VOLCANS ÉTEINTS
(1 eau, contenant de l’hydrogène sulfuré et un peu d’acide muriatique. Les roches qui torment le cratère, ou qui se trouvent dans le voisinage, ont été grandement altérées par l’action de ces exhalaisons gazeuses. Parmi les diverses combinaisons salines formées de cette manière, le muriate d ammoniaque est la plus abondante. Les solfatares se rencontrent assez fréquemment dans les contrées volcaniques, avec des caractères plus ou moins variés.
Nous trouvons des volcans éteints dans des contrées où il existe actuellement des volcans en activité, ce que nous pouvons considélei comme n étant que le résultat d’un déplacement du soupirail volcanique; mais on en rencontre aussi dans des pays où, depuis les temps historiques les plus reculés, toute trace d’activité volcanique a disparu, si nous en exceptons la présence des eaux minéîales et thermales. Le centre de la France et Y Allemagne nous en offrent les exemples les plus remarquables. On a essayé d’établir, entre ces deux sortes de volcans, une distinction, fondée sur ce que l’état d’activité des uns a existé depuis la période actuelle, tandis qu’il est antérieur pour les autres. C’est un sujet plein de difficultés, principalement pour ce qui regarde la France centrale , où les éruptions volcaniques ont eu lieu à différentes époques; de telle sorte qu’on n’a pas de moyen de classer géologiquement toutes ces coulées, qui ne semblent être que des éruptions différentes de la même masse volcanique par des orifices nouveaux. Nous pouvons bien observer les points extrêmes, mais il serait très difficile d’établir des divisions intermédiaires bien tranchées et faciles à reconnaître. Les éruptions volcaniques ont sans doute eu lieu à peu près par les mêmes orifices pendant une longue période de temps, pendant laquelle de grands changements géologiques se sont opérés autour de ces volcans, comme sur toute la surface du globe.
On a voulu déterminer l’âge relatif des volcans d’après l’existence ou 1 absence des cratères, et aussi par la supposition que quelquesuns sont anterieurs a la formation des vallées, tandis que d’autres sont postérieurs à leur creusement , leurs courants de lave ayant coulé dans ces vallées. Mais ces distinctions sont difficiles à établir, car les cratères ont pu très facilement être détruits; et quant à l’époque à laquelle des vallées ont été creusées, on n’en peut pas faire un point de départ pour établir l’àge relatif des volcans, vu la multitude des circonstances qui ont pu donner lieu à des changements sous ce rapport. On a suivi une méthode plus directe, en basant cet âge relatif sur la composition minérale des laves; et si le principe était reconnu bon, ce serait le meilleur guide que l’on pût