GROUPE SUP RACE ETACÉ
Venus Maura (Al. Br. pi. 5, fig. 11.) R Venericardia imbricata (Lam.) C. G.
— Laurce (Al. Br. pi. 5, fig. 3.) G. G. Mactra? erebea (Al. Br. pi. 5, fig. 8.) R.
— sirena (Al. Br. pi. 5, fig. 10.) R.
Cypricardia cyclopœa(JS\. Brong. pi. 5,
fig. 12.) R.
Psamrnobia pudica (Al. Br. pi. 5 fig 9 )
Cassidulus tesLudinarius (Al. Brong pi 5, fig. 15.) R.
Cardiuni asperulum (Lam.) (Al. Br. pi. 5, Nucleolites ovulum? (Lam.) R.
fig. 13.) C. G. Astrea funesta (Al. Br. pi. 5, fig. 16.) R.
Corbis Aglaurce Br. pi. 5,fig. 5. )C.G. Turbinolia appendiculata (Al.Br.nl. 5 — lamellosa (Lam.) R. - ~
fig. 17.) R.
Venus? Proserpina { AL Brong. pi. 5, fig. — ' sinuosa (Al.Br.pl, 6, fig. 17.) Vicen tin 7.) R.
On a donné une explication très probable de la structure géologique de cette contrée, en admettant que des éruptions volcaniques ont alterné avec des dépôts calcaires formés dans une mer peu profonde. M. Brongniart rapporte qu’on trouve des coquilles parasites et certains coraux adhérents à des fragments de rociies volcaniques^ ce qui prouve que ces roches, après s’être refroidies, ont encore séjourné longtemps au fond des eaux , avant que d’être recouvertes par de nouveaux dépôts. Et comme dans quelques localités on voit les produits volcaniques et les dépôts calcaires alterner entre eux plusieurs fois, on peut en conclure que la formation de ensemble de ces dépôts a duré pendant un long espace de temps. Au nord et au sud de Rome , on trouve des traces nombreuses d anciens volcans éteints. A Aiterbe, on voit des roches basaltiques reposer sur un terrain formé de ponces et de tuf volcanique , dans lequel on a découvert des ossements de mammifères; fait analogue à ce qui existe en Auvergne. La ville de Rome elle-même est bâtie sur des roches d’origine volcanique, mêlées avec d’autres d’origine aqueuse, et le plus souvent contemporaines.
Si nous passons en Sicile , nous trouvons une extrême difficulté à lixer 1 époque de laquelle date le commencement de l’action volcanique dont l’Etna est aujourd’hui la bouche, lorsque nous observons des produits volcaniques mêlés à des roches supracrétacées. Le docteur Daubeny remarque que les marnes bleues supracrétacées qui couvrent une portion considérable de la Sicile contiennent du soufie, divers sulfates et du muriate de soude, toutes substances sublimées par les volcans modernes, et auxquelles des émanations souterraines ont pu donner naissance.
Parmi lu grande variété de dépôts volcaniques qu’on observe sur les
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bords du Rhin et dans les contrées adjacentes de l’Allemagne, il y en a plusieurs qui paraissent se rapporter évidemment à la période supracrétacée. De ce nombre sont ceux du Siebengebiïge , du Westerwald , du Habichtswald près de Cassel , et du Meisner près d’Eschwege. Le Siebengebirge est formé de trachytes, de basaltes, et de conglomérats volcaniques que traversent des dykes. Le Westerwald présente les mêmes roches. Des cimes basaltiques s’étendent çà et là dans toute la contrée comprise entre le Westerwald et Wogelsgebirge. Le Kaiserstuhl et les terrains ignés qui se trouvent au nord du lac de Constance paraissent aussi devoir etre rangés parmi les roches volcaniques qui ont pu être rejetées a l’époque de la formation supracrétacée.
