MARÉES ET COURANTS
remplacer 5 et a la fin on peut y voir s’élever peu à peu des bosquets de cocotiers 1
Marées et courants .
Les principaux mouvements que l’on observe dans les eaux des mers sont produits par les marées et les courants: les premières sont c ues a 1 action du soleil et de la lune; les derniers sont probablement occasionnés par les vents et le mouvement de la terre.
Les courants produits par les marées se font surtout sentir sur les cotes, tandis que les courants produits par les vents sont observés sur toute la surface de 1 Océan. Il doit arriver fréquemment qu’une marée et un courant ayant la même direction, la rapidité de l’un se
joint à celle de l’autre, tandis que le contraire a lieu si leurs directions sont opposées.
Les courants d’eau produits par les marées, de même que les courants proprement dits, sont importants sous le rapport géologique, en ce qu’ils peuvent servir à transporter les détritus provenant des continents à une plus ou moins grande distance du rivage : leur pouvoir pour produire cet effet est proportionné à leur profondeur et à leur rapidité. '
Marées.
La rapidité d’un courant de marée dépend des obstacles qu’il rencontre. Ces obstacles sont généralement, la forme des promontoires avancés, une diminution graduelle dans la largeur des passes, ou un groupe d’îles et de bas-fonds. Dans le premier cas, la rapidité de la maree s’accroît beaucoup autour des caps qu’elle vient frapper et ensuite elle diminue graduellement pour reprendre sa vitesse habituelle, à une petite distance sur chaque rivage, ou en pleine mer. La Manche nous présente plusieurs exemples de ce genre, qui sont plus ou moins frappants suivant les circonstances. Autour du promontoire de Start et de la pointe de Portland, les marées sont extrêmement fortes, et produisent même des ras très dangereux quand
. 1 .°11 trouve Une C0lipe d’ur,e î,e semblable voisine de la Jamaïque, dans les Coupes t cues expheatwes des phénomènes géologiques, pl. 36, fig. 2.
D’apres M. Gutsmuth, la grande bande de matières d’alluvion déposées par la mer sur une etendue de 200 milles, enlre le Maranon et l’Orénoque, est accn,e paf Tes
Sfrr’ 'TS,q"e C-eS déPÔ1S 50nl ™COre Vergés, L'anccn^r .«bas-
d’autrelimhThl b,en,.ot. des fords- (Bertha, vol. ix, (827.) Dans ce cas, et dans ■ semblables, on doit considérer que, par suite du peu de profondeur de la
?■„ non T ,8 ,er5 ne,peuïent être 0l,dnls par dc for,s disants; qu’ainsi il ne peul s accumuler de banc devant eux.
elles sont contraires aux vents. Mais ces forts courants de marées sont Durement locaux -, car dans les baies et à une petite distance en pleine mer, la rapidité des marées n’ excède pas un mille et demi à 2 milles par heure, tandis qu’auprès des caps cités ci-dessus elle s’élève quelquefois à 4 ou 5 milles 1 . Généralement parlant, l’accroissement dans la rapidité d’un courant de marée autour des caps est en proportion de la masse d’eau apportée dans les golfes dont ils
forment les extrémités.
Le plus grand obstacle qui s’oppose au mouvement des marees dans le canal de la Manche, est le grand enfoncement qui est a l’ouest du cap de La Hogue, où se rencontrent une quantité innombrable de rochers et d’îles, dont les principales sont Guernesey, Jersey et Aurigny. Le courant de la marée montante étant complètement opposé à la ligne de côte, et arrêté par les îles et les rochers, s’élève à une hauteur très considérable, et s’échappe à travers le ras d’Aurignv, entre File du même nom et le continent, avec une vitesse de 7 milles à l’heure. Il poursuit sa course avec une grande rapidité autour du cap Barlleur, et se ralentit graduellement jusqu’à ce que le niveau général soit rétabli. On peut se former une idée de la variation produite par cet obstacle dans le niveau du canal de la Manche, en remarquant les différences qu’on observe dans les hauteurs des marées à l’entrée du canal et au Pas-de- Calais .
" La hauteur verticale des marées sur chaque côté de l’entrée de la Manche est à peu près la même. Elle est de 21 pieds à Ouessant , et de 20 pieds au cap Land’s End. Dans le grand enfoncement ou baie qui est à l’ouest du cap La Hogue, la marée monte de 45 pieds entre Jersey et Saint-Malo, et de 35 à Guernesey. A Cherbourg , cette forte élévation dans le niveau des eaux est déjà beaucoup diminuée : nâTmaree^n’y monte que d’environ 21 pieds. Sur le bord opposé de la Manche, en Angleterre, la hauteur verticale des marées est comparativement très peu considérable, n’étant que de 13 pieds à Lyme Pvegis, de 7 dans la rade de Portland, de 15 à Cowes, et de 18 au cap Beachy ( Beachy-Head ). Par conséquent l’élévation considérable du niveau des eaux à Guernesey et à Jersey ne produit pas un effet sensible sur la côte d’Angleterre qui fait lace à ces îles. Entre le cap Beachy et Douvres, la marée monte de 24 pieds à l’ouest de Dungeness, et de 20 à Folkstone. Sur la côte opposée, il y a une élévation de 20 pieds au Havre, de 19 à Dieppe
i Tous les milles dont il est question dans tout ce que nous dirons sur les marées et les courants, sont des milles marins; il en faut 60 pour faire un degré.
MARÉES. jq7
et de 19 à Boulogne. A Douvres, les marées montent de 20 nieds et de 19 à Calais. \
Le canal de Bristol est un exemple bien connu d’une grande Hauteur des marées produite par le rétrécissement graduel dans la largeur d’un canal à l’extrémité duquel il n’y a pas d’issue. A Saint- 1 ves, dans le Cornouailles, la hauteur verticale des grandes marées est de 18 pieds, celle des basses marées de 14 '. APadstow, la marée monte de 24 pieds; à l’île Lundy, de 30; au Mine Head, de 36- à
King Road, près de Bristol, de 46 à 50; et àChespow, à peu près autant. r
La différence de niveau produite par les obstacles qui s’opposent aux marées, se montre d’une manière bien remarquable sur chaque côté de l’isthme qui sépare la Nouvelle-Écosse du continent principal de l’Amérique du nord. Dans la baie de Fundy, sur la côte méridionale, les marées ont une hauteur très considérable, puisqu’elles montent, suivant Desbarres, à 60 et 70 pieds aux équinoxes, tandis que sur la côte septentrionale, dans la baie Yerte, elles ne montent et ne baissent que de 8 pieds. Le courant de marée est, comme on doit le concevoir, très rapide dans ces canaux dont la largeur diminue graduellement, surtout quand la quantité dont les eaux s élèvent et s’abaissent est très considérable. Cette rapidité extraordinaire cesse par degrés à mesure que l’on se rapproche de l’entrée
de ces canaux, et le mouvement de la marée revient aux niveaux habituels.
La grande variété que présentent les lignes de côtes produit des modifications sans nombre dans les courants des marées, et en augmente ou en diminue la rapidité. Comme ces courants ne sont visibles que sur les côtes, il semble naturel d’en conclure que les effets
qu’ils produisent ne s’étendent pas à une distance considérable des continents.
