‹ Manuel général de la peinture à l'huileChapitre 65 sur 85 · FALSIFICATION DU JAUNE DE NAPLES · texte numérisé non relu

FALSIFICATION DU JAUNE DE NAPLES

On falsifie et imite le jaune de Naples avec du minium et de l’antimoine.

Le jaune minéral couleur un peu pâle, dans le genre du jaune de Naples, soumis à la vapeur du foie de soufre rem^ brunit sur-le-champ. C’est du turbith mercuriel.

Le zinc peut fournir un très-joli jaune pâle. Il suffit de le faire bouillir longtemps dans du vinaigre un peu fort ; il s’y dissout, forme des cristaux de sel qui n’attirenl pas l’humi» dité; ce sel mis sur le feu, dans une capsule de fer, détonne un peu, jette une légère flamme et sé fond; si l’on -pousse le feu, l’acide s’évapore et la matière se convertit en une chaux de couleur jaune, bonne à broyer, s’employant bien en peinture.

Les massicots jaunes ne sont que de véritables chaux de plomb, réduites en poudre. On les obtient en calcinant sur la braise, dans une pelle de fer, du blanc de plomb réduit en poudre; il prend diverses nuances, depuis le jaune soufré jusqu’à l’orangé, suivant les divers coups de feu qu’il reçoit. Il faut en tenant la pelle de fer sur le feu éviter que les charbons la touchent, et éviter avec le plus grand soin d’en respirer la vapeur qui est funeste, et par cela même très-périlleuse. Les massicots noircissent beaucoup à l’air extérieur, c’est pourquoi on évitera de les mettre en œuvre.

Le turbith est du mercure dissous à l’aide du feu, par l’acide vitriolique, et donne un jaune très-riche, dit turbith minéral ou précipité jaune.

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