M. Beudant a distingué dans la Hongrie cinq groupes volcaniques principaux, qui tous se rapportent à la période dont nous nous occupons : 1° le groupe de la contrée de Schemnitz et Kremnitz ; 2° celui qui constitue les monts Bregeley, près de Gran, sur le Danube; 3° celui de Matra, au centre de la Hongrie; 4° la chaîne qui s’étend de Tokai jusqu’à vingt-cinq lieues au nord; 5° enfin le groupe de Vihorlet, qui se lie aux montagnes volcaniques de Marmaroscb ( frontière de la Transylvanie ). Tous ces terrains consistent en différentes variétés de roches trachy tiques.
D’après le docteur Boué, on rencontre en Transylvanie des loches volcaniques dont l’origine se rapporte incontestablement à l’époque des terrains supracrétacés. Elles forment une chaîne de collines qui sépare la Transylvanie de la contrée de Szeckler, et s’étend du mont Kelemany, au nord de Remebyel, jusqu’au mont Budoshegy, au nord de Vascharhely. Cette chaîne est principalement formée de diverses variétés de trachytes et de conglomérats trachytiques ‘.
Il résulte des observations de M. de Buch et du docteur Daubeny que le Gleichenburg , près de Gratz , en Styrie , est une masse trachytique qu’environne une ceinture de couches supracrétacées alternant avec des couches de produits volcaniques.
Si nous passons du continent aux Isles Britanniques , nous trouvons que de grandes éruptions ignées ont eu lieu dans la partie nordest de l’Irlande, après le dépôt de la craie, et pendant la période supracrétacée. C’est alors qu’ont paru les basaltes de la célèbre Chaussée des Géants, ceux du promontoire de Fair-Head , etc., qui ont soulevé et fracturé les terrains qui leur faisaient obstacle , empâtant en certains points d’énormes masses de craie, ainsi qu’on le
i Daubeny, Description of Volcanos.
voit à Kenbaan. Cette éruption ignée n’a absolument produit que des basaltes ,< dans lesquels on observe quelquefois la division prismatique , mais non constamment ; et les deux variétés, prismatique et non prismatique, sont tellement disposées le long de la côte, entre Dunseverie Castle et la Chaussée des Géants, qu’elles paraissent être intercalées ou interstratifiées l’une avec l’autre. A Murloch-Bay, Fairbead et Cross Hill, le basalte repose sur un terrain houiller; à Knocklead et en d’autres localités, il recouvre la craie4. Comme on n’a point encore observé de roches supracrétacées mêlées avec le basalte, on ne peut fixer avec précision l’époaue de l’éruption.
Postérieurement à 1 époque où le basalte a coulé , toute sa masse , et celle des terrains sur lesquels elle repose , ont été traversées par des dykes d’une matière ignée. Dans Vile de Raghlin , un de ces dykes , qui coupe le basalte et la craie qu’elle recouvre , a produit dans celle-ci une altération remarquable que la figure ci-jointe servira à faire comprendre.
Fig. 38.
a a a y trois dykes de trapp qui coupent la craie b à, transformée en un calcaire grenu cccc.
Pour compléter tout ce qui concerne les terrains supracrétacés , il ne nous reste plus qu’à rapporter les observations récemment faites dans les Alpes et les Pyrénées et dans les environs de Maëstricth , lesquelles paraissent tendre à établir au moins un passage zoologique entre les fossiles du groupe qui nous occupe et ceux du groupe inférieur. Les progrès de la science autorisent, en effet, à penser que la démarcation tranchée que l’on avait toujours admise entre les terrains que l’on appelait secondaires et tertiaires 11’existe point , mais qu’au contraire la partie supérieure des uns et la partie inférieure des autres se rapprochent beaucoup par leurs caractères zoologiques , c’est-à-dire par leurs fossiles. A la vérité , on devait
1 Buckland et Conybeare, Geol. Trans., vol. 111, et Sections and Wiews illustralive of Geological Phenomena , pi. 19.