Les marées en pleine mer et les marées le long des côtes ne se correspondent pas exactement; le flux continue au large quelque temps après que le reflux a commencé à la côte ; il en est de même pour le reflux. On a reconnu « que l’intervalle de temps qui s’écoule « entre les changements de marées, au rivage, et les changements « de direction du courant, en pleine mer, est en proportion de la « force du courant et de la distance à la côte; que plus le courant “ est fort et Plus 11 est éloigné de la côte, et plus aussi il doit con-
1 Éa hauteur de la marée à
Saint-Yves est quelquefois de 22 pieds.
(( tinner longtemps de suivre la même direction, après que la marée a a changé au rivage »
Au milieu des petites îles de 1 océan Pacifique , la marée ne monte que d’environ 2 pieds \ elles n’ont pas dans leur voisinage de grande étendue de côtes qui puisse produire une élévation plus considérable. Aux îles de Y océan Atlantique , la hauteur de la marée est plus forte elle est aux Açores de 6 à 7 pieds $ à Madere, de 8 à 9} aux Canaries, de 8 à 10: aux îles du cap Vert, de 4 à 6; aux Bermudes, de 5 à 6; à Sainte-Hélène, de 3-, à Fernando-Noronha , de 6; et à Tristan d’Acunha, de 10 pieds.
Le courant de la marée le long des côtes augmente beaucoup aux époques de pleine et nouvelle lune, au point que dans les grandes marées, le courant a souvent deux fois plus de rapidité que dans les petites marées ; il en résulte par conséquent dans la vitesse ou la force de transport des marées une variation continuelle indépendante. des changements que les vents y produisent.
Par suite de diverses circonstances, les mouvements du flux et du reflux sont quelquefois inégaux-, ainsi, au promontoire de Land’s End, le flux court pendant 9 heures au nord, et le reflux pendant 3 heures au sud. Pendant l’expédition des capitaines Parry et Lyon, on a observé que dans la partie la plus élevée du détroit de Davis, le flot de la marée montante vient du riord avec une rapidité de 3 milles à l’heure pendant 9 heures, tandis que le reflux ne dure que 3 heures.
Il existe dans le détroit de Malacca, pendant une partie de l’année, un courant qui est cause que le mouvement de la marée cuire 9 heures d’un côté et 3 seulement de l’autre. Les marées sont irrégulières, dans le détroit de Banca, par un vent d’est -, le reflux court au nord pendant 16 heures, tandis que le flux ne dure que 8 heures. Dans les marées ordinaires, il y a dans ce détroit deux flux et deux reflux en 28 heures, dont la durée est en quelque sorte réglée par les vents : le flux dure 6 heures, et le reflux 8 } ou bien la maree monte pendant 5 heures et descend pendant 9.
i Purdy, Atlantic Memoir , 1829. Dans le même ouvrage on établit que le temps pendant lequel le courant du flux continue au milieu de la Manche après le moment de la haute mer à la côte, est d’environ 3 heures à l’ouest du méridien de Portland , et, au contraire, seulement d’une heure trois quarts à la hauteur du cap Beachy, à l’est de ce même méridien. En pleine mer, entre les méridiens de Dungeness et de Folkstone, les marées de la mer du Nord et de la Manche paraissent se rencontrer. Le reflux de l’une se réunissant au flux de l’autre, ils courent ensemble à 1 est, dans la direction de la côte de France, plus de quatre heures après que la mer est pleine sur le rivage occidental du Dungeness, (P. 88.)
MARÉES. j0t)
Les marées sont très faibles et très irrégulières dans les Indes occidentales, ce qu’il faut attribuer peut-être à l’accumulation d’eau produite par le courant équatorial et les vents alisés. A la Vera-Cruz il n y a qu une marée en 24 heures, et elle est irrégulière. Au milieu de ces parages, la hauteur verticale des marées varie depuis quelques pouces jusqu’à 2 pieds ou 2 ± pieds. Le courant qu’elles produisent doit par conséquent être très faible.
En théorie, toutes les masses d’eau, même les grands lacs d’eau douce, ont des marées ; mais elles sont si insignifiantes que les mers intei îeures, môme la Méditerranée et la mer Noire, sont généralement regardées comme dépourvues de marées.
Le courant qui pénètre de l’océan Atlantique dans la Méditerranée est un peu modifié par les marées. Au milieu du détroit de Gibraltar e courant se dirige à l’est r et cependant, sur chaque rivage le flot cle la marée court à l’ouest.
Sur la côte d’Europe, à l’ouest de l’île de Tarifa, la haute mer est a 11 heures; mais, au large, le courant continue à suivre la meme direction jusqu’à 2 heures. Sur le rivage opposé d’Afrique la haute mer est a 10 heures; et, en mer, le courant continue à suivre la même direction jusqu’à une heure, après quoi il change sur chaque côte, et se dirige à l’est avec le courant général. Près de la cote il y a beaucoup de changements, des contre-courants et des tourbillons d’eau qui sont produits par les vents et qui varient avec eux. Près de Malaga, le courant se dirige le long de la côte
pendant environ 8 heures, dans l’un et l’autre sens; le flux se dirigé vers l’ouest "
Les plus fortes marées qui aient été citées se rencontrent au milieu des îles Orcades et des îles Shetland, et dans le détroit de Pentland qui séparé ces îles du continent de l’Écosse. Le flux vient du nordouest et n’est pas d’une force extraordinaire jusqu’à ce qu’il ait rencontré les obstacles que lui opposent ces îles et le continent de 1 Ecosse. Le changement de la marée commence près des côtes avant qu’il n’ait heu à une certaine distance en mer. La différence de temps varie suivant les positions . elle est dans quelques endroits de deux a trois heures. La rapidité du courant de marée dans le détroit de file Stronsay (Orcades) est d’environ 5 milles à l’heure pendant les grandes marées, et d’un mille ou un mille et demi pendant les petites. Dans le détroit de l’île de North-Ronaldsha les grandes marées parcourent S milles à l’heure, et les petites un
1 Punty, Atlantic Memoir, p. 90. F
La marée monte de 3 pieds cà Malaga.
mille et demi. Plus au nord, le flot se divise près de Fair Isle, et forme une forte barre du côté de l’est. Dans ce parage, le flot parcourt 6 milles à l’heure dans les grandes marées , et seulement 2 dans les petites. Ges marées augmentent de rapidité quand elles sont secondées par les vents. Le courant de marée le plus rapide se trouve dans le détroit de Pentland; la vitesse est de 9 milles a rheure durant les grandes marées, quoiqu’elle ne soit que de 3
durant les petites.
Marées dans les rivières et les golfes à leur embouchure f estuaries ). — Elles sont nécessairement beaucoup modifiées par les circonstances; mais, généralement parlant, le reflux est plus fort que le flux, par suite de la masse d’eau douce dont le flux avait arrêté l’écoulement; tandis que la marée montante éprouve toujours dans des rivières une certaine résistance proportionnée à leur rapidité et à l’abondance de leurs eaux. La plus grande résistance au mouvement du flux et la plus grande rapidité du reflux ont heu pendant les crues, ou quand les rivières ont une surcharge d eau produite par les pluies.
