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DÉBRIS ORGANIQUES DU GROUPE MODERNE

Débris organiques du groupe moderne.

Les débris des corps organisés que renferment les dépôts formant le groupe moderne appartiennent nécessairement aui animaux existants 5 cependant on peut y en trouver également quelques autres qui se rapportent à des espèces aujourd’hui éteintes. Non-seulement

homme modifie considérablement la surface de la terre , en abattant les forets, en empêchant l’inondation des plaines basses, en détournant les torrents et conduisant les eaux dans d’innombrables canaux , a n de satisfaire ses besoins ou ses convenances particulières 5 mais encore il éloigne de lui les animaux qui pourraient nuire à ses desseins, ou ne peuvent y servir, et circonscrit ainsi leur domaine, tandis qu il couvre le pays de ceux qui lui sont utiles, et qui, sans ses soins et sa protection , n’auraient jamais pu se multiplier en aussi grande quantité. Il en résulte nécessairement que la nature des débris organiques terrestres qu'on rencontre dans les dépôts modernes dans chaque contrée , doit dépendre du degré d’accroissement qu’avait pris le pouvoir de l’homme à l'époque où ils ont ete enfouis. Ainsi une accumulation de ces débris, ensevelie actuellement, différera beaucoup de celle qui a été enfouie à une époque ou le pouvoir de l’homme était plus limité. Quant aux habitants des eaux, l’homme n'a presque aucune action sur eux,

excepté sur ceux des rivières, des petits lacs et des environs de quelques côtes.

Il s’est opéré une diminution considérable dans la quantité d’arbres et d’arbrisseaux qui sont transportés à la mer, particulièrement dans les régions froides et tempérées où l’homme a besoin de bois, non-seulement pour diverses constructions , mais encore pour son chauffage. Nous voyons dans le delta du Mississipi quelle abondance de bois ce fleuve y charrie maintenant 5 mais cette quantité diminuera de jour en jour à mesure que l’homme aura converti en

pâturages et en terres labourables les forêts d'où ces bois proviennent. r

On croyait autrefois que l’aminal gigantesque (Cervus giganteus ), connu vulgairement sous le nom d 9 Élan d'Irlande, n’avait existé

sur laquelle on trouve des cavités percées par des coquillages étant également d’environ 12 pieds, il s ensuit que ces colonnes, sans avoir été renversées, ont été plongées dans les eaux, avec leurs piédestaux, d’une hauteur de 24 pieds 2o Le temple, encore debout, a été élevé au-dessus du niveau de la mer, ou à peu près a son niveau, car le pavé n’est pas recouvert de plus d’un pied d’eau

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