SECTION VIII
S vn. Terrain houiller, grès houiller ( Coal measures , angl.*, Steinkohlengebirge , Kohlen Sandstein ; allem. )
Calcaire carbonifère ou anthraxifère ( Carboniferous Limestone ? angl. ; Kohlenkalhstein , allem.)
Calcaire de montagne ( Mountain Limestome , angl. 5 Bergkalk , 'allem. )
Calcaire de transition , en partie ( Neuerer übergangskalkstcin , allem. )
Grès rouge de transition ou vieux grès rouge ( Old red Sandstone , angl. 5 Jungeres Grauwachegebirge , allem.)
Terrain houiller.
Il est composé de diverses couches de grès, d’argile schisteuse et de houille, irrégulièrement stratifiées, et mélangées, dans quelques pays, avec des conglomérats : l’ensemble de la formation indique une origine mécanique. Le terrain houiller abonde en fossiles végétaux ; et la houille elle-même , d’après l’opinion presque unanime des savants, a une origine végétale, puisqu’on la regarde comme n’étant que le résultat de l’accumulation d’une masse immense de végétaux.
On a souvent présenté les dépôts houillers comme étant des bassins ; mais on peut mettre en doute si cette expression convient d’une manière générale à tous les dépôts houillers 5 car, en admettant qu’il y en ait beaucoup dont les couches se soient accumulées dans des dépressions existant à la surface, il est difficile d'en
conclure , en raisonnant au moins d’après la manière dont se Torment de nos jours les accumulations de végétaux } que tous les dépôts houillers ont été produits de cette manière. Supposons des amas de végétaux qui auraient été entraînés par les rivières , comme nous en observons aujourd’hui à l’embouchure ou au delta du Mississipi ; ce serait fort mal caractériser ces dépôts que de dire qu’ils ont la forme de bassins et de leur en donner le nom , car ce mot bassin semble indiquer l’existence d’un creux ou d’une dépression bornée par une circonférence d’élévation à peu près uniforme.
La portion de bitume contenue dans la houille est très variable * plus elle est grande et plus la houille est estimée pour les différents usages économiques. La quantité de houille que l’on extrait annuellement dans les Iles Britanniques et très considérable, et l’on peut dire que c’est à cette substance , ainsi qu’au minerai de fer qui se rencontre aussi dans le même dépôt, que l’Angleterre doit une grande partie de sa prospérité commerciale : car c’est à l’abondance et au prix peu élevé de ces deux substances sur divers points de son territoire, qu’elle est redevable d’une grande partie de ses manufactures, la même série de couches fournissant non-seulement le combustible pour l’alimentation des machines à vapeur, mais aussi le fer pour leur construction.
D’après les nombreux travaux qui ont été ouverts dans le terrain houiller, nous avons aujourd’hui beaucoup de facilité pour observer la structure de ce terrain , même quand les roches qui le composent sont tellement disposées que leurs caractères seraient difficiles à déterminer à la première vue.
Cette accumulation de matières végétales formée dans le sein de la terre, à une époque reculée dans l’histoire du monde , pour la consommation des futurs habitants de sa surface, est un fait remarquable qui doit frapper les hommes les moins habitués à réfléchir : mais quand nous observons dans les couches du terrain houiller ces contournements, ces ruptures, ces dislocations qui y sont si fréquentes , surtout quand nous voyons ces failles ‘ qui interrompent si souvent les travaux du mineur, nous ne découvrons plus aussi clairement l’ordre qui a présidé à la formation de ces terrains , et nous sommes disposés à regarder cette confusion apparente comme une barrière opposée à l’industrie de l’homme dans l’extraction du
1 On trouvera beaucoup de coupes de failles dans les terrains houillers dans les ouvrages suivants: Sections and Wiexvs illustrative of geological phenomena , pi. 5. 6, 7; Geol. trans., 2e série, vol. i, pi, 3 2; la Richesse minérale, par RI. Heron de Villefosse, etc.