Dans des rivières d’une profondeur suffisante, la premiere action de la marée montante paraît être celle d’un coin qui soulève les eaux douces, en raison de leur moindre pesanteur spécifique. Le flot oppose graduellement une plus forte résistance à l’écoulement des eaux de la rivière, et, à la fin, il parvient à l’empêcher tout à fait. J’ai vu un grand nombre de pêcheurs qui connaissaient parfaitement cette intercalation ( creeping 1 , comme ils l’appellent) de 1 eau salée audessous de l’eau douce au commencement du flux, et qui avaient remarqué que, dans les rivières sujettes à marées, l’eau, à une assez grande distance de la mer, s’élève quelquefois de 5 à 6 pieds, en restant néanmoins parfaitement douce à la surface.
Au moment du reflux, si les eaux douces, c’est-à-dire celles de la rivière, sont abondantes, on les verra, lorsque l’eau salée se sera retirée, s’écouler par-dessus celle-ci, jusqu à des distances du rivage plus ou moins considérables, suivant les circonstances.
Après la saison des pluies, une forte crue a heu dans le Sénégal , et il en résulte un puissant courant d’eau douce qui s’avance à quelque distance dans la mer. Des capitaines de vaisseau ont été souvent surpris, en traversant ce courant, de voir que tout à coup leurs bâtiments tiraient beaucoup plus d’eau, effet qui était dû à leur entrée dans un liquide d’une pesanteur spécifique moindre.
2 Le mol creeping signifie littéralement action, de vamp et .
MAREES. jj I
Le capitaine Sabine dit que pendant un voyage qu’il fit de Ma ran ham à la Trinité, le 10 septembre 1822, le courant général ayani enorme vitesse de 99 milles par 24 heures (plus de 4 milles par heure) , U entra, à la latitude de 5» 8' nord , longitude 50’ 28' ouest dans des eaux parfaitement décolorées. Il pense que ces eaux sont celles de la rivière des Amazones ou du Maranon , qui avaient conservé leur impulsion primitive jusqu’à 300 milles de son embouchure, et avaient coulé par-dessus les eaux de l’Océan par suite de leur moindre pesanteur spécifique. La ligne de séparation entre l’eau de 1 Ocean et l’eau décolorée était très tranchée, et on voyait un très grand nombre d’animaux marins gélatineux qui flottaient sur les bords de l’eau douce. La température de l’eau de l’Océan était de 27%27 centigrades, et celle de leau douce de 27°, 66 prises Tune et l’autre près de Aligne de séparation. La densité’de’la premiere était de 1,0262, et celle de la seconde de 1,0204. Plusieurs expériences firent voir que l’eau décolorée n’était que superficielleon ne la retrouvait plus à la profondeur de 126 pieds. On ne trouvait pas de fond à 105 brasses (fathoms). Dans cette eau décolorée le vaisseau, qui se dirigeait au nord 38» ouest, avançait de 68 milles en 24 heures, ou un peu moins de 3 milles par heure. Le bord occidental de l’eau douce se fondait peu à peu dans celui de l’eau de la mer. Le capitaine Sabine attribue la rapidité extraordinaire du courant marin, de 99 milles par jour, à l’obstacle que lui oppose ce’ courant d’eau douce 1 . 1
1 Expériences pour déterminer la figure de la Terre. - On a cité plusieurs aufrps exemples d eaux décolorées dans l'Atlantique; mais il serait nécesS q „eTor déterminât toujours exactement, au moins d’une manière relative, ainsi que l’a fai le capitaine Sabine, la pesanteur spécifique et le féfaut de salure de ces eaux dont on n a constate que le changement de couleur, avant de pouvoir prononcer qu’eiles proviennent des rivieres, meme quand elles couleraient dans la direction nécessaire Le capitaine Cosme de Churruca dit qu’à 128 lieues a l’est de Sainte-Lucie, et à 15 o au nord-ouest de 1 Qrenoque, on trouve toujours une eau décolorée, comme si on était dans une mer peu profonde, tandis qu’on n’atteint pas le fond à m brasses Les memes apparences s observent a environ 70 à 80 lieues à l’est des Barbades. M de lumLoldt rapporte qu a la latitude de la Dominique et à la longitude d’environ 55« ouest, la mer est constamment d’un blanc de lait, quoique très profonde et il parait penser que cet effet peut être dû a un volcan existant au fond de la mer. Le capUaiim Tuckey a observe la même couleur dans les eaux de la mer, à l’entrée du golfe 1: Gurnee mais il 1 attribue a une multitude de crustacés que l’on y trouve et qui produisent une vive clarté pendant la nuit. - ,etqU1 P™-
Sir Gore Anseley rapporte que le \ 2 février! 81 1 , à la hauteur des côtes de l’Arabie il observa une bande d eaux vertes, couleur qui indique ordinairement des bas-fond^ et qui se distingue très bien de la teinte bleue que l’eau a dans une mer profonde! Cela bande d taux vertes s etendait a une distance considérable. Elle se montre a 8 et 9 imlles du continent. Le passage de l’eau bleue à l’eau verte était tellement tranche, que le vaisseau était en meme temps dans l’une et dans l’autre. Lorsqu’on
Dans le fleuve Saint- Laurent , nous trouvons un exemple frappant d’une rapidité du reflux plus grande que celle du flux. A l’île aux Coudres, dans les hautes marées, le reflux parcourt la valeur de deux nœuds. Plus bas, ce phénomène est encore plus marqué entre l’île aux Pommes et l’île aux Basques; le reflux du fleuve, accru encore par celui de la rivière de Saguenay, parcourt sept nœuds dans les grandes marées. Cependant , quoique le reflux soit aussi fort, le flux est à peine sensible, et, plus bas encore, audessous de l’ile de Bic , il n’y a pas d’apparence de courant de marée montante l.
La grande différence dans le flux et le reflux des marées dans les rivières doit dépendre de beaucoup de causes locales -, mais il doit surtout être proportionné, d’un côté à la hauteur verticale de la marée, et de l’autre à la masse de l’eau douce. Le flux pénètre dans un grand nombre de rivières avec tant d’impétuosité, qu’il produit, suivant les circonstances, un flot plus ou moins considérable, qu’on appelle la barre (bore), comme si le flux avait surmonté tout à coup la résistance que le reflux lui opposait. La barre du Gange est très considérable : d’après le major Rennell , elle commence à la pointe de Hughly, au-dessous de Fulta, à l’endroit où la rivière commence à diminuer de largeur, et se fait sentir au-dessus de la ville de Hughly ; elle avance si rapidement, quelle emploie à peine quatre heures pour aller d’un point à 1 autre, quoique la distance qui les sépare soit de près de 70 milles. A Calcutta, elle produit quelquefois une élévation instantanée de 5 pieds; et là, comme dans tout son trajet, les bateaux, à son approche, quittent immédiatement le rivage, et vont , pour leur sûreté, se placer au milieu
de la rivière \
D’après Homme , il y a une barre considérable à Fembouchure du fleuve des Amazones pendant trois jours , au moment ^ des équinoxes : on Fa observée entre Maraca et le cap Nord, vis-a-vis de Fembouchure de l’Araouri. Il se forme tout à coup une vague de 12 à 15 pieds de hauteur, qui est suivie de trois ou quatre autres. La
fat entré dans l’eau verte, on sonda et on trouva le fond à /9 toises (fathoms), ee qui prouvaitquele changement de couleurn’était pas du à un bas-fond; car avant d entrer dans l’eau verte, on avait sondé dans l’eau bleue et on avait trouvé 63 toises; de soi te que l’eau bleue était moins profonde que l’eau verte. Ce fait fut observé près du golfe Persique. (Sir Gore Anseley travels , vol. 1 .) — Il n’y avait pas dans ce cas de grande rivière dans le voisinage à laquelle on put attribuer le changement de couleur.-Les géographes orientaux donnent au golfe Persique le nom de mer verte.
