‹ Manuel general de musique militaireChapitre 151 sur 229 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

laires; mais Tiin des meilleurs, à noire avis, sous le double rappoil du plau et du texte, est celui de Weitersliauseu (i), (pii fut publié à Darmstadt en i83o, et dont il a été fait plusieurs éditions. Lu aperçu sommaire des matières qu’il contient et de leur division étant de nature à fournir un excellent programme pour la composition d’un livre analogue, approprié a l’usage de nos troupes, nous ne pensons pas (pi’il soit inutile de le

consigner ici.

Ce recueil est divisé en deux sections principales ; cliaque section se subdi vise en plusieurs parties, et chaque pai tie renferme un certain nombre de lieder. La première pai lie contient des chansons guerrières [livic^sliedei^ sui' des sujets généraux {La vie du soldat. Les devoirs du soldat, La voix de l’honneur. Dieu, le souverain et la patrie, etc.), pour les soldats de toute arme; la deuxième, des chansons spéciales qui concernent les dilféi entes particularitésde la vie de garnison [i’iiant du matin , Chant du soir, Chant de manœuvre , Le retour au quartier, etc.); la troisième, les chansons affectées à chaque troupe en particulier, par exemple :

Chanson pour l’infanterie [Infanterielied).

Id. pour les chasseurs [Jaegerlied).

Id. pour les grenadiers [Grenadierlied).

Id. pour les pionniers, pontonniers, mineurs et sa|)eurs {Lied fur Piorders, Pontoniers, Mineurs und Sapeurs).

Id. pour l’artillerie à pied [Lied fur Fussartillerie).

Id. pour l’artillerie à cheval [Lied fur reiten de Artillerie).

Id. pour \es àri\^ox\'à [Dragonerliedj.

Id. pour les hussards [Lied fur Husaren).

Id. pour les cuirassiers [Lied fur Kürassicre).

Id. pour les lanciers ou ulands [Lied fur Lanciers oder Ulanen).

Id. pour les landwehr [Landwekrlied).

La (pialrième compiendles chansons qui ont pai liculièrement trait à la guerre {Exhortation à combattre , si Dieu , le souverain et la patrie l’ordon-

( I ) Liederburh fur deutsche Krieger und deutsches Weitersliauseu. ErsteAuflage ^première édition^ ; Darins

Folh , heraiisgegeheu von D’’ Cari, tadt. iH3o. Zweite Auflaîie 'deuxième

cflition ; Darmstadt, 1837.

nrnt!La proclamalion de guerre , 1J ouverture de la campagne, etc.); In cinquième, les chants d’adieu parents, a la hien-aimée , à la femme , aux enfants , au pays , aux camarades) , ixu moment de se mettre en cam> pagne; la sixième, les marches vocales {^Marches de C infanterie , de la caealerie,de rartlHerie la septième, les chansons relatives aux diverses circonstances d’une campagne (/-c campement , Le bivouac. Pendant la nuit, Sous la tente, etc.).

La seconde section contient les chansons d’amour, les chansons de table, les chansons à boire, les chansons comiques et divertissantes sintlilfèrents sujets , puis les chansons historiques et celles qui célèbrent les grandes renommées militaires. Enfin un supplément renferme un grand nombre de lieder, cpii, par la nature très-diveise des sujets, n’ont pu faire jiartie des divisions précédentes. L’esprit dans lequel est conçu ce livre mérite d’étre remarqué; car c’est bien celui qui convient le mieux à une production de ce genre; tout ce qui est trivial, tout ce qui est bas, plat et vulgaire, en a été soigneusement écarté. On y trouve meme les preuves d’une modération et d’une inqiartialité ipie les Allemands (comme pr esque tous les peuples, du reste, en ces moments cruels où la guerre brise les liens d’une noble fraternité) n’ont pas su observer dans tous les temps, princijialement à notre égard. Ici, par exemple, on ne craint point de faire chanter au soldat allemand les gloires étrangères, tout en ayant soin néanmoins de ne point offenser chez lui le sentiment de la dignité nationale; précaution légitime, et contre laquelle on ne saurait s’élever sans injustice. Parmi ces lieder, il en est qui ont trait à notre histoire : nous mentionnerons, entr e autr’es une sorte de complainte sur la mort du mar échal Mor tier, et un autre petit poënie sur le général Bertr’and. Mais le thème qui en a fourni le plus, c’est ce type éclatan-t de gloire militair e, c’est notre empereur, c’est Napoléon. Nous ver rons donc le guerrier allemand s’attendrira son tour sur le sort du prisonnier de Sainte-Hélène, et, cédant à un mouvement généreux, verser des larmes quand le poëte lui montre le hér os pr ès de descendr e dans la tombe (pii lui a été prépar-ée sur le r ochersolitaire , mais qui ne gar'dera quelque temps ses cendr es que pour ajouletun |)r'eslige de plus à sa poéticjue destinée.

Les mélodies de ce recueil sont, ou des airs populaires répandus depuis longtemps dans toute l’Allemagne, ou des mélodies empruntées à des

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