combustible qui est pour lui si précieux. Néanmoins, quand nous venons à étudier plus attentivement la structure intérieure de ce dépôt , nous ne tardons pas à reconnaître que ces contournements et dislocations des roches, malgré les embarras momentanés qui en résultent pour le mineur, sont en réalité extrêmement avantageux. Les fentes appelées failles se croisent si fréquemment entre elles, que la surface du terrain, si on pouvait l’examiner à nu et dépouillée de cette enveloppe de végétation et de détritus qui la recouvre , présenterait sur une grande échelle la même apparence que la surface d’un lac couverte de glaçons, d’abord isolés, et ensuite réunis en une seule masse par une gelée nouvelle. Ainsi, on voit souvent des masifs découches fracturées, bornés de tous côtés par des failles qui empêchent les eaux souterraines de traverser d’un massif dans l’autre; d’où il résulte que les mineurs occupés dans des ateliers situés dans un massif particulier n’ont à lutter que contre les eaux qui s’y rencontrent, tandis que si les couches étaient toujours horizontales, non fracturées et continues , l’abondance des eaux qui arriveraient dans les travaux rendrait ceux-ci tellement difficiles et dispendieux, que l’on serait forcé de les abandonner et de renoncer à l’extraction de la houille 1 .
On verra jusqu’à l’évidence que, dans une contrée où le terrain houiller est fortement tourmenté, la position relative des couches empêche seule les eaux de filtrer abondamment d’un massif dans un autre.
Débris organiques du terrain houiller .
VÉGÉTAUX
La longue liste suivante des végétaux fossiles découverts dans le terrain houiller, est dressée principalement d’après les travaux deM. Adolphe Brongniart; en l’abrégeant, nous aurions privé le lecteur, non-seulement d’un catalogue précieux de
i II faut remarquer que. bien que les deux parois d’une faille soient souvent rapprochées jusqu’au contact, il y a très fréquemment entre elles une substance argileuse, imperméable à l’eau ; aussi il arrive rarement que les eaux d’un côté se réunissent à celles qui proviennent de l’autre, de manière à former un seul courant plus abondant. Au contraire, l’eau de chaque massif suit ordinairement la direction des fentes et s’échappe au dehors sous la forme de sources, particulièrement sur les flancs des montagnes: ces sources sont souvent d’excellents guides, qui aident le géologue à déterminer les failles, non-seulement dans les terrains houillers, mais encore dans d’autres terrains. On conçoit facilement cette position des sources le long des lignes de taille, car non -seulement celles-ci servent de conduits, de canaux de dessèchement pour les couches qu’elles traversent, mais encore elles y produisent des effets absolument semblables a ceux de ces forages artificiels, connus sous le nom de puits artésiens ; car, en supposant qu’il y ait des fentes très nombreuses dans les contrées où l’on a creusé avec tant de succès des puits artésiens, ces contrées se trouveraient naturellement pourvues de sources abondantes, dont l’origine serait due aux mêmes causes par lesquelles on explique les puits artésiens. Sachant donc que hs failles ou fentes sont très nombreuses à la surface de notre planète, nous pouvons en conclure qu’elles amènent a celte surface clés masses d’eau considérables.
localités, mais aussi d’une idée générale des contrées où des végétaux d'un caractère général semblable ont probablement existé. Les localités citées sont celles que donne le même auteur, d’après ses propres observations et les travaux de Sternberg , Schlottheim, Artis et autres.
Equisélacès.
Equisetum infundibuliforme (Bronn.) (Ad. Brong. pl. 14, fig. 15 et 16.)
— dubi'im (Ad. Brong. pl. 17 à 18.) Wigan; Lancashire.
Calamites Suckowii (Ad. Brong.pl. 15, fig. 4 à 6.) Newcastle; Saarbruck; Liège, Wilkesbarre, Pensylvanie; Richemond, Virginie.
— decoratus (Ad. Brong. pl. 14, fig. 1 à 5 ) Yorkshire; Saarbruck.
— undulatus (Ad. Brong. pl. 17, fig. 1 à 4.) Yorkshire; Radnitz, Bohême.
— ramosus (Artis.) (Ad. Brong. pl. 17, fig. 5 à 6.) Yorkshire; Mannebach; Weltin ; Allemagne.
— crucialus (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 19.) Litry; Saarbruck.
— Cistii (Ad. Brong. pl. 20.) Montrelais; Saarbruck; Wilkesbarre, Pensylvanie.
