LIVRE DELMEME
turent reconnus capables, et (Jeux cent (juaraute-sepl furent cléclart's trop faibles. PoUr la cavalerie, la propoition était encore bien plus clécourai^eante ; sur un ensemble de cent soixante et un musiciens, fournis par six régiments, et d’où l’on avait déjà pris soin d’exclure les plus incapables, fjuatre-vingt-deux seulement furent jugés dignes d’une attestation favorable, et soixante-dix-neuf durent être présentés comme extrêmement médiocres. Bien que nous n’ayons pu établir des données positives (|ue sur une très-petite portion de l’infanteiie et delà cavalerie, les documents nécessaires pour aller au delà nous faisant défaut, il est permis de préjuger, d’apiès les résultats ci-dessus consignés, de ceux qu’on obtiendrait si l’on était en mesure d’opérer sur la masse générale. A l’égard du troisième point, sur lequel le comité de l’association désirait être renseigné, à savoir, combien de morceaux pouvaient se tiouver communs aux di- \ers répertoires de ces musiques, on acquit bientôt la certitude que les recbercbes faites dans ce but ne rempliraient point l’objet qu’on s’était proposé, lequel était d’épargner beaucoup de temps et d’éviter de giands frais, en admettant dans le programme du conceit une partie de ces morceaux. En effet, il. fut constaté que chaque régiment avait un répertoire à lui, n’offrant même pas pour les pièces musicales extiaites des mêmes opéras une parfaite identité, en raison des ariangements divers qu’on fait subir à ces compositions. Cela prouve encore combien il seiail utile que tous les régiments de la même arme fussent tenus d’apprendre un ou deux morceaux qui resteraient communs à leur répertoire, et qu’ils pourraient exécuter simultanément à la première réquisition, sans préparation d’aucune sorte (l’usage du diapason que la commission a fait adopter donnant une garantie pour l’accord général) , de manière à forme) une de ces imposantes réunions instrunientales qui ajoutent à la ponipc et à l’éclat d’une solennité. Si , comme nous l’avons demandé , on rendait obligatoires pour les régiments de chaque arme, cavalerie ou infantei ie, les marches générales , et certains autres morceaux faisant pai tie du recueil officiel dont nous avons déjà parlé, ce résultat se liouverait naturellement atteint. Ce serait déjà un grand pas de fait pour la composition future d’un nouveau programme de festival militaii e. Celui de la fete cjue donnait l’association ne put être réglé et déterminé (ju avec la plus grande peine ; prescjue toutes les musiques d’infanterie ayant encoie lan-
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cienne organisation , el , qui plus est, cliacune en paiticulier une organisation à elle. D’un autre côté, la cavalerie ayant les instruments du nouveau système, il s’ensuivit nécessairement qu’un grand nombre de morceaux gravés durent être retouchés, qu’une quantité innombrable de parties détachées durent être copiées de nouveau. Tout cela, comme on le [lense bien, ne laissa pas que d’occasionner de grands frais et une grande perte de temps. Enfin, il arriva, pai' suite de ces inconvénients, qu on fut obligé de n’employer jjarfois, pour l’exécution des morceaux composant le programme, (ju’un seul genre de musique, celui de l’infanterie, ou bien celui de la cavalerie, au lieu de pouvoir recourii-, aussi souvent peut-être (pie cela eût été nécessaire, à ces deux éléments réunis. Les mêmes embarras, les mêmes difficultés, se sont rencontres aussi bien lorscpi’il s est agi d’organiser les musiques de l’armée et celles de la garde nationale, également composées d’infanterie et de cavalerie, que lorsqu’il a fallu les combiner toutes ensemble. Autre obstacle : le temps était limité pour les répétitions, et ces dernières sans cesse entravées ou rendues inutiles par l’absence de la majeure partie des musiciens élèves, (|ui sont, comme chacun sait, astreints au service militaire ainsi que de simples soldats. Au reste, ces études préparatoires avaient été réglées de la manière suivante : Chacpie musique, si l’on peut dire ainsi, avait ses répétitions individuelles ; venaient ensuite les répétitions partielles, où figuraient plusieurs musiques réunies , et enfin les répétitions générales de tout l’ensemble, (pii offraient par consé([uent la réunion de toutes les musiques (i). Les répétitions de la première espèce furent assez nombreuses; mais il n’y en eut que quatre de la seconde et deux de la troisième, c’est-à-dire, seulement deux répétitions générales pour deux mille exécutants 1 Ülitenir dans de telles conditions un résultat aussi beau, aussi immense, aussi colossal que celui dont la foule a été témoin le jour du concert à l’hlippodrome, c’est véritablement réaliser un prodige. Honneur donc à ceux qui, abdi(piant tout intérêt personnel, et n’hésitant jjoint à laisser en souf-
(i) Pour cliacutie des répétitions, les musiciens des régiments casernés dans la hanlieue, moyennant l’autorisation de M. le lieutenant général commandant la place de Paris, furent transportés des différents j)oints dans la capitale, aux frais de l’association des artistes musiciens, par un convoi sj)écial du chemin de léi .