i Purdy, Atlantic Memoir , p. 9 1.
a Transactions philosophiques.
marche de cette barre est extrêmement rapide, et on assure nue
e bruit qu elle fait s’entend à la distance de 2 lieues. Elle occupe toute la largeur du fleuve, et dans sa marche elle entraîne tout ce qu elle rencontre, jusqu’à ce qu’elle ait dépasse les bas-fonds et soit arrivée dans une eau plus profonde et plus large , où elle disparaît. M. de La Condamine a décrit ce phénomène , et a obseté
qu il y a pendant le flux, deux courants opposés, l’un à la surface 1 autre dans la profondeur. Il y a aussi deux sortes de courants superficiels dont 1 un monte le long du rivage de chaque côté, tandis que, vers le centre, il y a un courant descendant, mais dont la vi esse est retardee. On assure que les marées se font sentir dans le i euve des Amazones jusqu’à une distance de 200 lieues au-dessus de son embouchure , en sorte qu’il y a plusieurs marées au même moment dans le fleuve ; d’où il résulte que, sur cette étendue la surtace de 1 eau forme une ligne ondulée.
La barre la plus remarquable que j’aie jamais vu citer, a été observee par Monach, commandant du port de Cayenne. IJ dit nue a mer monte de 40 pieds en moins de 5 minutes dans le canal de urury, sur la rivière d’Arouary ; il ajoute que cette élévation d’eau si subite constitue à elle seule toute la marée, et qu’on voit im
médiatement commencer le reflux, qui donne aux eaux une grande rapidité &
Dans le Zaire ou Congo, nous avons un exemple de la faiblesse comparative des effets de la marée sur une grande masse d’eau douce qui s écoulé avec une rapidité suffisante. Dans l’expédition du capitaine Tuckey, malgré le secours do la machine de Massey on ne trouva pas fond à 113 tirasses au milieu du canal, vers embouchure , et le courant avait une vitesse de 4 à 5 milles par heure » ; la marche du courant du fleuve était retardée, mais non arretee, dans le milieu du canal, par la force de la marée, qui produisait seulement des contre-courants près du rivage. Le mouvement du flux ne se faisait sentir dans le fleuve qu’à 30 ou 40 milles au-dessus de son embouchure. Il se dépose continuellement des alluvions, lesquelles forment des îles plates, qui se couvrent de manghers et de papyrus , et qui sont souvent emportées en partie ou en totalité par le fleuve jusque dans l’Océan 1 * 3. Le professeur Smith décrit une île flottante de cette espèce, qu’il a vue plus au nord
1 Romme, Vents , Marées et Courants du globe , tom. % p. 302.
a 0n a suPP°sé dePuis W* ce courant avait encore une plus grande vitesse.
3 Expédition de Tuckey au Zaïre ou Congo.
près de la côte d’Afrique; elle avait 120 pieds de longs et était couverte de roseaux ressemblant au donax , et d’une espèce d agrostis (?), au milieu desquels on voyait végéter encore quelques tiges de justicia \
Courants.
On classe généralement les courants en courants constants , périodiques et passagers.
Parmi les premiers , le plus remarquable est le grand courant qui, partant de la mer des Indes, double le cap de Bonne-Espérance, remonte le long de la côte d’Afrique vers les régions équatoriales, puis, traversant l’Atlantique , va battre les rivages de l’Amérique. On l’attribue à l’action combinée des vents des tropiques ou vents alisés et du mouvement de la terre. L’eau accumulée par le courant sur le continent américain, rencontrant une barrière qu’elle ne peut franchir, s’échappe par le détroit de la Floride, et donne lieu à un courant considérable qui se dirige d’abord vers le nord , tourne ensuite à l’est, et plus loin au sud-est, en se dirigeant vers les côtes occidentales de l’Europe et du nord de l’Afrique -, enfin il vient se réunir avec la partie nord du courant équatorial , et traverse de nouveau l’Atlantique.
Entre les îles Laquedives, près de la côte de Malabar et le cap de Bassas , sur la côte orientale de l’Afrique , il y a un courant constant vers l’ouest, ou, plus exactement, au sud-ouest ou à Touest-sud-ouest , avec une vitesse de 8 à 12 milles par jour. Au sud de l’équateur, dans la mer des Indes , les courants portent vers l’ouest. Enfin, dans le canal de Mozambique, pendant la saison des moussons du nord-est, des courants se dirigent, au sud, tout le long de la côte d’Afrique, et de même, plus au large, avec une vitesse d’environ 7 à 8 lieues par jour, tandis que , sur la côte de Madagascar, les courants ont une direction en sens contraire. A l’extrémité méridionale de l’Afrique , les courants venus de la partie nord-est tournent le banc des Aiguilles (banc de Agulhas ou de Lagullas), qui présente une étendue considérable, et qui, d’après les sondages qui y ont été faits, a un fond de vase a 1 ouest du cap des Aiguilles, et, à l’est, un fond de sable mêlé d’une grande quantité de petites coquilles. Rennell nous apprend que ce courant acquiert sa plus grande force dans l’hiver, et que sa partie la plus extérieure s’avance vers le sud jusqu’au 39e degré de latitude sud avant de
i Expédition de Tuckey au Zaïre ou Congo, p. 259.
tourner au nord; après quoi il remonte lentement le long de la côte occidentale de l’Afrique, jusqu’à l’équateur et même au delà \ La vitesse générale du courant autour du banc n’est pas encore bien connue; seulement on sait qu’il a transporté un vaisseau
à une distance de 170 milles en 5 jours, ce qui fait 32 milles par jour a. r
Au delà de Sainte-Hélène, ce courant se mêle au courant équatorial de r Atlantique , et se porte de la mer d’Éthiopie aux Indes occidentales. Sa vitesse , dans ce trajet, n’a pas encore été exactement déterminée, mais on l’évalue généralement à un mille et demi par heure , en s’accroissant à mesure qu’il avance vers louest • sur les côtes de la Guyane , elle s’élève à 2 ou 3 milles par heure’ Le capitaine Sabine qui, partant de Maraham en 1822, navigua dans ce courant , porte sa vitesse à 99 milles par jour, ce qui estun peu plus de 4 milles par heure. La direction de la partie centrale du courant est vers l’ouest-nord-ouest.