— dubius (Artis.) (Ad. Brong. pl. 18, fig. 1, 2, 8.) Yorkshire; Zanesville, Ohio.
— cannæformis (Ad. Brong.pl. 21.)Langeac, Haute-Loire; Alais; Yorkshire; Mannebach; Wetlin; Radnitz, Allemagne. Voyez ci-après, page 680, la figure 88.
— pachyderma (Ad. Brong. pl. 22.) Saint-Etienne; Irlande.
— nodosus (Schlot.) (Ad. Brong. pl. 23, fig. 2, 3, 4.) Newcastle; leLardin, Dordogne.
— approximatifs (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 15.) Alais; Liège; Saint-Etienne; Kilkenny.
— Steinfiaueri (Ad. Brong. pl. 18, fig. 4.) Yorkshire
Fougères.
Sphenopteris furcata (Ad. Brong. pl. 49, fig. 4 à 5.) Newcastle; Charleroi; Silésie ; Saarbruck.
— elegans (Ad. Brong. pl. 53, fig. 1 et 2.) Wandenburg en Silésie.
— stricta (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 48, fig. 2.) Northumberland; Glasgow.
— arlemisiœfolia (Sternb.) (Ad, Brong. pl. 46 et 47.) Newcastle.
— delicatula (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 58, fig. 4.) Saarbruck; Radnitz.
— dissecta (Ad. Brong. pl. 49, fig. 2 et 3.) Montrelais; Saint-Hippolyte, Vosges.
— linearis (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 54, fig. 1.) Swina, Bohême; Angleterre.
— furcata (Ad. Brong. pl. 49, fig. 415.) Newcastle.
— trifoliolata (Ad. Brong. pl. 53, fig. 3.) Anzin , près de Valenciennes; Mons ; Silésie ; Yorhshire.
— obtusiloba (Ad. Brong. pl. 53, fig. 2.)
— Schloiheimii (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 51.) Doutweiler, près de Saarbruck ; Waldenburg et Breitenbach, Silésie.
— fragilis (Ad. Brong. pl. 54, fig. 2.) Breitenbach.
— Hcening/iausii (Ad. Brong. pl. 52.) Newcastle; Werden.
— Dubuissonis (Ad. Brong. pl. 54, fig. 4.) Montrelais.
— tridaclylites (Ad. Brong. pl. 5ü.) Montrelais.
— distans (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 54, fig. 3.) Ilmenau, Silésie.
— gracilis (Ad. Brong. pl. 54, fig. 2.) Newcastle.
— latifolia (Ad. Brong. pl. 57, fig. 1 à 4.) Newcastle; Saarbruck.
— Virletii (Ad. Brong. pl. 58, fig. 1 et 2.) Saint-Georges-Châtellaison.
— Gravenhorstii (Ad. Brong. pl. 55, fig. 3.) Silésie; Anglesea.
— tenuifolia (Ad. Brong. pl. 48, fig. 1.) Saint-Georges- Châtellaison.
— rigida (Ad. Brong. 53, fig. 4.) Waldenburg.
— acuta (Ad. Brong. pl. 57, fig. 6, 7.) Werden.
— trichoma noïdes (Ad. Brong. pl. 48, fig. 3.) Anzin,
— tenella (Ad. Brong. pl. 49, fig. 1.) Yorkshire.
— alata (Ad. Brong. pl. 48, fig. 4.) Geisîautern.
Cycîopleris orbicularis (Ad. Brong. 61, fig. 1, 2.) Saint-Etienne; Liège.
— reniformis (Ad. Brong pl. 61 bis, fig. 1.) Environs de Fréjus.
— trichomanoides (Ad. Brong. pi, 61 bis, flg. 4.) Saint-Etienne,
— obliqua (Ad. Brong. pl. 61, fig. 3.) Yorkshire.
Neuopleris acuminata (Ad. Brong. pl. 63, fig. 4.' Klein-Schrnalkalden (Schlot )
— Filliersii (Ad. Brong. pl. 64, fig. 1.) Alais, Gard.
— rotundifolia (Ad. Brong. “pl. 70, fig. 1.) Plessis, Calvados; Yorkshire.
