Schiste marneux, bleu et gris
4. Conglomérat, servant quelquefois de pierre à meule, avec sable micacé calcaire, formant toute la région montagneuse du Sausah
5. Calcaire coralloïde et marne. Les débris organiques que 1 on trouve dans cette roche sont : plusieurs coraux des genres Astrea et F lus Ira ; Crustacés : Balanus crassus , Conus Aldrovandii , Pecten infumatus , Pfcofos, Fistulana , etc. Ces observateurs rapportent cette roche à l’époque des formations sub-apennines et du crag des Anglais.
6. Marne blanche et bleue , gravier (gris) calcaire, marne blanche endurcie, et calcaire blanc concrétionné. A Santa-Egida, le calcaire blanc concrétionné alterne avec des marnes, et contient des Pecten pleuronectes , Ostrea bellovacina} Scalaria , Cyp'icca , etc.
7. Sables calcaires et lits de cailloux, graviers (gris) calcaires, et calcaire oolitique. A Radkersburg , où les montagnes viennent se perdre dans les plaines de la Hongrie , les couches renferment une grande quantité de coquilles , dont quelques-unes sont identiques avec des espèces vivantes ( Mactra carinata et Cerithium vulgatum ). Le professeur Sedgwick et M. Murchison regardent ce groupe comme semblable aux roches les plus récentes du bassin
de Vienne. v
En décrivant une antre coupe, ces géologues remarquent qua
Foppendorf les marnes, sables et conglomérats sont recouverts par un sable micacé calcaire , contenant des masses concrétionnées dont la structure est parfaitement oolitique; circonstance qui, s’il en était besoin, fournit un bon exemple du peu de valeur qu’ont les caractères minéralogiques dans la détermination géologique de terrains très éloignes les uns des autres .
i Sedgwick et Murchison, Proceedings of the Geol. Soc. of London, March. 5, 1 830. il exisle dons plusieurs outres contrées, dons Ses terrains supracretaces, des ioches calcaires ayant 13 structure oolitique. J’en ai observé sur différents points du département de V Allier , aux environs de Vichy, de Gannat et de Saint -Pourçain ; cette structure est souvent tellement prononcée, qu’on n’hésiterait pas à rapporter ces roches au terrain oolitique, si elles ne renfermaient pas quelquefois des coquilles d’eau douce, et si d'ailleurs elles n’étaient pas liées avec tout le terrain d’eau douce du bassin de l’ Allier, où il est à croire qu’on doit trouver un bien plus grand nombre de ees calcaires à structure oolitique.
Le terrain de craie contient aussi quelquefois de ces calcaires à structure oolitique : AI. Dufrénoy en a observé aux environs du Pont-Saint-Esprit {Ann. des Mines, série, t. vut, p. 209), et ailleurs dans le sud de la France ; enfin, on en rencontre
GROUPE SUPRACRÉTACE. 281
Transportons-nous maintenant dans les parties du midi de la France qui bordent la Méditerranée. M. Élie de Beaumont, en cherchant à déterminer l’époque à laquelle s’est soulevée la partie de la chaîne des Alpes qui court de Marseille à Zurich, a observé un grand nombre de localités où les couches supracrétacées les plus récentes sont caractérisées par clés débris d’ Huîtres , de Polypiers , de Patelle , du Balanus crassus ( figure 35) (que M. Deshayes croit n être qu une variété du Balanus tulipa ), de la Patella conica , et d autres coquilles : il identifie ainsi les roches de la Provence , du Dauphiné et de la Suisse, Il a découvert dans la mollasse du pont de Beauvoisin des coquilles que M. Deshayes a reconnues être le Balanus crassus , la Patella conica , et un Pecten dont les caractères participent de ceux du P. Beudanti , du P, Jacobams et du P. flabelliformis 1 . \
Fig. 35.
D’après M. Marcel de Serres, les roches supracrétacées marines du midi de la France sont disposées entre elles dans l’ordre suivant , en commençant par la partie supérieure.
î. Sables, généralement jaunâtres ou blanchâtres, plus ou moins argileux, calcaires ou silicieux, selon les localités. Ces sables contiennent une grande quantité de débris de mammifères terrestres et marins, de reptiles et de poissons, mêlés avec des débris d’oiseaux, et un peu de bois fossile. Les coquilles sont rares , excepté les Ostrea et les Balanus.
2. Marnes calcaires jaunâtres de peu d’épaisseur, alternant quelquefois avec des couches solides.
3. Couches d’un calcaire auquel ce géologue a donné le nom de
même au-dessous du terrain oolitique, dans le calcaire carbonifère. M. de Ja Bêche m’a fait voir sur place ceux des environs de Bristol, dont il parle plus loin en traitant du groupe carbonifère. La structure oolitique y est parfaitement déterminée.— Ainsi tout confirme la conclusion de l’auteur, sur la faible importance qu’on doit accorder aux caractères minéralogiques des roches pour déterminer leur position géologique, quand on a à comparer entre elles des roches de deux contrées très éloignées. {Noie du traducteur.)
1 Étie de Beaumont, liée, de la surf, du globe,- Ann, des Sc. nat., \ 859 et \ 830,