He la Trinité au cap de la Vela , sur la côte de la Colombie , les courants balaient les îles voisines en tournant un peu au sud, ’suivant le détroit d’où ils viennent. Leur vitesse est d’environ un mille et demi par heure , avec de légères variations. Entre les îles et la côte, et principalement près de celle-ci, on remarque que le courant va tantôt vers l’ouest, tantôt vers l’est. Hu cap de la Vela la principale partie du courant se dirige à l’ouest-nord-ouest; et comme il s’élargit, sa marche devient moins rapide. Il y a néanmoins une branche qui se porte avec une vitesse d’un mille par heure sur la côte de Carthagène. A partir de ce point, et dans l’espace compris entre la côte et les 14° de latitude, on a observé que les eaux se
meuvent vers 1 ouest dans la saison sèche, et vers l’est dans la saison des pluies 3.
On a assuré qu’un courant constant pénètre dans le golfe du Mexique par la partie ouest du canal de Yucatan ; tandis qu’il y a
' h !P t 7 key’ danS SOn exPedition nu Zaïre, rencontra un courant diri-c ers le nord-nord-ouest, dont la vitesse était de 33 milles par vingt-quatre heure°s en appareillant de 1 île Saint-Thomas sur la côte d’Afrique.
’ La ma"ière «o?t«e grand courant se conforme aux sinuosités du banc des Aiguilles doit nous faire presume.- qu'il a en cet endroit une profondeur considérable c'est à
dtre d environ W a 70 brasses. Mais c'est une évaluation incertaine, carTous CnoIOJ a quelle distance en mer un banc plus élevé rejeterait le courant. °
Au sud de ce courant principal règne un contre-courant portant à l’est [ e caoitaine Horsburgh rapporte que, quand il s'est trouvé dans ses eaux, il a dérivé une L de 20 a 30 milles en un jour, et deux autres fois de 60 milles dans te même temps.
3 Purdy, Atlantic Memoir, trad, du Dén otera de las Anlillas.
généralement dans la partie est du même canal un contre-courant qui a tourné le cap Saint-Antoine de 1 ile de Cuba .
Sur les côtes septentrionales de Saint-Domingue, de Cuba, de la Jamaïque, et dans le canal de Bahama, les courants paraissent variables : leur plus grande vitesse est d’environ deux milles par
L’accumulation des eaux dans la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique n’en élève pas le niveau autant qu’on serait tente de le supposer. La différence de niveau entre la mer Pacifique et la mer du Mexique, observée par M. Lloyd, dans ses recherches sur l’isthme de Panama, est de 3,52 pieds (1 metre 73 millimetres), et est à l’avantage de la mer Pacifique -, résultat auquel on était loin de s’attendre : cependant les mesures ont été prises avec tant de som, qu’il n’est guère permis de douter de l’exactitude. La haute mei est, à Panama, de 13,55 p. ( 4 mètres 13 cent ^ elevee * Chagres sur l’Atlantique; mais il résulte de la difference des raarees sur les deux rives de l’isthme, qu’à la maree basse, Atlantique est de 6 51 p. (près de 2 mètres) supérieure a 1 ocean Pacifique . or si nous considérons quel immense volume d’eau est ainsi accumulé par l’aetion des courants, pour produire sur une surface aussi vaste que celle du golfe du Mexique une elevation de 8 pieds et même moins au-dessus de l’océan Atlantique sur une surface aussi vaste que le golfe du Mexique, nous serons moins surpris de la vitesse du courant dû à l’écoulement de cette masse d eau par le détroit de la Floride.
La température des eaux, qui se sont échauffées dans le gojfet u Mexique et la mer des Caraïbes , étant plus grande que celle des eaux situées au nord des tropiques à travers lesquelles coule le courant du golfe ( gulf-stream ), leur pesanteur spécifique doit aussi être moindre ; et, par conséquent, elles doivent sepandie sur des eaux plus froides et par suite plus pesantes précisément comme cela a lieu pour les fleuves qui se jettent dans la mer et qui continuent de couler ainsi jusqu’à ce que leur marche graduellemen
ralentie cesse entièrement.
D’après l’ensemble des observations qui ont ete recueillies, il paraît que le courant du golfe du Mexique, ou le gulf-stream % varie considérablement en largeur, en longueur et en vitesse. Les vents ont sur ce courant une très grande influence : tantôt ils
i Purdy, Atlantic Memoir, trad, du Derrotero de las Ântillas.
* Transactions philosophiques, 1830.
COURANTS. | j7
augmentent sa vitesse en diminuant sa largeur ; tantôt, au contraire ils accroissent sa largeur aux dépens de sa vitesse.
Sous le méridien de la Havane, au milieu du canal, la direction du gulf-st) earn est est-nord-est : il avance d’environ deux milles et demi par heure. A la hauteur de la pointe la plus méridionale de la Floride, et à environ un tiers de sa largeur à partir des récifs de la Floride, il parcourt quatre milles à l’heure, et sa vitesse croît encore un peu entre la Floride et les îles Bemini. Sur la côte de Cuba il n’y a qu’un très faible courant portant à l’est.
Un contre-courant descend le long des rivages de la Floride vers le sud-ouest et l’ouest. Les petites embarcations en profitent pour \enii des côtes septentrionales ‘. Dans les parages au nord du cap Canaveral, le long de la côte sud des États-Unis, on n’observe des courants de marée que près du rivage, en deçà de la distance où la profondeur est de 10 à 12 brasses. Au delà, jusqu’aux plus grandes profondeurs qu’atteignent ordinairement les sondes, rè^ne un courant qui porte au sud et fait un mille à l’heure; quand la profondeur devient plus grande , on trouve le gulf-stream qui va
vers le nord. On a de plus constaté à l’est de ce dernier l’existence d’un contre -courant.
"Vers la lui de l’année 1822, le capitaine Sabine, après avoir dépassé le cap Hatteras, a mesuré la vitesse du gulf-stream et a trouvé qu’elle était de 77 milles par jour ». D’après les vitesses du gulf-stream, observées en plusieurs points, Rennell calcule que dans l’été, où sa vitesse est la plus grande, il lui faut onze semaines pour parvenir du golfe du Mexique aux Açores distantes^ d’environ 3,000 milles. Toutefois, le capitaine Livinsgton lait observer qu’on ne peut guère compter sur les vitesses observées en différents points du gulf-stream : il rapporte avoir trouvé les 16 et 17 août 1817 une vitesse de cinq nœuds et plus. Les 19 et 20 février 1819, elle élaitpresque imperceptible; et en septembre 1819 il la trouva à peu près telle que la donnent les cartes marines 3.
Le lieutenant Hare, naviguant par les 57° de longitude , a remarqué que le gulf-stream coupait ce méridien à la latitude de 42 0 { nord en été, et même de 42° nord en hiver.
i Purdy, Atlantic Memoir .
, “ Le capitaine Livingston rapporte qu’à la hauteur du cap Hatteras, le gulf-stream e transporta a i 0 8' au nord du point indiqué par l’estime, ce dont il s’assura par des observations astronomiques.
3 Purdy, Atlantic Memoir . Ces observations paraissent se rapporter au gulfstream entre le cap de la Floride et les iles Bemini.
j|3 COURANTS.
Il paraît qu’à ia sortie du détroit de la Floride, les eaux formant la bordure orientale du courant s’échappent vers 1 est, ainsi qu on pouvait s’y attendre d’après leur tendance à se mettre de niveau , particulièrement vers cette partie du courant, où elles se meuvent
assez lentement. . .