— Loshii (Ad. Brong. pl. 73.) Newcastle; Anzin; Liège; AVilkesbarre.
— Grangeri (Ad. Brong. pl. 68, fig. 1 .^Zanesville, Ohio.
— tenuifolia (Sternh.) (Ad. Brong. pl. 72, fig. 3. i Saarbruck; Miereschau, Bohême; AValdenburg, Silésie; Montrelais.
— heterophylla (Ad. Brong. pl. 71 et 72, fig. 2.) Saarbruck; Valenciennes; Newcastle.
— Cistii (Ad. Brong. pl. 70, fig. 3.) AVilkesbarre.
— microphylla (Ad. Brong. pl. 74, fig. 6.) AVilkesbarre.
— fiexuosa ^Sternb.) (Ad. Brong.pl. 65, fig. 2, 3, et 68, fig. 2.) Environs de Bath; Saarbruck (Sternb.)
— gigantea (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 69.) Saarbruck.
— oblongata (Sternb. > Paulton, Somerset.
— cordata (Ad. Brong. pl. 64, fig. 5.) Alais; Saint-Étienne.
— Scheuchzeri (Hoffmann.) (Ad. Brong. pl. 63, fig. 5.) Angleterre; Osnabrück; AVilkesbarre.
— angustifolia (Ad. Brong. pl. 64, fig. 3 et 4.) Environs de Bath; AVilkesbarre.
— acutifolia (Ad. Brong. pl. 64, fig. 6 et 7.) Environs de Bath; AVilkesbarre.
— crenulata (Ad, Brong. pl. 64, fig. 2.) Saarbruck.
— macrophylla (Ad. Brong. pl. 65, fig. 1 .) Dunkerton, Somerset.
— auriculata (Ad. Brong. pl. 66.) Saint-Etienne.
Pecopteris Candolliana (Ad. Brong. pl. 100, fig. 1.) Alais, Gard.
■ — cyalhœa (Ad. Brong. pl. 101.) Saint-Étienne.
— offinis (Ad. Brong, pl. 100, fig. 2.) Saint-Étienne; Aubin.
— arborescens (Ad. Brong. pl. 102.) Saint-Étienne; Aubin, Aveyron; Anzin; Mannebach.
— platy rachis (Ad. Brong. pl. 103.) Saint-Étienne.
— polymorpha (Ad. Brong. pl. 403.) Saint-Étienne; Alais; Litry; AVilkesbarre.
— oreopterides (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 104, fig. 1,2, pl. 105, fig. 1,2, 7.) Le Lardin Mannebach; AVettin (Schlot.)
— Bucklandi (Ad. Brong. pl. 99, fig. 2.) Environs de Bath.
— aquilina (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 90.) Mannebach et AVettin (Schlot.)
— pteroides (Ad. Brong. 99, fig. 1 .) Mannebach; Saint-Étienne,
— helerophylla {binil.foss.fi., pl. 38.) Felling.
— Dournaisii (Ad. Brong. pl. 89.) Anzin.
— urophylia (Ad. Brong. pl. 86.) Pays de Galle.
— Davreuxii (Ad. Brong. pl. 88.) Liège; Valenciennes.
— Mantelli (Ad. Brong. pl. 83, fig. 3 et 4.) Newcastle; Liège.
— lonchitica (Ad. Brong. pl. 84.) Newcastle; Saarbruck; Silésie; Namur; Werden.
— Serlii (Ad. Brong. pl. 85.) Environs de Bath; Saint-Étienne; Geislautern; Wilkesbarre.
— Grandini (Ad. Brong. pl 91. fig. 1 à 4.) Geislautern.
— crenulata (Ad. Brong. pl. 87, fig. 1.) Geislautern.
— marginata (Ad. Brong. pl. 87, fig. 2.) Alais.
— gigantea (Ad. Brong pl. 92.) Abascherhiitte; Trêves; Saarbruck; Liège; AVilkesbarre.
— punctulata (Ad. Brong. pl. 93, fig. 1, 2.' Saarbruck?
— sinuata (Ad. Brong. pl. 93, fig. 3.)
— Sauveurii (Ad. Brong. pl. 95, fig. 5.) Liège.
— Sillimanni (Ad. Brong. pl. 96, fig. 5.) Zanesville, Ohio.
