‹ Manuel general de musique militaireChapitre 82 sur 229 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

I)a|)res une autre version, la nnisique de rinfanterie impériale se composai l (le :

ifi clarinettes en ut.

I petite clarinette er\ fa.

I petite flûte.

4 cors, a trompettes.

» bassons, i trombones, a serpents.

I buccin.

grosse caisse. ,

a cymbaliers.

I caisse roulante.

a caisses à timbre (caisses claires), a pavillons chinois.

I triangle.

Dans la bande dhe musü/ue turque^ on vil quelques régiments introduire le tambour de basque^ qui, sous l’empire, était devenu très à la mode.

-AI. Fétis dit qu’en 1809 un corps de musique militaire se trouvait composé de :

6 ou 8 grandes clarinettes.

I petite clarinette en mi bémol,

1 petite flûte.

2 cors.

a bassons.

I trompette.

2 ou 8 trombones.

I ou a serpents.

grosse caisse, cymbales, caisse roulante, chapeau chinois.

En tout vingt-deux ou vingt-quatre musiciens, dont dix ou douze soldats, et huit ou dix gagistes.

toire roval de musique à Paris, qui a servi j)endant dix années environ dans la musique des crenadiers à pied de la garde consulaire, devenue ensuite garde inqjériale.

On observera que, clans la composition précédente, le chiffre de la plupart des instruments est réduit de moitié. C’était sans doute là le terme moyen adopté pour les musiques ordinaires.

A cette épocjue glorieuse , tout ce qui touchait à l’intérêt et à la splendeur des armées ne pouvait mancpier d’être l’objet d’une active sollicitude. Les signaux d’instruments cpii devaient aider à l’exécution prompte et habile des manœuvres; les marches faites pour conduire les braves au champ d’honneur; enfin les brillantes fanfares destinées a celebrer les victoires gagnées sous nos drapeaux, éveillèrent l’intérêt de l’autorite superieuie. L’anXlIl, une nouvelle ordonnance de trompettes pour toutes les troupes à cheval fut adoptée parole ministre de la guerre. Elle lui avait été présentée par M. David Buhl, artiste français, aussi bon musicien que brave soldat, cjui dut à son talent précoce d’entrer dès l’âge de dix ans comme trompette dans la compagnie d’honneur, et qui, plus tard, ayant reçu la charge d’instructeur h l’école des trompettes à Versailles, forma pour nos armées, sous l’empire, plus de six cents musiciens. Admis à sonner celte ordonnance devant une commission piésidée par Louis Bonaparte, et dont les généiaux Canclaux, Bourlier et d’Hautpoul faisaient partie , il obtint un tel succès, que ce derniei*, lui entendant exécuter la charge qui, sur un champ de bataille, retentissait toujours si agréablement à son oreille, et n’avait jamais en vain sollicité son courage, ne put s’empêchei' de s’écrier : Il me semble que j’j suis l . Cette exclamation, échappée dans un

mouvement d’enthousiasme à un si grand général, est la meilleure preuve que la composition et l’exécution de M. Buhl avaient parfaitement atteint le hut. Mais un suffrage encore plus précieux et bien plus difficfle à obtenir vint récompenser l’artiste des peines que lui avait coûtées son travail. L’empereur lui-même, qui , au diie de certaines personnes, n’aimait pas le son delà trompette, daigna cependant faire complimenter l’auteur de l’ordonnance, signalant même comme parhnte la somierie pour éteindre les feux , ainsi que la marche sur Vair de la victoire de la Caravane de Grétrj. En 1806, M. Buhl composa l’oîdonnance des trompettes pour les compagnies de voltigeurs, ordonnance (pu fut également adoptée par le ministre. On lui doit, en outre, les six premières fanfares pour (juatre trompettes, sonnées en 1799 dans la garde consulaire, ainsi (pie la plupart des morceaux de musique militaire exécutés par nos tioupes

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