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F. Individus sans profession ou de
Les chiffres du tableau ci-dessus nous montrent a quel point l'agriculture est la profession dominante dans le Slesvig du Nord, même si l'on peut con-
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stater à ce point de vue une décroissance numérique certaine. L'autre groupe principal, savoir l'industrie, reste très loin en arrière de l'agriculture, et un nombre encore moindre d'individus trouvent leurs moyens d'existence dans la troisième grande catégorie, qui est le commerce. On peut voir en outre que ces deux dernières catégories ont fait des progrès importants; cependant il est bon d'ajouter aussitôt que sur ce point les chiffres donnés en 1867 doivent être acceptés avec précaution et sont trop faibles, de même que le groupe D (serviteurs, journaliers, etc. . .) a un chiffre trop fort. La cause en est qu'un grand nombre de commissionnaires et journaliers qui en réalité appartenaient à des spécialités déterminées, ont été placés dans le groupe D lors du recensement de 1867, tandis que les recensements postérieurs les en ont détachés pour les reporter à leurs professions déterminées.
Sur l'accroissement total du groupe C (commerce) de 1882 à 1895, il faut attribuer 3.259 unités, soit plus de la moitié, à la ville de Flensborg, qui a pu présenter lors des deux rencensements respectivement 7.230 et 10.489 individus de ce groupe. En même temps le groupe de l'industrie avait passé dans cène ville de 13.942 à 17.641 individus, ce qui représente une augmentation supérieure de plus d'un millier à l'augmentation totale de ce groupe.
Dans le recensement de 1882 seulement les domestiques ont été mis à part du nombre de la population entretenue, et il est possible ainsi de se faire une idée non seulement du rapport numérique entre la population pourvoyante et la population entretenue, mais aussi de l'importance de la classe des domestiques dans le SIesvig septentrional. Sur toute la population domiciliée dans le pays en 1882 il y avait 100.729 pourvoyants, 134.520 entretenus et 14.243 domestiques. La domesticité se partageait assez inégalement entre les différents départements; le département ou son effectif était le plus fort était celui de Haderslev, où on comptait 64 domestiques par 1000 habitants; le département où elle était la moins nombreuse était celui de Flensborg, où elle ne représentait que 46,8 pour mille de la population.
Statistique des impôts.
Bien que les systèmes d'imposition des États modernes présentent un certain nombre de traits communs, les différences sont cependant si grandes qu'une comparaison immédiate est extrêmement difficile, — sans parler des aptitudes à l'impôt, qui sont très diverses et qui rendent une évaluation comparative encore plus compliquée et plus incertaine. Le montant total des impositions présente un intérêt particulier. Cependant les impôts indirects, et notamment les impôts douaniers, ne se laissent pas répartir dans un aussi petit domaine que le SIesvig septentrional. Il ne nous reste donc qu'à rechercher le chiffre total des impôts directs. D'après les calculs de Wobeser, la charge des impôts directs par individu se répartissait comme il suit dans la province de Slesvig-Holsten pour l'année financière 1883 — 1884 :
| Impôts
Impôts 1 Contributions de !
communaux corporations Total
spéciales
Districts ruraux . . I 7,1s marks
7, M marks | 7,1e marks | 22,36 marks
Villes et bourgs. . ! 6,n» —
11 résulte de là que dans les districts ruraux l'impôt était par individu de 2 marks 1 1 pfennigs plus élevé que dans les villes.
La répartition du montant des impôts publics directs dans les districts ruraux du Nord-Slesvig en 1880 et en 1890 est donnée par les chiffres proportionnels suivants, qui s'accordent bien avec la moyenne calculée parWobeser pour fa province entière:
Districts ruraux
du
7, go marks
7,ïo marks
L'abaissement des chiffres pour 1890 est du à cette circonstance que la loi du 26 mars 188} a supprimé le dernier échelon de l'impôt par classes. Immédiatement après 1890 commença une réforme radicale des impôts directs, et cette réforme rend difficile une comparaison entre les impôts de l'époque précédente et ceux de l'époque suivante.
Lorsque les statistiques ci-jointes n'indiquent pas d'autre source, la source utilisée est la statistique officielle de la Prusse ou de l'Empire allemand. On trouvera dans ces publications étendues et nourries de faits toute une série de matériaux statistiques relatifs aux cinq départements slesvicois et intéressant notre sujet; si la matière est limitée ici à la statistique démographique, c'est d'abord parce qu'elle constitue la partie la plus solide de la statistique officielle, et ensuite parce qu'elle a une importance immédiate pour la question politique. Et cela s'applique tout particulièrement a la statistique des nationalités et de l'émigration; aussi pour 'ces deux domaines avons-nous mis à contribution aussi largement que possible toute la statistique existante. Si malgré cela les
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renseignements relatifs à ces sujets présentent un certain nombre de lacunes, ces lacunes proviennent des circonstances elles mêmes. On ne pourra obtenir une statistique complètement satisfaisante par exemple de l'émigration que quand chaque individu isolé sera enregistré comme dans un établissement d'assurances sur la vie. On peut y parvenir en portant sur une cane de recensement tout individu dont la présence aura été constatée lors des recensements réguliers. Alors on compare entre elles deux cartes de recensements successifs et ensuite avec les certificats de naissances et de décès provenant de la période intermédiaire; on connaît ainsi la stabilité qu'on doit attribuer aux individus provisoirement absents, on connaît de plus le mouvement naturel des pênes et des apports provenants des décès et naissances, et il reste alors les pênes et apports provenant des migrations. Ce sera, il est vrai, une tâche à la fois pénible et coûteuse, mais qui n'est pas insurmontable pour un domaine limité.
Fr. JOrgensen West