Pecopteris Loshii (Ad. Brong., pl. 96, fig. 6.) Newcastle.
— nervosa (Ad. Brong. pl. 94 et 95, fig. 1 et 2.) Wales; Waldenburg; Rolduc; Liège.
— muricata (Ad. Brong, pl. 97.) Vettin, Anzin.
— obliqua (Ad. Brong. pl. 96, fig. \ et 4.) Valenciennes.
— Brardü. Le Lardin.
— Defrancii (Ad. Brong., pl. 111 .) Saarbruck.
— ovata (Ad. Brong. pl. 10f, fig. 4.) Saint-Étienne.
— Cisiii (Ad. Brong. pl, 106.) Wilkesbarre; Bath,
— hernitelioides (Ad. Brong. pl. 108, fig. 1 , 2.) Saarbruck ; Saint-Étienne.
— lepidorachis (Ad. Brong. pl. 103, fig. 1.) Saint-Etienne.
— ' villosa (Ad. Brong. pl. 104, fig. 3.) Bath.
— Plukenetii (Ad. Brong. pl. 107, fig. 1 , 3.) Alais; Saint-Étienne.
— arguta (Sternb.) (Ad. Brong. pl. 108, fig. 3, 4.) Saint-Étienne; Saarbruck (Schlot.) Rhodesland, États-Unis.
— cristata. Saarbruck.
— aspera. Montrelais.
— Miltoni (Artis.) (Ad. Brong. pl. 114.) Yorkshire; Saarbruck.
• — abbreviata (Ad.Brong.pl. 115, fig. 1, 3.) Valenciennes.
— microphylla. Saarbruck.
— œqualis. Fresnes et Vieux-Condé, près de Valenciennes; Silésie.
— acuta. Saarbruck; Ronchamp, Haute-Saône.
— unita. Geislautern; Saint-Étienne.
— debilts. Ronchamp.
— dentata. Valenciennes; Doutweiler.
— angustissima (Sternb.) Swina, Bohême; Saarbruck.
— - gracilis. Geislautern; Valenciennes.
— pinnœformis. Fresnes et Vieux Condé; Saarbruck.
— triangularis. Fresnes et Vieux-Condé.
— pectinata. Geislautern.
— plumosa. Saarbruck; Valenciennes; Yorkshire (Artis.) *
Lonchopteris Dournaisii. Valenciennes.
Odontopteris Brardii (Ad. Brong. pl. 75 et 76.) Le Lardin et Terrasson, Dordogne; Saint-Étienne.
crenulata (Ad. Brong. pl. 78, fig. 1 et 2.) Terrasson. minor (Ad. Brong. pl. 77.) Le Lardin; Saint-Étienne.
— obtusa (Ad. Brong. pl. 78, fig. 3 et 4.) Terrasson.
— Schlotemii (Ad. Brong. pl. 78, fig. 5.) Mannebach; Wettin.
Schizopteris anomata. Saarbruck.
Sigillaria punctata. Bohême.
— appendiculata. Bohême ; Yorkshire.
— peltigera. Alais.
— lœvis. Liège.
— canaliculata. Saarbruck.
— Corlei. Essen.
elongata (Ad. Brong., Ann. des Sc. nal., t. iv, pl. 2, fig. 3 et 4.) Charleroi; Liège.
— reniformis (Ad. Brong., ib., pl. 2, fig. 2.) Mons; Essen.
i A ces nombreuses espèces de Pecopteris, on doit ajouter les suivantes, décrites par M. le comte de Sternberg, quoique, comme le remarque M. Adolphe Brongniart, il soit possible qu’elles doivent rentrer dans les premières.
Pecopteris orbiculata. Swina, Boheme. Pecopteris repanda. Radnitz. discrela. Swina. — antiqua. Radnitz.
cordata. Swina. — crenala. Minitz, Bohême.
varians. Swina. — elegans. Schatzlar, Bohême.
obtusata. Radnitz, Boheme. — incisa. Waldenburg, Silésie, Schatzlar.
undulata. Radnitz. — dubia. Bohême.
Sigillaria hippocrepis (Ad, Brong., ib., pl. 2, fig, \ .) Mous.