Un courant violent vient des mers polaires, à travers le détroit
de Davis et la baie d’Hudson 5 on l’appelle communément le courant du Groenland , ou le courant polaire. Il descend , au sud , le long de la côte d’Amérique, à Terre-Neuve, entraînant avec lui d'énormes glaçons jusqu’au delà du grand banc de Terre-Neuve. Les capitaines Ross~et Parry ont trouvé que sa vitesse était de 3 à 4 milles par heure dans la baie de Baffin et le détroit de
Davis.
Un courant, venant des régions polaires, existe dans la partie nord de l’Atlantique, entre l’Amérique et l’Europe. Lors de l’expédition entreprise par le capitaine Parry pour atteindre le pôle nord sur la glace, il produisit un mouvement des glaces, vers le sud , qui fut tel , qu’il obligea d’abandonner l’expédition.
Le courant polaire, venu du détroit de Davis, paraît se mêler au gulf-stream, et tournant alors à l’est, se diriger vers les côtes de l’Europe et de l’Afrique. En dehors des côtes de Terre-Neuve , sa vitesse est quelquefois de 2 milles par heure 5 mais elle est grandement modifiée par les vents. A environ 5 degrés a 1 ouest du cap Finistère, il parcourt 30 milles par jour.
Entre le cap Finistère et les Açores, on observe une tendance générale des eaux de la surface vers le sud-est , laquelle varie en hiver. En septembre 1823,1e lieutenant Hare, naviguant entre les latitudes nord 45° 20' et 43°40', et les longitudes ouest 22° 30' et 16°, rencontra un courant qui portait à 1 est-sud-est avec une vitesse d’un mille et demi par heure. Rennell remarque , relativement aux courants observés entre le cap Finistère et les îles Canaries , que l’on peut regarder comme certain que toute la surface de cette partie de la mer Atlantique comprise entre les parallèles des 30e et 45e degrés de latitude nord, et au delà, et à une distance de 100 à 130 lieues du rivage, a un mouvement dirigé vers le détroit de Gibraltar.
Près de la partie des côtes d’Espagne et de Portugal qui porte le nom de Wall, le courant se dirige constamment vers le sud, après avoir été plutôt vers l’est, à la hauteur du cap Finistère, et il continue ainsi jusqu’au parallèle de 25° de latitude nord, et se fait sentir jusqu’au delà de Madère, qui est au moins à 130 lieues de la côte d’Afrique. Plus loin, commencent les courants sud-ouest, dus
■COURANTS. HQ
sans aucun doute à l’aclion des vents alises. D’après Rennell la \itesse des eaux du courant varie considérablement, étant de 12 à
20 milles et plus par jour. Il regarde 16 milles comme au-dessous du terme moyen.
Un courant règne le long de l’Afrique, depuis les Canaries jusque «.ans le golfe de Guinée, passant à l’ouest de la baie de Biafra- il est interrompu par la saison des pluies et par les vents harmattan. Sa vitesse du cap Bojador aux îles de Los n’excède jamais un mille et demi par heure près de la côte; et sur le bord extérieur du bane le plus souvent elle est au-dessous d’un mille. A 4 lieues de la côte’ e e n est que d’un demi-mille et même moins. Sous le méridien’ qui passe à 11“ ouest de longitude, sa vitesse est de 25 milles vers’
1 est-sud-est en 24 heures. A la hauteur du cap de Palmas, il se dirige a lest avec une vitessede 40 milles par jour. Depuis le cap des Trois-Pomtes jusqu’à la baie de Benin, sa vitesse varie de 15 à o0 milles. A partir de ce point, sa force décroît. Il tourne au sud puis au sud-ouest entre le 6“ et 8» degré de latitude sud, et de là revient au nord-ouest vers les îles du cap Vert. On pense toutefois que le courant qui se meut vers l’est, dans le golfe de Guinée, ne forme pas exactement continuité avec celui qui coule du cap Bojador au
On a indiqué un courant qui va, pendant la plus grande partie de année, de la mer Pacifique dans l’Atlantique, en longeant les cotes de la Terre-de-Feu , et doublant le cap Horn '. Entre le détroit de Magellan et l’équateur, nous trouvons sur toute la côte occidentale de l’Amérique du sud un courant dirigé vers le nord. A 80 heues de la cote, entre le 15* degré de latitude sud et l’équateur, et meme jusqu au 15* degré de latitudenord, les eaux courent généra, emental ouest Le capitaine Hall cite à la hauteur des îles Galapagos un courant dirigéau nord-nord-ouest.-AGuyaquil, un violent courant son du golfe avec une vitesse de 40 milles par jour. Entre Panama et Acapulco, et à environ 180 milles de cette dernière ville le capitaine Hall a rencontré un courant bien régulier se dirigeant vers est en tirant au sud, avec une vitesse qui varie entre 7 et37 milles
un rffloier’de marine ^ n ‘*v0’r *rouv^ aueun courant vers le cap Horn; cependant , , "e assm'e îue cha5ue “«née, Pendant 9 mois, il y avait un o irant de la mer Pacifique dans l’Atlantique. Ce fait est assez vraisemblable d’après la predominance des venls d’oues! pendant la plus grande partie de l’année- cês vents
= rsr chasser de™‘ - * - *
^•aaarx-isaïsî
par jour. De grandes quantités de bois sont charriées du continent américain à Tile de Pâques par un courant qui suit cette direction. — On a observé à Juan-Fernandez, et jusqu’à 300 lieues à l’ouest de cette île, des courants de 16 milles par jour, portant à l’ouest-sudouest. __ Yers lesîlesMarquises, les eaux ont une vitesse de 26 milles par 24 heures. Entre les îles Marquises et les îles Sandwich, des courants vers l’ouest, parcourant 30 milles, régnent pendant les mois d’avril et mai. Yers la Californie, on a observé un fort courant portant au sud, et un autre se dirigeant au nord, le long de la côte nordouest de l’Amérique , à partir du cap Orford. La vitesse de ce dernier est d’un mille et demi par heure. ’
Un courant dirigé vers le nord se fait sentir dans le détroit de Behring on suppose qu’après un long trajet au nord de 1 Amérique , il se jette à travers la baie de Baffin et le détroit d’Hudson
dans l’Atlantique.
King a rencontré dans les parages des îles du Japon un courant de 5 milles à l’heure, portant au nord-est, mais il a remarqué en même temps qu’il variait considérablement en force et en direction.
Un courant venu du nord-est circule avec violence entre les îles Philippines. On a trouvé que sa vitesse , dans le voisinage de ces îles, était de 20 milles par jour*, mais elle varie.
Cook a reconnu dans le mois d’août, entre Botany-Bay et le 24 degré de latitude sud, un courant de 10 à 15 milles par jour, allant au sud. Sur cette même partie des côtes de l’Australie, on cite un vaisseau qui fut emporté, dans le mois de mars, à 40 milles au sud en 24 heures. Dans le mois de juillet, un autre vaisseau fut entraîné dans la même direction à une distance de 30 milles en deux
jours.
