‹ Manuel general de musique militaireChapitre 70 sur 229 · tome IV · texte numérisé non relu

tome IV

(2) De Guignes, Voyage à Péhing ii, page 3 18.

(3) Young-Tching, traduit par Amiot. — Les Dix préceptes adressés aux gens de guerre dans les Mémoires concernant les Chinois , tome vii .

(4) Gazette musicale du 29 octobre 184 3.

^5) Staunton , tome ni, page 16.

6) Staunton, tome III , page 89. — Huttner, page 169.

(-) De Guignes, Voyagea Pé/.ing , i , page 'i(f), 3 18.

i44 MANUEL GÉNÉRAL DE MUSIQUE MILITAIRE.

Eli général, reffet que produisent ces corps de musique militaire est loin d’étre satisfaisant, et les Européens s’en montient fort peu émerveillés. Les officiers qui accompagnaient lord Macartney dans son ambassade le comparent au brouliaba de sons discordants qu on entend aux foires d’Angleterre, et M. Ellis dit à ce sujet : « Des milliers de pétards et de trompettes d’un son rude, entendus à la fois, donneraient la plus juste idée possible de la musique militaire des Chinois. » A la vérité, ces deiniers prennent leur revanche en témoignant une grande indifférence pour la musique des Euiopéens : lorsqu’ils entendirent celle de la bande de lord Macartney, ils se bornèrent à déclarer assez dédaigneusement qu’elle n’était point faite pour des oreilles chinoises.

La musique est, en Perse, en aussi grande faveur qu’à la Chine. Les voyageurs ont constaté que le chant des Persans est plus doux et moins monotone que celui des Turcs; mais quant à leur musi([ue militaire, elle est réputée fort barbare. Qu’on se figure le son criard d’un grand nombre de trompettes de huit ou dix pieds de long, dans lesquelles les exécutants soufflent h perdre haleine; qu’on ajoute à cela le retentissement des tambours et des timbales, et l’on aura une idée de l’horrible vacarme qui se fait entendre join nellement au palais du roi, et qui résonne alors dans toute la ville. Ces concerts militaires, exécutés au sommet d’une haute tour, sont une des prérogatives du roi et de la famille royale. lisse renouvellent tous les matins au lever du soleil, et tous les soirs à son coucher.

Les Kurdes, qui forment une partie des forces militaires des Persans, ont des bandes de musique composées de petits tambours ou timbales attachés aux selles des chevaux, et d’une espèce de clarinette d’un ton rude et criard.

Les Persans ont des derviches ménestrels appelés mewliach ou mewleKvi , qui abandonnent souvent le lieu de leur résidence pour accompagner les armées dans leurs marches, et chanter alors, en l’honneur des chefs, des vers qui sont accompagnés par la flûte ou par une espèce de petit tambour.

C’est ainsi que la Grèce a encore de nos jours ses rapsodes, qui, à l’imitation de leurs ancêtres, sont à la fois nouvellistes et historiens, et vont répandant parmi les populations le bruit des actions d’éclat et la renommée (\e ceux à qui on les attribue. M. Dodvvell rapporte que lllar/ùorouo/,

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