— mamillaris (Ad. Brong., ib., pl. 2, fig. 5.)(Charleroi.
— Davreuxii. Liège.
— Candollii . Alais.
- — oculata. Bohême.
— orbicularis. Saint-Étienne ; Saarbruck.
— lessellala. Environs de Bath, Alais; Eschweiler; Wilkesbarre.
— Boblayi. Anzin.
— Knorrii. Saarbruck.
— elliptica. Saint-Etienne.
— transfer salis. Eischweiler, près d’Aix-la-Chapelle.
— subrotunda. Doutweiler, près^de^Saarbruck.
— cuspidala. Saint-Etienne.
— notata. Saarbruck; Silésie; Liège.
— Dournaisii. Charleroi; Valenciennes.
— trigona. Radnitz, Bohême (Sternb.)
— alveolaris. Saarbruck.
— hexagona. Eschweiler; Bochum.
— tlegans. Bochum.
— Brardii. Terrasson.
— lœaigata. Montrelais.
— Serlii. Paulton. Somerset.
Marsiliiacées »
Sphenophyllum Schlotheimii. Waldenburg, Silésie.
— emarginatum. Environs de Bath ; Wilkesbarre.
— truncatum. Somersetshire.
— dentatum. Newcastle; Anzin; Geislautern.
— quadriüdum. Terrasson.
— dissecium. Montrelais.
Lycopodiacées.
Lycopodiles piniformis. Saxe-Gotha ; Saint-Etienne.
— Gravenhortsii. Silésie.
— Hoeninghausii. Eisleben.
— imbricatus . Saint- Georges-Châtellaison.
— jiliciformis. AVettin.
— afjinis. Wetlin.
Selaginites païens. Edinbourg.
— erectus. Mont Jean , près d’Angers.
Lepidodendron selaginoides. Bohême; Silésie.
— elegans . Swina, Bohême.
— Bucklandi. Colebrookdale.
— ophiurus. Newcastle; Charleroi.
— rugosum. Charleroi ; Valenciennes.
— Underwoodii. Anglesea.
— taxifolium. llmenau.
— insigne. Saingbert, Bavière.
— Sternbergii. Swina.
— longifolium. Swina.
— ornaiissimum (Sternb.) Édinbourg ; Yorkshire ; Silésie,
— letragonum (Sternb.) Newcastle.
— venosum. Waldenburg.
= — transaersum. Glasgow.
— V olkmannianum (Sternb.) Silésie.
— Rhodianutn (Sternb.) Yorkshire ; Valenciennes ; Silésie.
Lepidodendron cordaium. Durham.
— obovatum (Sternb.) Radnitz, Bohême; Silésie; Fresnes et Vieux-Condé.
— dubiwn . Newcastle.
— lœve. Comté de la Marek.
— pulchellum. Alais; Liège.
— cœlatum. Yorkshire.
— varians. Saarbruek; Wilkesbarre.
— carinatum. Montrelais ; Saint-Georges-Châtellaison.
— crenatum (Sternb.) Bohême; Eschweiler; Essen; Zanesville.
— aculeatum (Sternb.) Essen; Bohême; Silésie; Wilkesbarre.
— distans. Saint-Etienne.
— laricinum (Sternb.) Bohême; Silésie.
— rimosum (Sternb.) Bohême.
— undulaium (Sternb.) Bohême.
— confluens (Sternb.) Silésie; Eschweiler.
— imbricatum (Sternb.) Eschweiler; Weltin.
— majus. Geislautern.
— lanceolaturn. Montrelais.
— Boblayi. Valenciennes.
— trinerae. Montrelais.
— lineare. Alais.
— ornatum. Shropshire.
— undulatum. Angleterre.
— emarginalum. Yorkshire.
Cardiocarpon majus. Saint-Etienne; Langeac.
— Pomieri. Langeac.
— cordiforme . Langeac.
— ovatum. Langeac.
— acutum. Langeac.
Stigmaria reticulata. Angleterre.
— Weltheimiana. Magdebourg.
— intermedia. Saint-Georges-Châtellaison; Montrelais; Wilkesbarre.