Dans la Méditerranée , on observe constamment un courant portant à l’est, avec une vitesse d’environ 11 milles par jour. On avait pensé qu’il existait un contre-courant ou un courant sous-marin vers l’ouest , lequel versait dans l’Atlantique les eaux de la Méditerranée, rendues plus salées et par suite plus denses par l’évaporation ; mais ce fait a été contesté dans ces derniers temps. Le docteur Wollaston a fait observer que le sel apporté dans la Méditerranée par le courant venu de l’Atlantique, devrait y rester après
i Kotzebue décrit ce courant comme ayant, dans le détroit, une vitesse de o milles à l’heure, dans la direction du sud-ouest au nord-est. Etant à l’ancre près du cap Oriental, il ne trouva plus qu’une vitesse d’un mille par heure; mais peu de temps après sa force était telle, que l’expédition eut beaucoup de peine a vaincre le courant, quoique faisant, par un vent frais, 7 milles à l’heure, d’après le lock.
1 evaporation de 1 eau qui le tenait en dissolution, s’il n’y avait quelque moyen de renouvellement des eaux. Il en a conclu que ce se devait être emporté par le courant sous-marin dont on admet communément l’existence. Cette opinion lui a paru confirmée par 1 experience du capitaine Smyth, qui, ayant puisé de l’eau à une profondeur de 670 brasses, et à 50 milles au dedans du détroit trouva qu elle contenait quatre fois autant de sel que l’eau de mer ordinaire. Au contraire, l’eau prise à des profondeurs de 450 et 400 brasses, a une distance du détroit de 450 et 680 milles, ne présenta que la proportion de sel ordinaire. Le docteur Wollaston a fait observer en outre que si le courant inférieur avait la même profondeur et la même largeur que le courant supérieur, et seulement un quart de sa vitesse, il suffirait pour reporter dans l’Océan tout le sel que ce dernier aurait introduit dans la Méditerranée ‘ .
M. Lyell soutient au contraire que, d’après la grande profondeur a laquelle on suppose que se trouve l’eau surchargée de sel sa sortie du bassin de la Méditerranée serait impossible, le détroit ne présentant entre les caps Spartel et Trafalgar qu’une profondeur de 220 brasses d’eau. En conséquence, il nie l’existence d’un contrecourant et pense qu’il doit se déposer de grandes quantités de sel au on de la Méditerranée Nous devons vivement regretter de n avoir rien de plus positif à ce sujet, et que des expériences directes n aient pas^ été faites sur ce contre-courant supposé ; ce dont on a beu de s’étonner, lorsque l’on considère les nombreuses facilites que présentent le passage continuel des vaisseaux et la proximité d’un établissement tel que Gibraltar. L’hypothèse de dépôts considérables de sel au fond de la Méditerranée, mise en avant par M. Lyell, quoique ingénieuse, n’est guère admissible. Si cela était, on devrait trouver la mer de plus en plus chargée de matières^ salines^ a mesure que la profondeur augmenterait, jusqu’à ce qu enfin, à une profondeur encore plus grande, on rencontrerait le sel pur; dès lors, la sonde ne devrait ramener que du sel et presque aucune autre matière. Or, il est de fait que les sondages profonds exécutés par le capitaine Smyth n’ont fait connaître que des fonds de vase, de sable et de coquilles. Le mélange de sable et de coquilles forme le fond de la mer sous 980 brasses (fathoms) d eau, un peu à l’est du méridien de Gibraltar, et de même dans le détroit à une profondeur de 700 brasses; et cependant c’est près de ces parages qu’on a puisé de l’eau de mer si riche en sel, là où, sui-
1 Wollaston, Philosophical Transactions, année 1829.
2 Lyell, Principles of geology , vol. 1.
vaut les idées de M. Lycll , devrait exister un fond de sci. Les memes observations s’appliquent à d’autres localités ' .
Le courant qui entre de l’Océan dans la Méditerranée côtoie les rivages sud de cette mer? et se fait sentir a Tripoli et sur les côtes de l’île de Galba. A Alexandrie, on observe un courant vers l’est, et de même dans tout l’espace qui sépare 1 Egypte de 1 île de Candie, jusque sur les côtes de Syrie : alors il tourne au nord et se dirige entre l’île de Chypre et la cote de Caramanie. Un courant violent a lieu de la mer Noire dans la Méditerranée par les Dardanelles.
Un courant constant coule de la Baltique dans la mer du Nord par le Sund et le Cattegat. Sa vitesse dans la partie la plus resserrée du Sund est d’environ 3 milles par heure, mais généralement elle n’est, par un beau temps, que de 1 1 ou 2 milles. Les courants, à leur sortie du Sund et des deux Belts, se dirigent vers la pointe de Skagen (Jutland), et de là tournent au nord-est vers Marstrand (Suède) avec une vitesse de 2 milles par heure. Il n’est pas impossible qu’il existe un contre-courant ou courant sous-marin de l’Océan dans la Baltique, car le capitaine Patton étant à l’ancre, à quelques milles d’Elseneur, dans le courant supérieur qui avait une vitesse de 4 milles à l’heure, observa, en sondant, par une profondeur de 14 brasses, que la ligne de la sonde, en la soulevant un peu audessus du fond , se maintenait perpendiculairement : d’où il conclut l’existence d’un courant sous-marin qui s’opposait à ce que la sonde fût entraînée dans le sens du courant supérieur.
Les mers des Indes et de la Chine nous fournissent d’excellents exemples de courants périodiques qui sont dus évidemment aux vents périodiques ou moussons.
De la pointe Saint-Jean (à l’entrée du golfe Cambaye) au cap Comorin, règne dans la direction de la côte, du nord-nord-est au sudsud-est, un courant presque constant, excepté depuis Cochin jusqu’au
i Dans toutes nos considérations sur les changements qu’on peut supposer avoir lieu au fond delà Méditerranée, nous devons toujours nous rappeler que cette mer est divisée en deux grands bassins par une chaîne de bas-fonds qui unit la cote d'Afrique à la Sicile. (Voy. les cartes marines de Smyth.) Ce bas-fond, connu sous le nom du Skerki.a présenté les résultats suivants sur les sondages, en partant de la côte d’Afrique , savoir : 34, 43, 50, 38, 74, 20, 70, 52, 91 , 16, 15, 32, 7, 32, 48, 34, 54, 70, 72, 38, 55 et 13 brasses (fathoms), ce qui donne une idée exacte de ses inégalités. De part et d’autre de ces bas-fonds on trouve 1 40, 1 55 et 1 60 brasses de prolondeur ; on a même, en plusieurs points, fdé 190 et jusqu’à 230 brasses de sonde sans toucher le fond. On peut remarquer ici qu’il n’y a pas, a l’entrée du passage des Dardanelles dans la Méditerranée, plus de 37 brasses d’eau, de sorte qu’il ne faudrait pas un barrage très considérable pour fermer toute communication entre la mer Noire et la Méditerranée.
cap Comorin, points entre lesquels la direction du courant est du suci-est au nord-ouest, d’octobre à la fin de janvier.
Il v a un courant de l’Océan dans la mer Rouge depuis le mois d octobre jusqu’en mai : c’est le contraire pendant le reste de l’année. Les eaux du golfe Persique présentent généralement aux mêmes époques le mouvement inverse, c’est-à-dire que les eaux de ce golfe se dirigent vers l’Océan pendant tout le temps que les eaux de Ocean entrent days la mer Rouge ; celles-ci n’entrant dans le golfe que du mois de mai au mois d’octobre.
