TRACÉ DES VASES
Les études des maîtres sur les proportions et les formes des vases sont assez rares. (Voyez V Art pour tous, par E. Reiber.)
On trouve à ce sujet dans les livraisons 40 et 46, 2^ année (Ecole italienne au xv!*" siècle) une série de figures très-intéressantes et curieuses, résumant la méthode de l'architecte Serho.
Le galbe de plusieurs vases fort agréables de formes et de proportions, y est obtenu par la méthode dite des deux cercles.
Ce tracé consiste à décrire un petit cercle sur le diamètre du vase dont on veut tracer le calibre et un grand cercle passant par le fond inférieur de la panse du vase, tous deux concentriques l'un à l'autre.
Si on divise en quatre parties égales chaque quart du grand cercle, les intersections des rayons avec le petit cercle projeté verticalement sur les cordes correspondantes tracées horizontalement par les extrémités des divisions du grand cercle détermineront les points du galbe cherché ; les points ainsi projetés se voient répétés symétriquement dans le haut de la figure. L'ajustement du pied du col et des anses est abandonné au goût de l'artiste.
Le tracé des vases -œufs s'obtient au moyen d'une courbe à
trois centres ou le tracé en croix de l'invention de Serlio. Voir les
planches des livraisons ci-dessus mentionnées.
La nature fournit la source la plus variée des formes de vases; les oignons, les bulbes, les graines, les fruits dans leur ensemble, dans leurs parties, dans les coupes ou sections de ces parties, suggèrent à l'artiste les plus heureuses inspirations auxquelles, suivant le but qu'il se propose, il ajoute ce qu'on nomme des appendices, des manches ou attaches, tels que des anses, comme aux paniers, des anneaux, comme aux corbeilles, ou une seule anse ou deux anses, ou un goulot dont la forme doit toujours subir l'influence du besoin et de la convenance de fabrication, suivant le genre de Uquide qu'ils sont appelés à déverser ou à contenir.
Les consoles , les flambeaux , les candélabres empruntent aux arbres le rapport de leurs branches avec le tronc ; on trouve, en effet, dans l'inspection des arbres, de leurs branches et de leurs troncs des formes utiles à copier pour leur mode d'insertion ou d'attache.
Les moulures, les cannelures, les spires, empruntent à l'architecture de bons modèles.