— Jicoides (Ad. Brong., Ann. du Mus., pl. 1 , fig. 7.) Saint-Georges-Châtellaison Montrelais; Saint-Étienne; Liège; Charleroi ; Valenciennes; Muhlheim , près de Dusseldorf; Dudley; Silésie; Bavière.
— tuberculosa. Montrelais ; Wilkesbarre.
— rigida. Anzin, près de Valenciennes.
— minima. Anglesea ; Charleroi.
Palmiers.
Flabellaria? borassifolia. Swina.
Noggeralhia Joliosa. Bohême.
Cannés.
Cannophy llites Virletii. Saint-Georges-Châtellaison.
Monocolyle'dones de familles incertaines.
Slernbergia angulosa. Yorkshire.
— appro ximata. Langeac; Saint-Étienne.
— distans. Edinbourg.
Poacites œqualis. Terrasson.
— striata. Terrasson.
Trigonocarpum Parkinsoni. Angleterre et Ecosse.
— Nœggerathii. Langeac ; houillères des bords du Rhin.
— ovatum. Langeac.
— cylindricum. Langeac.
Musocarpum prismaiicum. Langeac.
— difforme. Langeac.
contraction. Oldham; Lancashire.
Végétaux dont la classe est incertaine.
Annul aria minuta. Terrasson.
— brev folia. Alais ; Geislautern.
— ferlilis. Environs de Bath ; Saint-Etienne; Wilkesbarre.
— Jloribunda. Saarbruck (Sternb.)
— longifolia. Environs de Bath; Geislautern; Silésie; Alais; Wilkesbarre (Var.) Charleroi; Terrasson.
— spinulosa. Saxe (Sternb.)
— radiata. Saarbruck.
— AsterophyllUes equisetformis. Mannebach; Saxe; Rhodeisland.
— rigida. Alais; Valenciennes; Charleroi; Bohême,
— hippuroides . Alais.
— longifolia. Eschweiler (Sternb,)
— tenuifolia. Newcastle; Silésie.
— delicatula. Charleroi; Anzin.
— Brardii. Terrasson.
— diffusa. Radnitz.
— Volkmannia palystachya. Waîdenburg en Silésie.
— distachya. Swina.
— erosa. Terrasson 1 .
CONCHIFËRES *.
Pentamerus Knightii (Sow. t. 1,pl. 28.) Entre le terrain houiller et les roches inférieures, Bochum (Hœn.)
Lingula striata. Werden(Hœn.)
Vulsella elongata. (Blainv.) Werden (Hœn.)
— breois (Blainv.) Werden (Hœn.)
Pecten papyraceus (Sow. t. ni, pl. 354.) Werden (Hœn.) Bradfort; Hailstone.
— dissimilis (Flem.) Le lieu n’est pas indiqué.
Mytilus crassus (Flem.) Écosse (Flem.) Werden ? (Hœn.)
Unio acutus (Sow., 1. 1, pl. 33, fig. 5, 6, 7.) Lutncola acuta (Goldf.) Tanne, piès de Bochum (Hœn.) t
— Urii (Flem.) Rutherglen, Écosse (Flem.)
î Les végétaux fossiles qui se rencontrent dans les terrains houillers de 1 Amérique sont-ils identiques avec ceux des houillers de l’Europe, ou bien peuvent-ils, comme quelques-uns de l’Irlande que M. Weaver a décrits, se rapporter a la série de grauwacke ? 11 est difficile de prononcera ce sujet. Néanmoins, on voit, par la liste precedente, qu’il y a des végétaux qui se rencontrent également en Europe et en Amérique. Ce sont : 3 espèces de Calamites , 4 Nevropteris, 5 Pecopleris, \ Sigillaria, \ Sptienop hyllum, 3 Lepidoden dro n , 2 Stigmaria, 2 Annularia, \ AsterophyllUes.
Les végétaux qui n’ont encore été découverts qu’en Amérique sont : Nevropteris Cistii, Wilkesbarre; N. Grangeri, Zanesville; N. Macrophylla, Wilkesbarre ; Sigillaria Cistii, Wilkesbarre; S. rugosa, Wilkesbarre; S. Sillimanni, Wilkesbarre ; S. obliqua. Wilkesbarre ; 3’. dubia, Wilkesbarre ; Lycopodites Sillimanni, Hadley, Connecticut; Lepidodendron mammillare et Lep. Cistii , Wilkesbarre; Poacites lanceolata, Zanesville.