Dans le golfe de Manar, entre Ceylan et le cap Comorin , il y a un courant dirigé vers le nord , de mai en octobre; il passe au sudouest et sud-sud-ouest pendant les six autres mois. Le long de la cote de Ceylan , de la pointe de Pedro au nord de Pile, à la pointe de Calle au sud, règne un courant qui porte au sud-est, sud-sud-est sud-sud-ouest et ouest, selon la configuration de la côte ; il s’arrête a la pointe de Galle au courant qui vient du golfe de Manar Sa vitesse ordinaire à la côte sud de Ceylan est d’environ une lieue par heure. Ces courants n’ont que très peu de force dans les mois dé juin et de novembre. Dans la baie du Bengale, les moussons du sud-ouest ou de l’ouest donnent lieu, pendant toute leur durée, à des courants nord-estet estqui cessent en septembre. Sur la côte d’Orissa environ huit jours avant l’équinoxe, leur direction est nord et sud’ et ils deviennent violents vers la fin du mois. Pendant les moussons nord-est et est, ces courants prennent également la direction des vents régnants dont la force règle leur vitesse.
Pendant les moussons sud-ouest entre la côte du Malabar et les
i IVeS’ Ie C0llrat!t Porte au sud-sud -est avec une vitesse
de 20 2 1 ou 26 milles par jour. Entre les îles Laquedives, il se dirige au sud-sud-ouest et sud-ouest, en parcourant 18 à 22 milles par jour Apres avoir dépassé ces îles, il court à l’ouest ou sud-sud-ouest, en laisant de 8 a 1 1 milles par 2 4 heures. Les îles Maldives sont traversées par un courant assez violent. Entre les plus méridionales, sa direction est généralement vers l’est-nord-est en mars et avril • ils passent à l’est en mai; et, dans les mois de juin et juillet, ils tournent souvent a 1 ouest-nord-est, particulièrement au sud de l’équateur. Entre ces îles et celle de Ceylan, ils courent fréquemment avec violence a ouest penoant les mois d’octobre, novembre et décembre.
-Dans les mers de Chine, à une certaine distance des côtes, les courants se dirigent le plus généralement vers le nord-est, depuis le 15 mai jusqu’au 15 août , et ont une direction contraire du 15 octobre au mois de mars ou d avril. La vitesse des courants du nord-est au sud-ouest qui régnent le long des côtes pendant les mois d’octobre,
novembre et décembre, est ordinairement plus grande que celle des courants contraires en mai, juin et juillet. C’est entre les des et les bas-fonds qui bordent la côte qu’ils se meuvent avec le plus de
force .
Les plus forts courants que présentent ces mers sont ceux qui régnent pendant la fin de novembre le long des côtes de Gamboge -, ils courent au sud avec une vitesse de 5o à 70 milles par jour, entre Avarella et Poolo Cecir da Terra. Une partie du courant s’engage dans le détroit de Malacca, d’où il résulte que la maree court d’un côté pendant neuf heures , et de l’autre pendant trois heures seulement. Les courants dirigés vers le nord ne commencent qu’en avril' : après avoir franchi les détroits de Banca et de Malacca, ils longent la côte occidentale du golfe de Siam , tournant à l’est-sud-est pour suivre la côte nord-est du golfe, jusqu a es de la pointe Ooby. Là , ils passent au nord-est pour suivre les cotes du royaume de Camboge, de la Cochinchine , de la Chine, jusqu en septembre , époque à laquelle les moussons contraires , et par suite les courants du nord-est au sud-ouest régnent à leur tour jusqu en
mars ou avril. . T +• iD
Des courants périodiques se font sentir, suivant M. Lartigue, le
long de la côte occidentale de l’Amérique du sud, depuis le cap Horn jusqu’au 19e degré de latitude sud. Les vents du sud et de l’est-sud-est produisent sur les côtes du Pérou un courant du sudest au nord-ouest , dont la vitesse, qui s’élève quelquefois jusqu a 15 milles par jour, est moyennement de 9 à 10 milles. Entre ce courant et le rivage est un contre-courant qui coule vers le sud-est.
Pendant que les vents compris entre le nord et l’ouest sont dominants, le courant se dirige vers le sud-est, mais il n’est sensible que
près de la terre ‘ . , , +
Les courants temporaires sont innombrables. Comme tout vent un
peu fort et de quelque durée en fait naître un, il en résulte que rien n’est plus commun que ces courants , particulièrement le long des
côtes et dans les détroits. , .
Les directions et les vitesses des courants mentionnes ci-dessus ne doivent être considérées que comme des résultats approximatifs, vu que leur évaluation est sujette à une foule d’erreurs, la méthode généralement employée consistant à comparer la vraie position qu’occupe le vaisseau , déterminée par des observations chronométriques et astronomiques, avec la station donnée par l’estime. Cette dernière opération est le simple calcul de l’espace parcouru par le
i Lartigue, Description delà côte du Pérou.
vaisseau dans une direction donnée. La vitesse du vaisseau se mesure à l’aide de l’instrument appelé la ligne de lock , qui n’est autre chose qu’une corde à l’extrémité de laquelle est un flotteur. De la longueur de corde filée dans un temps donné, on conclut la vitesse du vaisseau , en faisant une légère correction pour l’agitation de la mer : cette opération donne lieu à de nombreuses erreurs ; et même avec une ligne et un sablier de la meilleure construction, elle exige une adresse d’exécution que l’on rencontre rarement. La direction dans laquelle marche le vaisseau est donnée par la boussole , en tenant compte des variations de l’aiguille aimantée. Ici se présente une importante cause d’erreurs; car jusqu’à ces derniers temps on n’avait tenté aucune correction relative à l’attraction locale qu’exerce le vaisseau sur l’aiguille : il est maintenant, bien reconnu que la distribution du fer dans un navire est telle, qu’il n’existe pas deux vaisseaux qui exercent la même attraction : on ne peut donc adopter aucune règle générale pour corriger les aberrations par une position particulière des compas, quoiqu’il ait été reconnu que certaines situations sont plus favorables que d’autres pour des observations exactes. Ce, n’est que depuis que M. Barlow a imaginé de contre-balancer entièrement avec un plateau en fer les actions magnétiques locales, qu’il est possible d’évaluer avec exactitude les déviations auxquelles elles donnent lieu. Toutes les observations faites jusqu’ici sur la direction et la vitesse des courants l’ont été sans que l’on connût encore cette grande source d erreurs; par conséquent beaucoup d’entre elles sont erronées, et les progrès de la science ont rendu nécessaires de nouvelles observations. Il est clair que si un vaisseau suivant une certaine route, 1 officier du bord lui en suppose une differente, la station déduite de 1 estime s’éloignera de la vérité en proportion de la grandeur de 1 erreur due à l’aberration , même en supposant que l’évaluation de la vitesse du vaisseau et les autres observations ne laissent rien à désirer pour l’exactitude.
Si , négligeant de faire une correction relative à l’aberration de î aiguille , on suppose que le vaisseau se dirige de a en b (fîg. 18) ,
Fig. 18.
tandis qu’il va réellement de a en c, on regardera la distance à, c