réné Fézeret, marchand de Montréal, assisté du notaire Barbel #,

Si les femmes étaient admises à plaider devant le Conseil supérieur, à plus forte raison l’étaient-elles à plaider devant les tribunaux inférieurs, les cours seigneuriales. C'était bien là où elles pouvaient déployer à l'aise toutes les

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