Le Pecopteris punctulata, qui existe a Wilkesbarre, se rencontre, suivant M. Adolphe Brongniart, dans la montagne des Rousses en Oisans, département de l’Isère.
a Parmi ces débris organiques marins , il y en a quelques-uns qui ont ete trouves dans le sein même du terrain houiller ; quant aux autres, on peut mettre en question s’ils sont propres à ce terrain, ou s’ils n’appartiennent pas plutôt à des roches inférieures.
Nucula atlenuala (Flem.) Rutherglen (Flein.)
— gibbosa (Flem.) Rutherglen ..(Flem.)
Saxicava Blainvillii (Ilœn.) Nieder-Stauffenbach, près de Cassel (Hœn.)
Hyatella carbonaria. . . . Nieder-Stauffenbach (Hœn.)
— Mya ? tell inaria. . . . Liège (Hœn.)
— ? ventricosa Liège (Hœn.)
— / minuta. . . . Camèrbèrg, près llmenau (Hœn.'i
MOLLUSQUES
Euomphalus pentangularis (Sow. pl. 45, fig. 1, 2.) Werden (Hœn.)
Turrilella TJrii (Flem.) Rutherglen, Ecosse (Flem.)
— elongata (Flem.) Rulherglen (Flem.)
Bellerophon decussatus (Flem.) Linlithgowshire (Flem.)
— striatus (Flem.) Linlithgowshire (Flem.)
Orthoceratites Steinhaueri (Sow. 1. 1, pl. 60, fig. 4.) Calcaire du terrain houiller ;
Choquier, près Liège (Hœn.) Yorkshire (Sow.)
— cylindraceus (Flem.) Linlithgowshire (Flem.)
— attenualus (Flem.) Linlithgowshire (Flem.)
— sulcatus (Flem.) Linlithgowshire (Flem.)
— undatus (Flem.) Linlithgowshire (Flem.)
Nautilus? .... Schiste bitumineux ; Werden (Hœn.)
Ammonites Lisleri 1 2 ,(Sow. t. v, pl. 501 , fig. 1.) Schiste bitumineux; Werden (Hœn.) Yorkshire (Steinhauer.) Mellin, près de Liège (Munst.)
— primordialis (Sow.) Schiste bitumineux; Werden (Hœn.)
— sacer Liège (Hœn.)
— subcrenatus (Schlot.) Werden (Munst.)
— diadema (Haan.) Choquier (Munst.)
— sphœricus (Sow. 1. 1, pl. 53, fig. 2.) Choquier (Munst.)
POISSONS
Ichtliyodorulites (Buckl. et de La B.) Argile schisteuse ; Durham (Taylor.) Ruthcrglen (Ure.) Sunderland (Sow.)
Palais de poissons. Dans la houille, Tong, près de Leeds 2.
Calcaire carbonifère.
Cette, roche que Ton trouve dans le sud de l’Angleterre, en Ecosse, dans le nord de la France, et en Belgique, paraît présenter des caractères généraux semblables dans ces diverses localités. C’est un calcaire compacte fréquemment traversé par des veines de spath calcaire; dans certains points, il paraît en grande partie composé de débris organiques, tandis que dans d’autres on n’en observe aucune trace. Il est le plus souvent d’une couleur grise, avec des nuances plus ou moins foncées. On y observe cependant d’autres teintes ; et dans certaines localités , il fournit des marbres estimés.
1 M. Hœninghaus pense que cette espèce est la même que Y Ammonites subcrenatus, Schlot.
2 Zoological Journ., t. n, pl. 2.
Accidentellement , il présente une structure oolitique, comme on l’observe auprès de Bristol. Quelquefois il renferme une telle abondance de tiges d’encrines, que la roche en est en grande partie composée 5 d’où lui vient le nom de calcaire à encrines qu on lui a quelquefois donné. On l’a aussi désigné sous le nom de calcaire métallifère , à cause de la quantité de plomb qu’on en retire, surtout dans le centre et dans le nord de l’Angleterre.
Débris organiques du calcaire carbonifère.