‹ Manuel general de musique militaireChapitre 139 sur 229 · RÉGIMENTS · texte numérisé non relu

RÉGIMENTS

lanciers.

Id.

carabiniers.

cuirassiers.

hussards.

'T hussards.

7*^ cuirassiers, dragons.

Id.

T*' Id.

T lanciers.

(i) Les officiers français ne doivent pas être les derniers à reniât quer ce qui frappe les étrangers eux-mêmes, c’est-à-dire l’avantage qu’aura pour les armées l’adoption du nouveau système. Dernièrement encore, le bey de Tunis, à la suite du voyage qu’il a fait en France, a voulu que ses musiques fussent organisées à l’instar des nôtres. (In lisait, dans les journaux du mois de janvier 1847, qu’une réunion de trente-cinq artistes musiciens allait partir de France pour Tunis, où elle devait composer la musique du bey. Au mois de lévrier suivant , quinze autres musiciens ont dû partir également pour compléter le corps de >nusique,qui, d’après les intentions du prince, devait comprendre un total de cinquante liersonnes. On avait exigé de ces musiciens qu’ils prissent l’engagement de rester à Tunis dix ans au moins, c’est-à-dire le temps nécessaire pour former une eeole indigène.

\A\WE i)iaj\ii<:î\iK.

lanciers.

()*' cliasseuis.

i®*" chasseurs d’Afrique.

Au reste, chaque jour de nouveaux régiments suivent l’impulsion donnée et viennent se joindreaux précédents, de telle sorte qu’à cette heurela liste <|ui précède doit être pour le moins augmentée du double. Une chose digne de remarque, c’est qu’en général l’infanterie s’est montiée jusqu’ici la moins empressée à exécuter les prescriptions ministérielles relatives aux musiques. Sans doute le bon voidoir ne manque pas à un grand nombre de légiments; mais peut-être en est-il aussi qui, par esprit de routine ou par tout autre motif dont l’autorité supérieure est seule en droit de pénétrer le secret , voient avec déplaisir la réforme nouvelle. Les colonels qui n’ont aucun goût pour la musique, et qui s’inquiètent peu de donnera leurs régiments les moyens de se distinguer sous ce rapport, ou bien encore ceux qui se laissent influencer à leur insu par des chefs de musique, habiles seulement au point de vue de l’intrigue et de l’intérêt personnel, composent sans nul doute la majorité des retardataires. Pour que la mesure qui doit régénérer la musique nrilitaire reçût en peu de temps une application générale dans nos armées, il eût fallu la rendre obligatoire; mais c’est là ce qu’on n’a point fait. Il eût fallu , en outre, établirune surveillance active, dont on aurait confié le soin à un homme conrpétent , n’ayant d’autre intérêt à cœur que celui de l’art. Cette sur veillance eût prévenu les lenteur^s sans excuse et eût assuré l’exécution pleine et entière des volontés du ministre, en même temps que la réalisation des vues de la commission. On n’aurait jamais osé fournir à l’armée tant d’instruments de pacotille, qui, parles vices de leur construction , sont venus aggraver encore les défauts et les inconvénients de l’ancien système, si ces instruments avaient dû passer sous les yeux d’un homme de l’art. Pour- (jue les abus qu’on s’est efforcé de détr uire ne renaissent pas au premierjour, pour qire la contrefaçon ne tente point de se frayer une voie à côté de l’industrie loyale, et ne vienne point de nouveair compromettre l’organisation des musiques par l’introduction d’instr uurenls défectueux, surla qualité desquels on serait abusé par la garantie trompeuse d’un nonr

3i6 MANUEL GÉNÉRAL DE MUSIQUE MILITAIRE.

usurpé, il est indispensable qu’une inspeclion sévère soit exercee sui lous les corps de musique de l’armée. H y a bien des choses qui peiivenl échapper à des colonels ou des officiers geneiaux, mais qui n échapperaient point à un juge compétenl. En ce qui concerne les instruments, par exemple, personne ne nous contestera qu il ne faille txuit au moins l’œil d’un connaisseur pour découvrir les supercheries de la contrefaçon , car souvent même, en pareil cas, le facteur serait seul apte a prononcei' avec certitude. Quant à la surveillance qui doit etre exeicee sur les chefs de musi(jue, l’utilité n’eu est pas moins demontree , et mille raisons établissent la nécessité d’en confier le soin à une personne qui ait des connaissances spéciales.

Nous espérons que ces ohsei vations donneront lieu de réfléchir mûrement à un objet qui, ou le voit, n’est pas sans importance. L’intervention d’une personne revêtue d’un caractère officiel , et munie de pouvoirs étendus en ce qui conceine la pailie artistique de la question, serait indubitablement pour les musiques une des plus sûres garanties de prospérité. Lorsqu’on aurait sagement avisé aux moyens d’empêcher les effets du mauvais vouloii-, il serait bon de chercher à lendre les corps de musicjue jaloux d’assurer eux-mêmes leur avenir, sans qu’il soit pour cela besoin de les y contraindre. L’émulation , levier puissant qui aide à triomphei' des plus grands obstacles, est un sentiment qu’il faut mettre en jeu et entretenir avec autant de soin que le feu sacré. C’est là ce qui doit porter les musiques à rivaliseï- de zèle pour atteindre au plus haut degré de perfection. Autant le désir de surpasseï’ un concurrent s’abaisse souvent aux proportions d’une passion mesquine lorsqu’il se fait remarquer dans les individus, autant il grandit et prend les caractères d’une noble et généreuse impulsion, lorsqu’il se rencontre dans les masses. H faut donc, dans ce dernier cas , s’attacher à le développer, à l’activer même par toutes les sollicitations qui captivent l’amoui- propre et (|ui réveillent l’instinct de la gloire. On obtient ce résultat en instituant de grands concours publics, et en ayant soin de joindre au piogramme de ces solennités les offres de récompense, les promesses de dons commémoratifs, destinés à consacrer en même temps le souvenir d’un zèle fructueux et celui d’un succès légitime. L’idée de créer des concouis pour les musiques militaires a déjà été mise plusieurs fois à exécution, tant en France (ju’à

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